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Cession de la résidence principale : exonération des plus-values étendue à 2 ans - 04/03/09
Christine Lagarde, ministre de l'Economie, et Christine Boutin, ministre du Logement, ont réuni des dirigeants des 6 principaux réseaux bancaires en charge de la clientèle des particuliers pour examiner la question des prêts immobiliers aux particuliers en présence du Gouverneur de la Banque de France. À cette occasion, Christine Lagarde a notamment annoncé que, pour les cessions de résidence principale intervenant en 2009 et 2010, l'exonération des plus-values réalisées restera acquise pendant une durée de 2 ans (au lieu d'une année actuellement). Cette disposition sera prochainement précisée par une instruction fiscale. La durée de 2 ans court à compter de la mise en vente, lorsque l'immeuble a été occupé par le cédant jusqu'à la mise en vente et qu'il n'a pas été donné en location ou occupé gratuitement par des membres de la famille du propriétaire ou des tiers.
Labels: cession, logement, residence principale, 2 ans, christine lagarde
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Le nombre de créations d'entreprises a augmenté de 34,7 % en janvier
- 26/02/09
En janvier 2009, le nombre de créations d'entreprises est en forte hausse par rapport au mois de décembre 2008, à 33 624, soit +34,7 %, selon les données publiées par l'Insee aujourd'hui. Cette forte hausse s'explique par le fait que, désormais, les créations d'entreprises incluent aussi celles des autoentreprises parvenues à l'Insee au cours du mois.
Labels: création entreprise, 34.7%, janvier, 2009, autoentreprise
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ISF : baisse de 5,4 % des recettes en 2008 (24/02/09)

565 966 foyers fiscaux ont payé l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF), selon des estimations de Bercy relayées ce matin par "La Tribune". Bien que le nombre d'assujettis ait augmenté de 7,2 % par rapport à 2007, les recettes fiscales ont reculé de 5,4 %, à 3,81 milliards d'euros (contre 4,03 milliards en 2007). Cette baisse s'explique par les mesures prises dans le cadre de la loi TEPA, notamment les dispositifs de réductions d'ISF pour souscription au capital de PME (à hauteur de 75 % dans la limite annuelle globale de 50 000 €). 73 249 foyers ont bénéficié de ce dispositif, soit un manque à gagner de 660 millions d'euros. Le relèvement de 20 à 30 % de l'abattement sur la valeur de la résidence principale a également eu un impact sur la baisse des recettes fiscales.

Labels: fiscalite, isf, impots, recettes, 2008
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Régime de l'auto-entrepreneur : accès des professions libérales non réglementées (23/02/09)

Dans le cadre de la loi sur l'accélération des programmes d'investissements publics et privés, les professions libérales non réglementées ont accès au nouveau régime de l'auto-entrepreneur à compter du 19 février. Ces professions libérales non réglementées pourront désormais acquérir le statut de l'auto-entrepreneur en s'inscrivant sur le site www.lautoentrepreneur.fr ou en se rendant au centre de formalité des entreprises. Mise en place depuis le 1er janvier 2009, le régime de l'auto-entrepreneur a enregistré 63 000 inscriptions.

Labels: auto-entrepreneur, profession liberale
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Surendettement : hausse de 3 % des dossiers traités en 2008 (19/02/09)

926 712, c'est le nombre total de dossiers déposés auprès des commissions de surendettement entre janvier 2004 et décembre 2008, soit une moyenne de 185 342 par an, selon le dernier bilan publié par la Banque de France. Sur ce total, 780 573 ont été déclarés recevables. Pour l'ensemble de l'année 2008, le nombre de dossiers recevables s'inscrit en hausse de près de 3 % par rapport à 2007, à 158 940. Plus de la moitié d'entre eux donne lieu à la conclusion d'un plan conventionnel de redressement et 21 % sont orientés vers la procédure de rétablissement personnel avec l'accord des débiteurs concernés. L'endettement moyen par dossier est de l'ordre de 38 500 €. L'endettement résultant de crédits immobiliers, présents dans 8 % des dossiers, est, en moyenne, dans ces dossiers, d'environ 76 900 €.

Labels: surendettement, hausse, 2008
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Les ventes de logements neufs ont chuté de 47,6 % - 24/02/09
Au quatrième trimestre 2008, près de 15 000 logements ont été vendus, soit une baisse de 47,6 % par rapport au quatrième trimestre 2007, selon les chiffres publiés par le ministère de l'Écologie. En 2008, le volume des ventes s'élève à 79 400, soit un recul de 37,6 % par rapport à 2007. Le stock de logements neufs proposés à la vente est de 110 900 au 31.12.2008, soit 8,3 % de plus qu'au 4ème trimestre 2007. En un an, le délai moyen d'écoulement passe de 11 à plus de 21 mois pour le logement collectif et à plus de 20 mois pour le logement individuel. Le prix moyen au m2 des logements collectifs est resté stable et celui des logements individuels a baissé de 6,6 % en un an.
Labels: crise economique, logement, ventes, 2009, chute
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Retraite : relèvement de la limite d'âge pour le rachat de trimestres (24/12/08)

Un décret paru ce matin au Journal officiel relève à 65 ans, contre 60 ans auparavant, la limite d'âge qui conditionne la demande de rachat de trimestres au titre des années d'études.

Labels: retraite, rachat trimestre, journal officiel
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Pôle emploi : le site internet unique dès le 5 janvier 2009 (29/12/08)

A partir du 5 janvier 2009, les demandeurs d’emploi et les entreprises disposeront d’un site internet unique pour accéder à l’ensemble des services à distance du Pôle emploi : consultation et dépôt des offres et des CV, actualisation de la situation mensuelle du demandeur, etc. Issu de la fusion de l'ANPE et du réseau Assedic, le Pôle emploi est le nouvel opérateur du service public de l’emploi. Il a pour mission d’accompagner tous les demandeurs d’emploi dans leur recherche jusqu’au placement, d’assurer le versement des allocations aux demandeurs indemnisés, d’aider les entreprises dans leurs recrutements (analyse des besoins, sélection des candidats, information sur les mesures d’aides à l’embauche, etc.) et de recouvrer les cotisations au titre de l’assurance chômage.

