WASHINGTON (AFP) — La Nasa va tenter de lancer jeudi les deux sondes lunaires LRO et LCROSS en vue de préparer le retour des Américains sur la Lune à l'horizon 2020, a annoncé mercredi l'agence spatiale.
Le lancement à bord d'une fusée Atlas V est prévu depuis la base aérienne de Cap Canaveral en Floride (sud-est) proche du Centre spatial Kennedy.
Trois tentatives seront possibles à respectivement 21H12, 21H22 et 21H32 GMT, a précisé la Nasa dans un communiqué publié sur son site internet.
Si un lancement ne peut avoir lieu jeudi, trois autres autres créneaux horaires seront vendredi 19 à 22H41, 22H51 et 23H01 GMT.
Le lancement des deux sondes était initialement programmé le 17 juin. Mais la Nasa avait décidé de reporter d'au moins 24 heures le tir pour permettre une deuxième tentative de lancement mercredi de la navette Endeavour, après une première annulation samedi en raison d'une fuite d'hydrogène dans le mécanisme extérieur de remplissage et de trop plein du réservoir externe.
Mais après la nouveau report cette fois en juillet du lancement d'Endeavour pour le même problème, les responsables de la mission LRO/LCROSS ont pu reconfigurer à temps les données de vol de la fusée Atlas V même si le lancement d'Endeavour a été annulé bien après minuit mardi.
La Nasa avait expliqué auparavant que minuit était la dernière limite pour pouvoir reprogrammer un lancement des sondes pour jeudi.
Les principaux objectifs du LRO (Lunar Reconnaissance Orbiter) durant cette mission de douze mois sont de cartographier la surface lunaire, de repérer des sites possibles d'alunissage, de rechercher la présence éventuelle de glace, d'obtenir des mesures précises de températures au sol et des radiations cosmiques.
Son compagnon LCROSS (Lunar Crater Observation and Sensing Satellite) restera attaché, durant son périple de trois mois vers la Lune, au deuxième étage de la fusée Atlas V, appelé Centaur, dont elle se séparera avant qu'il n'aille s'écraser dans un cratère lunaire.
LCROSS, subira le même sort quatre minutes après, le temps pour ses instruments de capter et d'analyser les particules dans le panache de matériaux ayant résulté du choc.
Mercredi, Bill Nelson, un ancien astronaute et aujourd'hui sénateur de Floride (sud-est), a estimé que les ambitions américaines de retourner sur la Lune pour 2020 et de transporter des hommes sur Mars n'étaient pas réalistes, en raison des fonds alloués à la Nasa.
"La Nasa ne peut simplement pas accomplir cet objectif, l'objectif du président d'être sur la Lune en 2020", a-t-il dit à Washington devant la première réunion publique de la commission sur le projet de vols spatiaux habités. La Nasa a depuis des années dû faire "trop avec pas assez", a-t-il estimé.
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