PARIS (AFP) — Le secrétaire général de l'UMP, Patrick Devedjian, suivi par d'autres responsables du parti présidentiel, a fustigé dimanche "l'image désastreuse" de la démocratie que donne, selon lui, la bataille interne du parti socialiste pour désigner son leader.
"L'opposition, c'est aussi le visage de la France, et l'image est là tout à fait désastreuse. Elle l'est aussi pour la démocratie d'une manière générale", a déclaré sur Canal+ le député des Hauts-de-Seine.
Il y voit la preuve que "la politique des courants, c'est un désastre", car "ça se termine en écuries".
Pour Jean-François Copé, patron des députés UMP, le PS d'aujourd'hui "c'est la droite d'il y a dix ans". "On avait des querelles de chef absolument à tous les étages et on avait pas de projet politique. On n'assumait rien et on passait notre temps à nous détruire", a-t-il dit sur France 2.
Les conditions sont réunies pour que le PS "explose", selon M. Copé, qui juge que "ce serait une solution parce qu'ils ne peuvent plus se supporter les uns les autres".
Chantal Brunel, porte-parole de l'UMP, a estimé que "la situation est suffisamment grave pour que le Parti socialiste s'interroge sur sa crédibilité en tant que premier parti d'opposition".
"Martine Aubry a appris qu'elle n'était pas une rassembleuse et Ségolène Royal que les éléphants du parti ça trompe énormément", explique dans un communiqué Mme Brunel, pour qui c'est le résultat "des combats d'egos dans un désert d'idées".
Pour Frédéric Lefebvre, autre parole du parti présidentiel, il y a "bien une implosion du PS".
"Quelle que soit la décision du Conseil national du PS (..) qui que soit le Premier secrétaire à la fin du dispositif et même s'il a à coeur de présenter une unité d'apparence en arrière plan, la guerre fera rage!", ajoute-t-il dans son communiqué. Il estime qu'il "règne une haine inexpugnable" entre "bandes rivales" au PS.
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