Labels: pole emploi, site internet, cv, anpe, assedic
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La crise aggrave la dette publique (30/12/08)

La dette publique de la France (Etat, Sécurité sociale et collectivités locales) a augmenté de 15,6 milliards d'euros au troisième trimestre par rapport au trimestre précédent, s'établissant à 1 284,8 milliards d'euros, soit environ 66,1 % du produit intérieur brut (PIB), selon les chiffres de l'Insee publié lundi. Le gouvernement tablait initialement, dans son projet de budget 2009, sur une dette de 65,3 % du PIB. La crise et les solutions prises pour y faire face (plan de relance, renforcement des fonds propres des banques par l'Etat) expliquent le creusement de la dette en 2008.

Labels: dette publique, crise, pib
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Le gouvernement favorise le chômage partiel (05/01/09)

Un arrêté publié samedi au Journal Officiel relève le contingent d'heures indemnisables au titre de l'allocation spécifique de chômage partiel de 600 à 800 heures pour l'ensemble des branches professionnelles. Il est porté à 1 000 heures notamment pour les industries du textile, de l'habillement et du cuir et de l'automobile. En contrepartie, l'indemnisation des salariés mis au chômage technique est revalorisée de 50 à 60 % de la rémunération brute.

Labels: chômage, chomage partiel
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Indice PAP : la baisse des prix de l'immobilier se confirme
- 05/12/08
Au mois de novembre, le prix des appartements et des maisons a respectivement baissé de 1,60 % et de 0,44 %, selon l'indice PAP (de Particulier à Particulier) des prix de l'immobilier dans les 8 premières agglomérations françaises publié au 1er décembre 2008. C'est le deuxième mois de forte baisse du prix des appartements, après un repli de 1,67 % au mois d'octobre. Le recul des prix des appartements sur un an est désormais proche de celui des maisons, avec des baisses respectives de 4,31 % et de 4,71 %. Le délai moyen de transaction s'élève à 9 semaines pour les appartements et 11 semaines pour les maisons.
Labels: immobilier, crise economique, baisse des prix
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Le plan de relance pour l'économie - 05/12/08
Lors d'un déplacement à Douai, Nicolas Sarkozy a détaillé son plan de relance pour l'économie. Axé sur l'investissement et les entreprises, ce plan d'un montant global de 26 milliards d'euros vise à soutenir l'emploi dans les secteurs de l'automobile et du logement dans les deux ans à venir. Le Président a annoncé une aide spécifique pour les 3,8 millions de ménages les plus modestes, avec le versement à la fin mars 2009, d'une prime de 200 €. Afin de soutenir l'accession au logement, le prêt à taux zéro sera doublé pour l'achat dans l'immobilier neuf. 70 000 logements sociaux seront également construits auxquels s'ajoute l'achat à un prix décoté par les bailleurs sociaux de 30 000 logements dont les travaux n'ont pas été lancés, faute de certitude sur les ventes. Les entreprises de moins de 10 salariés bénéficieront d'une exonération de cotisations sociales jusqu'à 1,6 fois le Smic pour toute nouvelle embauche en 2009. La prime à la casse passera de 300 à 1 000 € et sera étendue aux véhicules utilitaires légers. D'autres mesures sont également prévues notamment pour renforcer les entreprises en remboursant leurs dettes ainsi que des investissements dans les grandes entreprises publiques.
Labels: plan relance, crise economique
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Le chômage franchit la barre de deux millions de personnes (28/11/08)

Le nombre de chômeurs inscrits à l'ANPE a franchi la barre de deux millions en octobre, le baromètre de référence affichant une augmentation de 46 900 personnes en un mois, selon les données publiées hier soir par le ministère de l'Emploi. Il s'agit de la sixième hausse mensuelle consécutive (+2,4 %) et la huitième hausse depuis début 2008. Fin octobre, 2 004 500 demandeurs d'emploi étaient inscrits en catégorie 1, baromètre de référence depuis 1995 ne retenant que les personnes cherchant un emploi à temps plein en CDI et n'ayant pas travaillé plus de 78 heures dans le mois écoulé. Sur un an, les chômeurs dans cette catégorie ont augmenté de 84 900 (+4,4 %). La dégradation concerne tous les chômeurs, mais les hommes (+6,7 %) et les jeunes (+4,3 % sur un mois) sont les plus touchés."Cette hausse s'explique par la hausse des fins de CDD et d'intérim et l'augmentation du nombre de licenciements économiques. Dans le même temps, les offres d'emploi baissent. Au total, c'est la répercussion logique de la crise économique", juge M. Wauquiez dans un entretien accordé à "La Tribune" aujourd'hui.

Labels: chomage, chomeur, deux millions, anpe
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Fonction publique : le Gouvernement met en place la rémunération à la performance (27/11/08)

Eric Woerth, ministre du Budget en charge de la Fonction publique, a présenté hier en Conseil des ministres les mesures visant à instaurer une rémunération à la performance au sein de la Fonction publique. Serait ainsi mise en place, progressivement à partir de 2009, une prime de fonctions et de résultats, commune à l'ensemble des ministères, qui se substituerait aux multiples régimes indemnitaires existants. Le dispositif serait constitué d'une part fonctionnelle tenant compte de la fonction exercée par l'agent (niveau de responsabilité, niveau d'expertise, etc.), et d'une part individuelle, modulée en fonction des objectifs qui ont été fixés à l'agent. Par ailleurs, le ministre a indiqué que le gouvernement va étudier la possibilité de mettre en place d'ici à 2010 un dispositif d'intéressement collectif, "adossé à la réalisation des objectifs des services".

