REIMS (AFP) — Un adjoint à la maire de Reims Adeline Hazan (PS), mis en cause jeudi par le journal l'Union comme ayant "usurpé" le titre de médecin, a remis vendredi sa délégation le temps de se défendre contre les allégations du journal, a annoncé la mairie.
Ali Aissaoui, adjoint en charge de la démocratie locale âgé de 49 ans, se présente comme médecin, "un état usurpé", selon un article de L'Union, qui affirme qu'il n'est pas inscrit sur le fichier du Conseil national de l'ordre des médecins et n'exerce pas.
Le quotidien affirme que "si M. Aissaoui a fait des études de médecine, il n'a jamais dépassé le stade d'étudiant et n'a pas présenté de thèse. Il a tout au plus, jusqu'en 2007, bénéficié de licences de +remplaçant+, en tant qu'étudiant".
M. Aissaoui a fait état du titre de médecin, notamment dans sa profession de foi électorale en 2008.
"M. Ali Aissaoui a fait l'objet de mises en cause graves qui l'atteignent personnellement. Pour lui permettre de se défendre librement, en employant tous les moyens qu'il jugera utile de mobiliser, il a souhaité me remettre sa délégation", a annoncé dans un communiqué la maire de Reims.
"On peut exercer la médecine et même se faire appeler médecin sans être inscrit à l'Ordre des médecins", a dit de son côté Gilles Bon-Maury, directeur-adjoint du cabinet de Mme Hazan.
"Il lui est apparu beaucoup plus simple de se défendre des mises en cause dont il fait l'objet en ne participant pas aux travaux de l'exécutif municipal. C'est le sens de ce retrait de délégation", a-t-il ajouté.
Ali Aissaoui "a été diplômé de la faculté de médecine, il s'est inscrit en thèse mais ne l'a toujours pas passée (...) et il a été médecin-remplaçant jusqu'aux municipales (de 2008, ndlr) où il s'est investi. Il n'a pas demandé le renouvellement de sa licence de médecin-remplaçant auprès du Conseil de l'ordre", a déclaré son avocat, Mourad Benkoussa.
L'Union reproche également à l'élu d'avoir participé le 10 janvier à une manifestation de soutien aux victimes des bombardements de Gaza qui avait connu des "dérapages antisémites". "A nos yeux, ça ne repose sur aucun fait tangible", a dit M. Bon-Maury à propos des accusations d'antisémitisme.
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