Vieille ville de Berne
Présentation
Lieu : Berne, Suisse, Europe
Thème : Villes et métropoles
Fondée au XIIe siècle sur une colline ceinturée par l’Aar, la ville de Berne s’est développée selon un principe urbanistique exceptionnellement cohérent.
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Vieille ville de Berne
Bâtie sur un promontoire rocheux étroitement enserré dans une boucle de l’Aar, la vieille ville de Berne conserve dans son plan et dans ses monuments la trace des périodes successives d’une histoire très riche. Elle fut fondée par le duc Berchtold V de Zähringen sur une colline ceinturée par l’Aar, probablement en 1191. Dans la rue Kramgasse se trouve l’une des premières fontaines d’ornement, construite en 1535. Elle représente un ours vêtu d’une armure, tenant la bannière du fondateur de la ville. Le cœur initial s’établissait autour du château fort de Nydegg, siège du pouvoir ducal. À partir la libération de Berne en 1218, la ville s’étendit en direction de l’ouest, vers la Tour de l’Horloge (Zeitglockenturm, restaurée en 1771). Une autre phase d’expansion urbaine coïncida avec le protectorat de Pierre II de Savoie (1255-1265). La ville s’étendit alors jusqu’à la Tour des Prisons (Kâfigturm, reconstruite en 1643). Quelques années plus tard, le Château de Nydegg fut détruit et un bas quartier fut aménagé sur le site. Un pont fut construit pour permettre l’accès à ce quartier. La dernière phase d’expansion urbaine de l’époque médiévale eut lieu au XIVe siècle. La Tour Saint-Christophe en est l’un des symboles les plus marquants.
Cette conquête progressive du site reste visible dans la parcellisation, qui résulte en grande partie de l’implantation médiévale. Néanmoins, la physionomie de Berne a été modifiée par des aménagements et s’est développée au fil des siècles en suivant un principe urbanistique exceptionnellement cohérent, jusqu’à l’époque moderne. Les bâtiments de la vieille ville, de diverses périodes, comprennent notamment des arcades du XVe siècle, des fontaines du XVIe siècle, ainsi que des tours et des remparts. La cathédrale fut érigée au XVIIe siècle. À cette même époque se sont multipliées les maisons patriciennes, construites en calcaire sableux. Vers la fin du XVIIIe siècle, près de 80 % des zones construites avaient été renouvelées. Comme beaucoup de capitales européennes, Berne offre à l’heure actuelle un contraste de monuments anciens et de constructions contemporaines, particulièrement développé sur la Bubenbergplatz. Dans certaines zones, elle conserve cependant ses vieilles rues traditionnelles à arcades, dont la plupart sont réservées aux piétons.
Les trois rues les plus calmes et les plus symboliques de la vieille ville, Postgasse, Gerechtigkeitsgasse et Jünkerngasse, se rejoignent au niveau du Nydeggbrücke, qui constitue le point situé le plus à l’est de toute la péninsule de Berne. C’est également à cet endroit que l’on trouve le Château de Nydegg, probablement construit avant la fondation de Berne en 1191, qui fut le déclencheur de la construction de la ville. Le château fut détruit au milieu du XIIIe siècle. L’église Nydeggkirche marque aujourd’hui l’emplacement du château, même si l’on retrouve en d’autres endroits ses imposantes fondations en pierre. L’église constitue un métissage d’éléments ajoutés au bâtiment original de 1341. Elle abrite un puits, qui se trouvait autrefois dans l’enceinte du château du XIIe siècle, et offre une vue pittoresque sur les maisons médiévales regroupées sur les collines alentour.
Exceptionnellement larges, les rues pavées de la vieille ville s’étendent de part et d’autre de la Tour de l’Horloge : à l’ouest la Marktgasse et plus à l’est l’élégante Kramgasse. Cette dernière déploie de nombreuses façades baroques ajoutées aux bâtiments médiévaux à arcades au début du XVIIIe siècle. On y trouve également la maison d’Einstein, où vécut et travailla le célèbre scientifique. C’est là qu’il développa sa théorie de la relativité en 1905.
La place Rathausplatz est dominée par la mairie (Rathaus) et ses deux escaliers. Si l’histoire du bâtiment remonte à 1406-1417, il a fait l’objet de nombreuses modifications au cours des siècles, notamment entre 1939 et 1942, période à laquelle le rez-de-chaussée fut entièrement rénové. En face de la mairie se trouve une fontaine de 1542, représentant un porte-drapeau bernois en armure. Non loin de la mairie, on remarque également l’Église Saint-Pierre-et-Saint-Paul, construite en 1858. Il s’agit de la première église catholique bâtie après la Réforme.
Citons également la fontaine-statue du héraut de la ville, érigée sur la Läuferplatz, qui domine le Pont de l’Untertor (1468, un des plus vieux ponts de Suisse). Au sud-ouest, Gerberngasse suit les méandres de la rivière, pour déboucher sur l’un des quartiers les plus séduisants de la vieille ville, Matte. Pendant de nombreux siècles, ce quartier autonome d’artisans et de dockers a conservé son propre dialecte, proche de la langue yéniche des gitans suisses et baptisé mattenenglisch par les autres bernois : une “langue incompréhensible” parlée dans la prairie (Matte). Depuis 1848, de grands monuments publics affirment la fonction de capitale de Berne : Bundeshaus (Palais fédéral), Musée des Beaux-Arts, Musée historique, Université, Théâtre municipal, etc.
Autres références : UNESCO, Wikipedia
Contact :
Tél. : 0041 31 328 12 12
URL : http://www.bern-altstadt.ch