Labels: eric woerth, fonction publique, rémunération, prime, intéressement
Xavier Bertrand : Le télétravail est une « piste intéressante »
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Xavier Bertrand : Le télétravail est une « piste intéressante »

 21/11/2008 17:56  - L'Expansion.com 
 
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Le télétravail, qui consiste à travailler depuis son domicile, est une « piste intéressante à analyser », a jugé vendredi Xavier Bertrand. « Ça ne sera jamais pour tout le monde, ça ne sera jamais partout, mais une chose est certaine, c'est que là où ça peut se développer, ça peut être intéressant de le faire », a estimé le ministre du travail. Ce dernier inaugurait un centre d’appel en Ille-et-Vilaine, qui a lancé en juillet un projet-pilote en installant des postes de travail au domicile de certains de ses employés sur la base du volontariat. Une « première » dans ce domaine d'activité, selon Webhelp, cette société. Il faudra « voir dans deux mois ce que seront les premiers retours d'expérience », a indiqué Xavier Bertrand. Soixante-dix députés UMP ont récemment déposé une proposition de loi qui vise à accélérer le recours au télétravail en France. Il n'y est encore pratiqué que par 6% des salariés contre plus de 20% dans d'autres pays européens.

Labels: xavier bertrand, télétravail
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Le Sénat vote le relèvement de l'âge limite des pilotes (18/11/08)

Les sénateurs ont adopté dans la nuit de lundi à mardi le relèvement de 60 à 65 ans de l'âge limite d'activité en vol des pilotes malgré une grève de quatre jours à Air France contre cette disposition. Dans l'espoir de mettre fin au mouvement, le ministre du Travail Xavier Bertrand et son collègue des transports Dominique Bussereau ont déposé un amendement recadrant le dispositif. Cet amendement "garantit aux pilotes la possibilité de pouvoir cesser leur activité comme aujourd'hui à 60 ans" et celle, "sur la base du volontariat, de poursuivre leur carrière entre 60 et 65 ans, avec la garantie de pouvoir, à tout moment, cesser leur activité aux mêmes conditions financières qu'actuellement". Les sénateurs ont également adopté un article allongeant la date limite d'activité en vol pour les hôtesses et stewards également amendé sur proposition du gouvernement.

Labels: retraite, air france, 65 ans, xavier bertrand
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Les niches fiscales seront plafonnées (18/11/08)

Dans le cadre de l'examen du projet de loi de finances pour 2009, les députés ont adopté le principe d'un plafonnement global des avantages fiscaux auxquels peuvent prétendre les contribuables, correspondant à 25 000 € plus 10 % du revenu. Ce plafonnement s'appliquera uniquement sur les niches qui relèvent du choix du contribuable (emploi d'un salarié à domicile, investissements outre-mer, etc.) et non d'une situation subie. Le rapporteur général du Budget et auteur de l'amendement, Gilles Carrez, estime qu'avec ce dispositif "les très gros revenus ne pourront plus défiscaliser que 10 %" de leurs revenus, alors qu'auparavant certains d'entre eux parvenaient à ne plus payer du tout d'impôt sur le revenu". Cette mesure reste toutefois incomplète. Ce plafonnement global devrait en effet concerner 3 000 contribuables pour un montant attendu de 200 millions d'euros. Or les statistiques du fisc indiquent qu'en 2007, plus de 7 000 contribuables dont le revenu fiscal était situé dans la tranche maximale de revenus (plus de 97 500 €) sont parvenus à ne pas acquitter d'impôt sur le revenu.

Labels: niche fiscale, plafonnement, contribuable, impôt
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Une prime individuelle pour les fonctionnaires - 04/11/08
Le gouvernement envisage de modifier le mode de rémunération des fonctionnaires. Dans un décret en préparation, révélé par le Figaro, il instaure une "prime de fonction et de résultat" qui remplacera toutes les bonifications et indemnités actuellement en vigueur. Cette prime serait calculée pour une part selon la nature de l'emploi et des responsabilités exercées et, dans une moindre mesure, "de l'ordre de 40 %" sur la base du résultat d'objectifs signifiés préalablement lors d'entretiens individuels. Cette mesure devrait entrer en vigueur d'ici à 2012 et devrait être limitée aux fonctionnaires de l'administration d'Etat, essentiellement des cadres de catégorie A (administrateurs civils, attachés, secrétaires administratifs, conseillers des ministères ou dans les préfectures). Ne sont pas concernés les services rattachés au Premier ministre, les personnels de l'administration pénitentiaire, de la défense, les enseignants et le personnel hospitalier.
Labels: fonctionnaires, prime, rémunération
Le Figaro - Economie : 200 000 fonctionnaires bientôt payés au mérite
www.lefigaro.fr/economie/2008/11/15/04001-20081115...

200 000 fonctionnaires bientôt payés au mérite

Olivier Auguste
31/10/2008 | Mise à jour : 07:40 |
Commentaires 312
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Éric Woerth, Ministre du Budget et de la Fonction publique.
Éric Woerth, Ministre du Budget et de la Fonction publique. Crédits photo : Le Figaro

Les premiers agents de l'État concernés recevront une prime individuelle pouvant atteindre, pour certains, 14 400 euros par an.

Le décret doit paraître en novembre. Il concerne 198 200 fonctionnaires d'État, appartenant à la «filière administrative» : intendants d'établissements scolaires, juristes dans des ministères, responsables de ressources humaines en préfecture… Ces agents seront désormais éligibles à la «prime de fonctions et de résultats» (PFR) créée par le texte. C'est-à-dire à une part de salaire variable, au mérite. Un sacré bouleversement dans la fonction publique - jusqu'ici, seuls quelques centaines de très hauts fonctionnaires, dont les directeurs d'administration centrale, pouvaient recevoir un bonus s'ils remplissaient les objectifs fixés par leur ministre.

