ROME (AFP) — Ville antique par excellence, Rome se laisse envahir pendant trois jours par l'art contemporain avec des centaines d'oeuvres modernes et parfois dérangeantes installées au coeur de vénérables palais.
Le Palazzo Venezia - célèbre pour son balcon d'où Mussolini haranguait les foules - s'encanaille avec d'étonnantes créations: derrière un couple de squelettes qui fait l'amour sur le sol, une petite boule en verre enferme un pape entouré de créatures nues.
Plus loin, des photographies de David LaChapelle côtoient un parterre de faucilles et de marteaux entrelacés, un mur de coeurs sanguinolents ou encore un petit lapin en strass qui brille de tous ses feux sous un dessin de l'artiste Christo.
Le Temple d'Adrien se voit colonisé par des statues grandeur nature de femmes en céramique, cuivre ou métal clouté, tandis que le Palazzo delle Esposizioni présente des portraits d'Hitler crachant tour à tour une croix gammée ou une croix catholique.
Des marchés de Trajan au Palazzo Barberini, ce sont au total sept lieux mythiques de Rome qui s'ouvrent à la deuxième édition de cette opération baptisée "The Road to Contemporary art" (2-5 avril).
Plus de soixante galeries du monde entier ont joué le jeu en venant présenter leurs collections - sculptures, tableaux, photographies, vidéos, installations diverses - afin que "le patrimoine de l'Antiquité rencontre les tendances contemporaines", selon le texte de présentation de l'événement.
Copyright © 2009 AFP. Tous droits réservés. Plus »
