ALGER (AFP) — Le chef du gouvernement algérien sortant, Ahmed Ouyahia, a été nommé samedi Premier ministre immédiatement après sa démission de son poste qui a été supprimé par une révision constitutionnelle adoptée mercredi, a annoncé un communiqué officiel.
Le président Abdelaziz Bouteflika "a procédé samedi à la nomination du Premier ministre, après la démission du chef du gouvernement, et des membres du gouvernement" survenue à la suite "de la promulgation de la loi portant révision de la constitution", indique le communiqué.
Celle-ci a supprimé le poste de chef de gouvernement au profit d'un Premier ministre chargé d'appliquer le programme du président de la république.
Après consultation du Premier ministre, M. Bouteflika a également reconduit le gouvernement sortant, à l'exception du ministre de la Communication, Abderrachid Boukerzaza. Un poste de secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre chargé de la communication a été créé et confié à Azzedine Mihoubi, qui était directeur de la Radio nationale.
Enfin, M. Bouteflika a chargé le Premier ministre de présenter, en Conseil des ministres, son plan d'action pour la mise en oeuvre du programme du président de la République, ajoute le communiqué cité par l'agence APS.
Il sera ensuite soumis à l'Assemblée populaire nationale puis présenté devant le Conseil de la nation (Sénat), en application des dispositions de la Constitution, précise le texte.
M. Ouyahia avait annoncé dès mercredi qu'il démissionnerait "normalement" de son poste dès la promulgation de la loi, en vertu des nouvelles dispositions constitutionnelles.
Celles-ci disposent également que le président de la république, toujours élu pour cinq ans, "est rééligible", sans limitation du nombre de mandats.
La loi sur la révision avait été adoptée par le parlement à main levée par cinq-cents députés et sénateurs, 21 ayant voté contre et huit s'étant abstenus.
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