À quelques exceptions près, cette PFR remplacera le fouillis d'indemnités et autres bonifications existantes, empilées au fil des ans, plus ou moins exotiques (indemnité de polyvalence, prime informatique…), communes à toute la fonction publique ou propres à un ministère voire à un corps, et finalement sans grand lien avec la lourdeur réelle d'un poste ou l'effort fourni.

Le nouveau dispositif doit donc simplifier ce système et faciliter la mobilité des agents en harmonisant les choses d'une administration à l'autre. Il comportera deux étages. La partie «fonctions» (environ 60 % du total) sera liée au type d'emploi, à son niveau de responsabilité, à ses contraintes, à l'expérience requise - une cote fixée par chaque ministère, qui restera stable d'une année sur l'autre. La partie «résultats» (40 %), elle, sera purement individuelle, et véritablement variable à l'issue d'un entretien annuel d'évaluation. Les premiers à inaugurer la PFR seront les attachés et attachés principaux, autrement dit les 21 600 cadres (catégorie A, recrutés à bac + 3 minimum, et le plus souvent à bac + 5) de la filière administrative. Un projet d'arrêté, que Le Figaro s'est procuré, fixe leurs niveaux de primes. Dans l'administration centrale, la part «fonctions» pourra aller de 1 750 euros, pour un attaché en province, à 21 000 euros pour un agent détaché sur un poste à forte responsabilité à Paris . La part «résultats individuels» ira, elle, de zéro euro - ce cas restera exceptionnel - à 14 400 euros pour certains agents ayant atteint tous leurs objectifs. Ces barèmes ne concernent pas les Finances, la Défense et les ministères sociaux, où les sommes restent à fixer - souvent les primes actuelles y sont plus élevées…

Le décret précise que tous les attachés auront obligatoirement «basculé» le 1er janvier 2012 au plus tard. Affaires étrangères, Agriculture, Environnement, Éducation et Conseil d'État figurent parmi les premiers volontaires, et devraient se lancer dès 2009. D'autres gros ministères (Intérieur, Finances) traînent davantage les pieds et risquent d'attendre la date butoir. Il n'y a pas de délai précis pour le reste de la filière, mais les barèmes devraient être définis rapidement pour les 1 900 administrateurs civils (les «cadres sup») et pour les 49 600 secrétaires administratifs (catégorie B, intermédiaire) : le ministère de la Fonction publique espère donc enclencher le mouvement pour eux dès l'an prochain. En attendant les 125 200 adjoints administratifs (catégorie C)…

Les syndicats réticents

Les syndicats de fonctionnaires, à qui le dispositif a été présenté il y a une douzaine de jours, s'y opposent. «Comment sera jugé et rémunéré un policier qui n'aura pas rédigé assez de contraventions ? Une infirmière qui se sera attardée au chevet des malades», s'interroge Solidaires, anticipant un peu le mouvement puisque ces métiers ne sont pas concernés. «Il y a un risque d'arbitraire dans l'évaluation des agents par leurs supérieurs, redoute Mylène Jacquot (CFDT). Quels seront les critères ? Nous demandons en tout cas que les évaluateurs soient sérieusement formés.» Des craintes que partage Jérôme Darsy (Unsa), qui relève aussi que «laisser chaque ministère basculer à son rythme est contradictoire avec l'objectif de mobilité des agents et avec la fusion des administrations en préparation dans les départements». Les syndicats ont obtenu l'assurance que, la première année, aucun agent ne verrait sa rémunération totale baisser.

Labels: fonctionnaires, fonction publique, prime, mérite
Le Figaro - Economie : L'Assemblée nationale rétablit la prime transport
www.lefigaro.fr/economie/2008/10/31/04001-20081031...

L'Assemblée nationale
rétablit la prime transport

J.B. (lefigaro.fr) Avec AFP
31/10/2008 | Mise à jour : 11:06 |
Commentaires 41
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Sa suppression en commission avait provoqué un rappel à l'ordre de François Fillon à sa majorité. Les députés ont étendu la mesure aux abonnements vélo.

L'Assemblée nationale a rétabli jeudi soir, en séance publique, la prime transport inscrite par le gouvernement dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2009, et supprimée la semaine dernière en commission. Le président de la commission des Affaires sociales, Pierre Méhaignerie (UMP), et le rapporteur du texte, Yves Bur (UMP), avaient fait adopter, en commission, la suppression de la prime, qui «ne se justifie pas ou plus, en particulier parce qu'il vaut mieux privilégier le salaire direct et que les prix du pétrole ont baissé». La mesure avait provoqué un tollé et entraîné un rappel à l'ordre de la majorité par le premier ministre François Fillon.

L'aide au transport pour les trajets domicile-travail, promise par le gouvernement, s'articule en deux volets: l'extension de la prise en charge obligatoire de 50% des titres de transports collectifs, actuellement en vigueur en Ile-de-France, à tous les salariés et ce quelle que soit la localisation de leur entreprise en France. Pour ceux qui ne peuvent utiliser les transports en commun, le texte prévoit la prise en charge facultative des frais d'utilisation d'un véhicule personnel, dans la limite de 200 euros par an. Pour cette dernière, les entreprises mettront en place la mesure sur la seule base du volontariat. Eric Woerth (Budget) a réitéré l'engagement du gouvernement en faveur de cette mesure. «Le salarié doit pouvoir se rendre, pour un coût acceptable, à son travail», a-t-il dit.

