Liban: le tribunal chargé de juger les meurtriers d'Hariri pourrait ouvrir le 1er mars

NEW YORK (AFP) — Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, envisage la date du 1er mars 2009 pour le commencement des travaux du tribunal international chargé de juger les assassins de l'ex-Premier ministre libanais Rafic Hariri, dans un rapport publié mercredi.

"Sur la base des progrès effectués jusqu'ici" dans les préparatifs de mise sur pied de ce tribunal, "il est envisagé qu'il commence à fonctionner le 1er mars 2009", écrit M. Ban dans ce rapport au Conseil de sécurité.

M. Ban précise qu'une "période de transition" commencera le 1er janvier et qu'il prendra une décision définitive après cette date concernant un début effectif des travaux le 1er mars.

"Je prendrai une décision concernant le commencement (des travaux) du tribunal spécial le 1er mars 2009, après une période de transition qui commencera le 1er janvier", dit-il.

"Je suis convaincu que ce commencement imminent enverra un signal fort, selon lequel le gouvernement libanais et les Nations unies demeurent déterminés à mettre fin à l'immunité au Liban", ajoute M. Ban.

"Le tribunal spécial est établi pour satisfaire aux critères les plus exigeants de justice internationale et, à cet égard, j'attends que tous les Etats membres (de l'ONU) coopèrent à l'accomplissement de son mandat", conclut le rapport.

Riche homme d'affaires devenu opposant à la tutelle de la Syrie au Liban, Rafic Hariri a été tué, avec 22 autres personnes, dans un attentat à la camionnette piégée à Beyrouth le 14 février 2005.

Ce tribunal à caractère international, chargé de juger les inculpés dans cette affaire, avait une existence juridique depuis le 10 juin 2007, conformément à la résolution 1757 du Conseil de sécurité. Mais il n'a pas encore commencé à siéger, principalement du fait que l'enquête se poursuivait.

Il comptera 11 juges, dont quatre Libanais, et siégera à La Haye.

Le Canadien Daniel Bellemare, actuellement président de la commission d'enquête internationale sur l'assassinat, deviendra le procureur de ce procès et aura un adjoint libanais.

Le mandat de la commission d'enquête expire en décembre et devra probablement être renouvelé une nouvelle fois avant l'ouverture effective du tribunal.

Un des prédécesseurs de M. Bellemare, l'Allemand Detlev Mehlis, avait conclu, dans deux rapports d'étape, à des "preuves convergentes" sur l'implication des services de renseignement syriens et libanais dans l'assassinat de Rafic Hariri. Damas a toujours démenti toute implication.

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