PARIS (AFP) — A trois jours de la grève dans l'Education de jeudi, les deux premiers syndicats du primaire, le SNUipp-FSU et le SE-Unsa, déplorent le manque de dialogue social du ministre de l'Education Xavier Darcos, et lui reprochent son "attitude", dans des communiqués distincts lundi.
Selon le SNUipp (premier syndicat), "une large majorité des enseignants des écoles élémentaires et maternelles" entendent faire grève jeudi notamment "pour exiger que cesse le temps du mépris vis-à-vis des enseignants des écoles qui tous les jours s'investissent au service des élèves".
"Le ministre de l'Education nationale doit prendre la mesure du trouble que provoque sa politique dans les écoles. Il n'est pas trop tard pour engager un véritable dialogue social", dit-il.
Il propose au ministre, qui vient de réunir 600 lycéens pour discuter de la réforme du lycée, par exemple de "réunir 600 enseignants et parents d'élèves d'école maternelle venus de toute la France avant de décider d'un trait de plume d'exclure de l'école les 170.000 écoliers de moins de trois ans actuellement scolarisés".
Pour sa part, le SE-Unsa estime qu'"outre sa politique éducative, l'attitude du gouvernement est (...) pour beaucoup dans le mouvement qui s'est construit" pour la journée du 20 novembre.
"Les oukases ministériels, traduits en pressions administratives constantes sur le terrain, l'obsession des économies budgétaires, la suspicion jetée sur leurs compétences professionnelles exaspèrent les enseignants", décrit-il.
Alors que la loi sur le droit d'accueil en primaire prévoit un volet dialogue social lorsqu'un préavis de grève est déposé, le SE-Unsa signale qu'"aucune invitation ne lui est parvenue pour engager des négociations sur les motifs du conflit".
Selon les remontées, "la grève du 20 novembre sera massivement suivie, singulièrement dans les écoles", assure-t-il.
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