Droite et gauche ont en outre décidé d'étendre le dispositif aux abonnements de vélo en libre-service comme cela existe dans plusieurs villes de France amendement de Philippe Goujon (UMP) en ce sens car, selon le député de Paris «le vélo est amené à se développer en tant que mode de transport quotidien, notamment pour les déplacements domicile-travail». Selon l'amendement, le coût de l'abonnement vélo peut être remboursé en partie par l'employeur pour les salariés ayant choisi le vélo comme mode de déplacement principal, au même titre que l'abonnement de transports collectifs. L'exposé sommaire de cet amendement souligne qu'«actuellement, la part des déplacements à vélo concerne deux millions de personnes en France, soit 3,5% de la population. A Paris, 74% des déplacements à vélo sont des déplacements professionnels».

Les députés notent que «les systèmes de location représentent un coût annuel allant de 90 à 360 euros, entièrement à la charge de l'employé, et constituent de ce fait un montant dissuasif comparé aux transports en commun».

Labels: prime transport, françois fillon, domicile travail
L'Assemblée vote le RSA - parismatch.com
www.parismatch.com/parismatch/dans-l-oeil-de-match...
Les députés ont adopté mercredi par 306 voix contre 20 le projet de loi généralisant le Revenu de solidarité active (RSA) présenté par Martin Hirsch, Haut commissaire aux Solidarités actives contre la pauvreté. Les groupes UMP et du Nouveau centre (NC) ont voté pour. Le groupe socialiste, radical et citoyen (SRC) s'est abstenu. Le groupe de la gauche démocrate et républicaine (GDR, PC et Verts) s'est divisé. Les communistes et apparentés ont voté contre alors que les élus Verts se sont abstenus. Le Sénat examinera à son tour ce projet de loi à partir du 20 octobre.
Labels: rsa, martin hirsch, revenue de solidarité active, assemblée
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Retraite / chômage : valse des cotisations ? - 01/10/08
Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2009 prévoit normalement un relèvement des cotisations retraite de 0,3 point au 1er janvier 2009. Le quotidien "La Tribune" indique ce matin que ce relèvement devrait concerner uniquement la part patronale de la cotisation déplafonnée d'assurance vieillesse. Les salariés seraient donc épargnés par cette hausse. Cependant, celle-ci pourrait être ajustée et appliquée, tant sur la part patronale que salariale si, en contrepartie, les partenaires sociaux décidaient de baisser les cotisations chômage. L'évolution des cotisations d'assurance chômage est du seul ressort des partenaires sociaux, mais le Premier ministre, François Fillon, leur avait demandé, cet été, ce transfert de cotisations compte tenu de l'évolution du nombre de retraités et de l'amélioration des comptes de l'Unedic.
Labels: retraite, cotisation, assurance vieillesse
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Chômage : + 40 000 demandeurs d'emploi au mois d'août (29/09/08)

Laurent Wauquiez, secrétaire d'Etat à l'Emploi, a estimé à "30 à 40.000" le nombre de demandeurs d'emploi supplémentaires inscrits à l'ANPE pour le mois d'août et annoncé une "réunion de crise" pour ce lundi avec l'ensemble des services concernés par l'emploi. En juillet, le nombre de chômeurs inscrits à l'ANPE en catégorie 1 avait enregistré une hausse mensuelle de 2 100 demandeurs d'emplois, soit 1,9 million demandeurs d'emploi au total. Depuis le début de l'année, cela avait constitué la cinquième hausse mensuelle des inscriptions à l'ANPE et la troisième hausse consécutive depuis mai. Le taux de chômage au sens du BIT a stagné à 7,2 % de la population active en France métropolitaine en moyenne au deuxième trimestre 2008, touchant plus de deux millions de personnes, et à 7,6 % si l'on inclut les départements d'outre-mer (Dom), selon des chiffres publiés début septembre par l'Insee.

Labels: chomage, taux, demandeurs d'emploi, 2008
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La prime à la cuve serait portée à 200 € - 08/09/08
La ministre de l'Économe, Christine Lagarde, a confirmé hier que "la prime à la cuve" en faveur des ménages les plus modestes serait portée de 150 à 200 euros pour les approvisionnements en fioul effectués de juillet 2008 à fin mars 2009. Elle a par ailleurs estimé que la croissance française s'établirait "sans doute autour de 1 %" en 2008 et qu'il était "mathématiquement impossible" d'atteindre 1,7 % en raison des circonstances économiques difficiles.
Labels: prime, cuve, fioul, christine lagarde
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Bourses étudiantes : nouveautés pour la rentrée 2008 - 22/08/08
La ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse, a annoncé diverses mesures concernant les bourses étudiantes applicables dès la rentrée 2008. Ainsi, les bourses versées sur critères sociaux seront-elles revalorisées de 2,5 %. Un effort supplémentaire devrait être fait cette année pour que 60 % des bourses (contre un peu moins de la moitié en 2007) soient effectivement versées début octobre. Compte tenu des aménagements annoncés, le nombre d'étudiants boursiers sur critères sociaux devrait être augmenté de 50 000, soit un total à terme de 550 000. Par ailleurs, les revenus salariés des étudiants qui travaillent en parallèle de leurs études ne seront plus pris en compte pour déterminer le montant de la bourse, la prestation compensatoire au handicap sera élargie aux moins de 21 ans et une aide financière sera développée pour les étudiants qui partent en stage ou vont étudier à l'étranger. La bourse au mérite, réservée aux élèves ayant eu une mention "très bien" au bac, sera diminuée (200 €, contre 540 € auparavant), mais elle sera cumulable avec une bourse attribuée sur critères sociaux. Enfin 20 universités pilotes autoriseront un paiement étalé sur 3 mois des droits d'inscription et des droits de sécurité sociale.
Labels: rentrée, bourses, étudiant, études supérieures
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Premier anniversaire du "paquet fiscal" - 22/08/08
La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, a présenté hier en Conseil des ministres un bilan chiffré de la loi du 21.08.2007 en faveur du travail, de l'emploi et du pouvoir d'achat (loi TEPA ou "paquet fiscal"). Il s'agissait du premier texte important d'ordre économique du gouvernement Fillon. La ministre a qualifié de "fructueux" le bilan de ce texte un an après sa promulgation. Ainsi, apprend-on, par exemple, que 320 000 foyers ont bénéficié du crédit d'impôt sur le revenu au titre de l'acquisition de la résidence principale. Le taux des entreprises utilisant le dispositif d'exonération des heures supplémentaires n'a cessé de croître depuis son entrée en vigueur au 1er octobre 2007, pour atteindre 55 % en juin 2008. Sur la base des déclarations fiscales des revenus de 2007, ces heures supplémentaires exonérées d'impôt auraient déjà représenté un gain de près de 400 € par foyer. Le souhait de Nicolas Sarkozy pendant sa campagne électorale concernant les successions a est atteint puisque 95 % des successions engagées depuis l'entrée en vigueur de la loi ont été exonérées d'impôt. Enfin, le dispositif de réduction d'ISF pour les contribuables investissant dans les PME a permis d'orienter plus de 930 millions d'euros vers ces entreprises. Cela étant, les économistes, qui s'expriment dans la presse (La Tribune, Le Figaro, Le Monde...), se montrent pour le moment assez réservés sur les effets de cette loi qui coûtera, selon Bercy, 7,7 milliards d'euros en 2008.
Labels: loi TEPA, paquet fiscal, christine lagarde, 1 an
Le Figaro - Politique : Les Sages valident la loi enterrant les 35 heures
www.lefigaro.fr/politique/2008/08/08/01002-2008080...

