Ecoles: Darcos lâche du lest sur 1.500 postes de "Rased" selon les syndicats

PARIS (AFP) — Xavier Darcos a lâché du lest sur la question des enseignants en "Rased" (spécialistes de la difficulté scolaire) en ramenant de 3.000 à 1.500 le nombre des postes supprimés en 2009, ont affirmé jeudi les trois principaux syndicats, le SNUipp-FSU, le SE-Unsa et le Sgen-CFDT.

Actuellement, les professeurs des écoles en Rased (11.000 au total) n'ont pas de classe à l'année, mais interviennent dans plusieurs écoles d'un secteur pendant le temps scolaire auprès d'élèves connaissant des problèmes d'apprentissage, d'adaptation à l'école ou de comportement.

Le budget 2009 tel qu'il a été voté en décembre prévoit de "sédentariser", c'est-à-dire de confier un enseignement ordinaire devant une classe entière, à l'année, 3.000 enseignants en "Rased", ce qui équivaut à la suppression de 3.000 postes.

Interrogé, le ministère n'a pas confirmé l'information des syndicats. Le ministre doit préciser sa position dans une lettre que les organisations syndicales attendaient jeudi. Le ministère a seulement fait valoir que les Rased pourraient être sédentarisés "soit dans une classe, soit dans une école".

Libre à chaque rectorat de décider des modalités d'organisation, en fonction des "enjeux de terrain".

Dans un communiqué le SNUipp-FSU affirme que le ministère "vient d'annoncer que 1.500 [de ces] 3.000 maîtres (...) que le ministre envisageait de sédentariser ne seraient finalement pas implantés dans une classe".

Ils conserveront "leurs missions d'enseignants spécialisés qui interviennent auprès des élèves en difficulté", a-t-il ajouté. "C'est un recul", a affirmé à l'AFP son secrétaire général, Gilles Moindrot.

Le SE-Unsa a également indiqué à l'AFP que M. Darcos avait "lâché du lest" en lui annonçant mercredi soir que "sur les 3.000 postes devant être transférés devant classe, 1.500 correspondront à des postes vacants (et donc retourneront devant une classe ordinaire) et 1.500 seront affectés dans les écoles en surnuméraire".

"Ces derniers n'auront donc pas la charge d'une classe", a affirmé Luc Bérille.

Le Sgen-CFDT a lui aussi annoncé dans un communiqué que le "ministère revoit sa copie en réduisant les sédentarisations de postes Rased de 3.000 à 1.500". Il évoqué "un premier succès", bien qu'"insuffisant".