PARIS (AFP) — La RATP a annoncé mercredi la suppression du trottoir roulant rapide de Montparnasse, installé en juillet 2002, qui pouvait atteindre la vitesse de 3 mètres par seconde (près de 11km/h), contre 0,8 m/s pour les trottoirs roulants classiques adjacents reliant les lignes 4 et 12 du métro aux lignes 6 et 13 et à la gare SNCF.
Le trottoir roulant rapide (TRR) "est mis à l'arrêt" et "sera démonté puis remplacé par un trottoir roulant classique", qui sera installé en mars 2011, "compte tenu de nombreuses réclamations de la clientèle relatives à la sécurité et au manque de fiabilité".
Dans un communiqué, la RATP explique que "la complexité d'utilisation du prototype et l'absence de perspectives d'amélioration significative l'ont conduite à prendre cette décision".
Elle ajoute que "les trottoirs roulants classiques (un par sens) aller-retour qui encadrent cet équipement feront l'objet d'une maintenance particulièrement attentive et rapide pour pallier cet arrêt".
Afin de faciliter l'accès à la Gare Montparnasse pendant la période estivale, les emprises de chantier nécessaires aux travaux préparatoires d'installation du nouveau trottoir roulant classique (en mars 2011) ne seront mises en place qu'en septembre prochain, précise l'entreprise publique.
Installé en 2002, le TRR, d'une longueur de 180 mètres, avait été conçu pour fonctionner à une vitesse pouvant atteindre 3 m/s.
La vitesse avait dû être diminuée et ramenée à celle des trottoirs adjacents classiques (0,8m/s).
Pour un usager quotidien, le trottoir roulant rapide était censé faire gagner 15 minutes par semaine et 10 heures chaque année.
Lorsqu'il fonctionnait à pleine vitesse, il a provoqué de nombreuses chutes d'usagers, aussi bien au début qu'à la fin du tapis.
Une partie "accélérateur", faite de rouleaux massants, permettait en quelques mètres de passer de la vitesse du pas à la vitesse de croisière.
Un décélérateur au bout du tapis jouait le rôle inverse.
Les passages de l'accélérateur au transporteur et du transporteur au décélérateur étaient délicats pour les voyageurs, qui devaient se tenir à la main courante.
Inutilisable ou fonctionnant à vitesse réduite la plupart du temps, le trottoir roulant rapide a été un échec coûteux (4,5 millions d'euros, financés à 50% par la RATP, 25% par la région Ile-de-France et 25% par le Syndicat des transports d'Ile-de-France).
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