Les Sages valident la loi enterrant les 35 heures

Anne Jouan et Sophie de Ravinel
07/08/2008 | Mise à jour : 20:17 |
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Jean-Louis Debré, président du Conseil constitutionnel, jeudi,dans son bureau.
Jean-Louis Debré, président du Conseil constitutionnel, jeudi,dans son bureau.

La loi sur la démocratie sociale et le temps de travail va entrer en application à l'automne.

Le Conseil constitutionnel a rejeté jeudi le recours de la gauche contre la loi du 23 juillet qui vise, selon le ministre du Travail, Xavier Bertrand, à «mettre fin au carcan des 35 heures». Présidé par Jean-Louis Debré, le Conseil constitutionnel, réuni jeudi en présence de Valéry Giscard d'Estaing, a cependant retoqué deux dispositions de l'article 18, l'une portant sur le repos compensateur, l'autre sur les accords d'entreprise en cours.

Le 23 juillet, le Parlement avait définitivement adopté le texte qui vise à tourner la page des 35 heures. Deux jours plus tard, soixante députés et soixante sénateurs socialistes, communistes et Verts, ont déposé un recours contre les articles 3 et 18 de cette loi qu'ils ont jugée «dangereuse». «Les règles qui garantissent la protection de la santé et de la sécurité des salariés doivent être fixées par la loi et pas définies par les seuls accords d'entreprise  », faisaient-ils valoir.

Les Sages ont rejeté la demande qui leur était faite d'annuler l'article 3 qui fixe à un an le temps de présence au terme duquel les salariés extérieurs à une entreprise, comme les sous-traitants, sont pris en compte dans ses effectifs.

«Mi-figue, mi-raisin»

Ils ont en revanche déclaré «partiellement contraire à la Constitution  » l'article 18. Et ainsi donné raison aux auteurs de la saisine. Les membres du Conseil ont censuré, «faute de tout encadrement, le renvoi aux accords collectifs de la fixation de la “durée” du repos  ». Autrement dit, c'est au législateur et non aux entreprises de définir le repos compensateur. Les Sages ont ainsi voulu donner «un signal important» au législateur pour qu'il fixe un cadre aux négociations. «Il faudra repasser par le Parlement pour définir les conditions dans lesquelles le repos compensateur devra être établi», souligne Bertrand Mathieu, professeur de droit constitutionnel à Paris-I.

Autre disposition de l'article 18 retoquée, celle qui concerne les accords d'entreprise en cours. Si les Sages n'ont pas été saisis de la question relative au passage de 218 à 235 jours annuels travaillés pour les cadres, ils y ont tout de même répondu indirectement. La suppression automatique des accords en cours, qui devait prendre effet à partir du 31 décembre 2009, ne sera plus obligatoire. Ce qui signifie que les accords d'entreprise actuellement en vigueur, portant notamment sur la durée du travail, ne seront pas remis en cause de manière systématique. Ce sera donc aux entreprises de décider si elles souhaitent, ou non, ouvrir de nouvelles négociations. Ces points de retouche n'empêchent pas la loi d'entrer en application à l'automne prochain.

Xavier Bertrand a fait part jeudi soir de sa «satisfaction», jugeant que «ces modalités correspondent à celles que le gouvernement entendait fixer par voie réglementaire». Pour le ministre du Travail, il s'agit de tourner la page des 35 heures imposées qui ont «fait tant de mal à l'économie française».

Du côté des centrales syndicales, FO, par la voix d'un de ses ténors, René Valladon, a regretté «l'absence de réponse du Conseil au sujet de la représentativité patronale». D'une manière globale, il qualifie cet avis rendu de «mi-figue, mi-raisin». À la CFDT, on juge «très positives les corrections ap­portées par les Sages».

Lors de cette même séance, le Conseil constitutionnel a validé la loi créant un droit d'accueil pour les élèves en cas de grève dans leurs écoles. Les Sages ont simplement émis une réserve d'interprétation sur une disposition prévoyant que les déclarations de grève pouvaient passer par les organisations syndicales. Le droit de grève étant individuel, ces déclarations devront rester personnelles. Là encore, le ministre de l'Éducation nationale, Xavier Darcos, a manifesté sa satisfaction.

