RSA et travail dominical au menu de la semaine sociale

PARIS (AFP) — Le versement du premier Revenu de solidarité active (RSA) donnera le coup d'envoi d'une semaine sociale également marquée par l'examen à l'Assemblée de la proposition de loi visant à autoriser le travail du dimanche.

Quelque 1,3 million de foyers vont percevoir à partir de lundi, pour la première fois, le RSA, environ un mois après l'entrée en vigueur de l'allocation qui remplace le RMI et l'Allocation parent isolé (API), et qui s'adresse également aux travailleurs modestes.

Les "RSAistes", comme les a appelés le Haut commissaire aux Solidarités, Martin Hirsch, percevront un montant identique au RMI s'il s'agit d'anciens Rmistes (454 euros pour un célibataire). Pour les actifs, il variera selon les ressources, la situation familiale et l'âge des enfants.

Le même jour, le Haut commissaire devrait présider la dernière réunion de la commission de concertation sur la jeunesse qui, faute de consensus sur les ressources des jeunes, n'était pas parvenue à boucler ses travaux le 30 juin, comme prévu. Un Livre vert compilant une cinquantaine de recommandations devrait être publié dans les jours suivant cette rencontre.

A compter de mardi, c'est à l'Assemblée nationale que se concentrera l'actualité sociale, avec le début de l'examen de la proposition de loi d'extension du travail dominical. Ce chantier, qui correspond à une promesse de campagne du président de la République, suscite depuis son lancement une forte opposition des syndicats.

Même si le ministre du Travail, Xavier Darcos, a assuré vendredi que le texte avait "beaucoup évolué" et répondait "au bon sens" ainsi qu'à "l'attente d'une partie des Français", l'inquiétude reste entière du côté des confédérations.

Le débat est programmé jusqu'à la fin de la semaine, dimanche non inclus.

Mercredi, syndicats et patronat se retrouveront au Medef pour une nouvelle séance de négociations sur la gestion sociale des conséquences économiques de la crise sur l'emploi, censée être la dernière sur le chômage partiel ou les mesures en faveur des salariés les plus touchés par la crise.

Les syndicats se disent "ouverts" sur l'extension du chômage partiel mais "insatisfaits" du texte patronal.

Le patronat, qui compte conclure avant le 14 juillet, propose d'élargir à davantage de salariés et d'entreprises la possibilité pour l'employeur de recourir au chômage partiel, notamment dans les services, le commerce ou parmi les cadres.

Concernant les négociations globales des partenaires sociaux sur la crise de l'emploi, le président de la République a assuré que le gouvernement examinerait "avec la plus grande attention" le premier paquet de mesures proposées, attendu le 8 juillet.

Mercredi également, Brigitte Gresy, inspectrice générale et ancienne responsable du service des droits des femmes et de l'égalité, remettra un rapport sur l'égalité hommes-femmes à M. Darcos et à Nadine Morano, secrétaire d'Etat chargée de la Famille et de la Solidarité. Il s'agit d'un rapport préparatoire à une concertation avec les partenaires sociaux sur ce thème.

Le même jour, la mission de l'Assemblée nationale d'évaluation de la politique de prévention et de lutte contre les violences faites aux femmes, présentera son rapport d'information.

Une négociation sur la médecine du travail, qui ne devrait pas être conclusive, réunit aussi lundi syndicats et patronat. Gouvernance du système ou périodicité des visites médicales font partie des points encore sur la table.

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