Labels: 35 heures, xavier darcos, jean-louis debré, temps de travail, démocratie sociale
Le Figaro - International : Sarkozy ne devrait pas rencontrer le dalaï-lama
www.lefigaro.fr/international/2008/08/06/01003-200...

Nicolas Sarkozy ne rencontrera pas le dalaï-lama

J.B. (lefigaro.fr) Avec AFP
06/08/2008 | Mise à jour : 18:39 |
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«Nous n'avons pas demandé une telle entrevue», a précisé mercredi un conseiller du leader tibétain. Crédits photo : Priant/AFP
«Nous n'avons pas demandé une telle entrevue», a précisé mercredi un conseiller du leader tibétain. Crédits photo : Priant/AFP

Le président de la République dit «comprendre les raisons» qui amènent le chef spirituel tibétain à ne pas solliciter un entretien. Carla Bruni devrait en revanche le rencontrer.

Le dalaï-lama n'a pas demandé à rencontrer Nicolas Sarkozy. Alors que l'éventualité d'une rencontre entre le président de la République française et le dignitaire tibétain avait provoqué en juillet des tensions entre Paris et Pékin, Tenzin Taklha, le plus proche conseiller du dalaï-lama, a affirmé mercredi qu'une telle rencontre n'était tout simplement «pas prévue». «Nous n'avons pas demandé une telle entrevue», a-t-il précisé depuis Dharamsala, dans le nord de l'Inde, où le chef spirituel et politique des Tibétains en exil vit depuis 1959.

Mercredi après-midi, l'Élysée a ensuite confirmé qu'une telle rencontre n'était pas à l'ordre du jour. «Le président de la République comprend les raisons qui conduisent le dalaï-lama, compte tenu des circonstances présentes, à ne pas solliciter un entretien durant son séjour au mois d'août en France», explique un communiqué de la présidence de la République. En revanche, son épouse Carla Bruni «sera présente à la cérémonie religieuse présidée par le dalaï-lama» lors de l'inauguration le 22 août d'un temple bouddhique à Roqueredonde, dans l'Hérault.

Le dalaï-lama doit effectuer une visite en France du 12 au 23 août centrée sur des enseignements religieux à Nantes et au cours de laquelle il pourrait aussi s'entretenir avec des parlementaires français. Une visite qui se déroulera pendant les Jeux olympiques de Pékin.

Après le passage chaotique de la flamme olympique à Paris en mars dernier, Nicolas Sarkozy avait provoqué la colère du régime chinois, en liant sa présence lors de la cérémonie d'ouverture des JO à l'avancée des discussions entre le gouvernement chinois et les émissaires du dalaï-lama. Malgré l'échec de ces «pourparlers», Nicolas Sarkozy avait malgré tout décidé de se rendre à Pékin le 8 août. L'Élysée avait alors laissé filtrer qu'une rencontre pourrait avoir lieu en août entre Nicolas Sarkozy et le dalaï-lama.

«Ce n'est pas à la Chine de fixer mon agenda»

L'ambassadeur de Chine en France, Kong Quan, avait violemment réagi, estimant début juillet que la réception du dalaï-lama «serait contraire au principe de non-ingérence des États dans leurs affaires intérieures». L'ambassadeur avait également brandi la menace de «conséquences graves» sur les relations bilatérales. Devant le Parlement européen, le président français avait sèchement répliqué que personne ne pouvait lui «interdire» de rencontrer un prix Nobel comme le dalaï-lama, et qu'il «communiquerait le moment venu» sur une éventuelle rencontre. Il avait qualifié les propos de l'ambassadeur de Chine de «maladroits», «déplacés».

Le dalaï-lama a déjà été reçu en grande pompe à la Maison-Blanche par George W. Bush sans que cela ne provoque des mesures de rétorsion chinoises. Après que la chancelière Angela Merkel eut fait de même, les relations germano-chinoises s'étaient un temps refroidies, sans conséquences sur les grands contrats communs.

Nicolas Sarkozy doit assister vendredi à la cérémonie d'ouverture des JO. Angela Merkel comme le premier ministre britannique Gordon Brown n'y seront pas. George W. Bush de son côté sera bien à Pékin.

Labels: dalai lama, pékin, carla bruni, sarkozy, jeux olympiques
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Déblocage de la participation : succès mitigé - 31/07/08
Depuis février, plus de 1,6 million de salariés ont débloqué une partie de leur épargne salariale (en moyenne 2 443 €) pour un montant total de 3,9 milliards d'euros, selon l'Association française de la gestion financière (AFG). Ce chiffre est inférieur aux prévisions du gouvernement. La loi pour le pouvoir d'achat du 8 février autorisait en effet les salariés à débloquer leur épargne salariale jusqu'à 10 000 € avant le 30 juin. Pour l'AFG, certains ont préféré conserver leur participation en vue de la préparation à la retraite ou d'un investissement futur (accession à la propriété). D'autres avaient déjà eu recours à de précédentes mesures de déblocage exceptionnel intervenues dans le passé.
Labels: déblocage, participation, épargne salariale
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Précisions sur les franchises médicales - 31/07/08
La Direction de la sécurité sociale vient de préciser les modalités de mise en oeuvre des franchises médicales. Applicables depuis le 1er janvier, ces franchises portent sur les médicaments (0,50 € par boîte), les actes paramédicaux (0,50 € par acte) et les transports (2 €). Le montant global des franchises est plafonné annuellement à 50 € par bénéficiaire et, par jour, à 2 € pour les actes paramédicaux et 4 € pour les transports. L'ensemble des assurés et ayants droit est redevable de la franchise à l'exception des plus fragiles : les mineurs, les femmes relevant du régime de l'assurance maternité, les bénéficiaires de la CMU ou de l'aide médicale d'Etat.
Labels: franchise médicale, sécurité sociale, modalité, médicament
La loi sur le service minimum d'accueil dans les écoles adoptée, Politique - NouvelObs.com
tempsreel.nouvelobs.com/actualites/politique/20080...
DROIT DE GREVE

La loi sur le service minimum d'accueil dans les écoles adoptée

NOUVELOBS.COM | 25.07.2008 | 14:34

Calqué sur le service minimum dans les transports, en vigueur depuis le début de l'année, le texte, qui sera appliqué dès la rentrée prochaine, oblige les enseignants grévistes à se signaler à leur hiérarchie 48 heures avant le début du mouvement.

(Sipa)

(Sipa)

Le projet de loi instaurant dans les écoles maternelles et primaires un service minimum d'accueil en cas de grève ou d'absence "imprévisible" d'un professeur a été définitivement adopté, mercredi soir 23 juillet, par un ultime vote des députés.
Comme au Sénat qui avait donné son ultime feu vert un peu plus tôt, le projet de loi "instituant un droit d'accueil pour les élèves des écoles maternelles et élémentaires pendant le temps scolaire" a été voté par l'UMP et ses alliés centristes.
L'opposition PS, PCF et Verts a voté contre un texte qu'elle accuse de porter atteinte au droit de grève et que les syndicats considèrent comme une "provocation".
"Le président de la République le dit lui-même, désormais quand il y a une grève personne ne s'en aperçoit, alors pourquoi ce texte ?", a ironisé la sénatrice Brigitte Gonthier-Maurin (PCF).

"Arme anti-grève"

"Cette loi trompe les parents, oublie l'intérêt des enfants, accable les élus locaux", s'est insurgée la députée PS Delphine Batho, fustigeant une "arme anti-grève" et "un permis de non remplacement des instituteurs absents".
"La majorité ne boude pas son plaisir d'aborder à la fin de cette session ce texte si symbolique qui montre le volontarisme politique" sur un sujet sur lequel "personne n'avait le courage de légiférer", a rétorqué le député UMP Frédéric Lefebvre.
Ce texte met fin "à cette contradiction qui veut que la liberté de travailler ne bénéficie pas de la même reconnaissance que la liberté de faire grève", a plaidé Xavier Darcos.
Annoncé par Nicolas Sarkozy le 15 mai, au soir d'une journée de mobilisation dans l'Education nationale contre la suppression de 11.200 postes à la rentrée prochaine, le projet impose aux communes d'organiser l'accueil des élèves des écoles maternelles et primaires publiques ou privées sous contrat lorsque la proportion des enseignants grévistes dans une école dépasse 25 % de l'effectif.

Service minimum

Le texte, qui sera appliqué dès la rentrée prochaine, est calqué sur le service minimum dans les transports qui est en vigueur depuis le début de l'année et oblige les enseignants grévistes à se signaler à leur hiérarchie 48 heures avant le début du mouvement.
Il met aussi en place un dispositif d'alerte sociale en obligeant les différentes parties à négocier avant le dépôt d'un préavis de grève.
Le projet étend le service d'accueil pour l'élève en cas d'absence du professeur et de son non-remplacement. Cette mesure avait vivement inquiété les syndicats et associations de parents d'élèves qui craignaient que l'école ne se transforme "en garderie". Pour les rassurer, le Parlement a modifié l'article 2 précisant que l'accueil de l'élève se fera en cas d'"absence imprévisible de son professeur et de l'impossibilité de le remplacer".
En contrepartie de ce service minimum, les communes percevront une compensation de l'Etat. Xavier Darcos a promis qu'elle s'élèverait à "11O euros" par jour. L'Etat, et non le maire, endossera la responsabilité administrative et pénale de l'accueil.
Le maire établira la liste des personnes possèdant "les qualité nécessaires pour accueillir et encadrer les enfants" pour assurer ce service.
Pour les écoles privées sous contrat, le service d'accueil ne sera pas mis en place par les communes, mais par les organismes gestionnaires de ces écoles
Labels: droit de grève, service minimum, enseignement
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Les principiaux textes économiques et sociaux du gouvernement définitivement adoptés - 24/07/08
Avant de clôturer sa session extraordinaire, le Parlement a achevé hier l'examen des principaux projets de loi économiques et sociaux du premier semestre 2008. Sont ainsi définitivement adoptées, la loi de modernisation de l'économie, qui prévoit notamment des dispositions fiscales et juridiques pour simplifier les démarches de création, de gestion et de cessation des très petites entreprises et une généralisation de la distribution du livret A à toutes les banques, la loi "démocratie sociale et temps de travail", qui réforme le mode de fixation des contingents d'heures supplémentaires et relève à 235 jours maximum le régime du "forfait jours" réservé aux cadres et à certains salariés "autonomes", et la loi relative aux droits et devoirs des demandeurs d'emploi, qui institue "l'offre raisonnable d'emploi" et supprime progressivement d'ici à 2012 la dispense de recherche d'emploi dont peuvent bénéficier les chômeurs âgés de plus de 57,5 ans.
Labels: heures supplémentaires, sarkozy, temps de travail, modernisatin économique
Vers un regroupement des concours de la Fonction publique
www.liberation.fr/actualite/societe/340591.FR.php?...
Vers un regroupement des concours de la Fonction publique
Un rapport remis au ministère préconise de simplifier les concours de fonctionnaires, notamment en les regroupant et en réduisant le nombre d'épreuves.
AFP
LIBERATION.FR : mardi 22 juillet 2008
2 réactions  
Trop coûteux, trop académiques: le gouvernement entend simplifier les concours de la Fonction publique. «Le recrutement des fonctionnaires est un enjeu économique et social de première importance pour l'Etat premier employeur de France», qui prévoit de recruter 33.000 agents par an d'ici 2012, note Marine Dorne-Corraze, conseillère à la Caisse des dépôts et consignations, auteur d'un rapport transmis au ministère de la Fonction publique et révélé par le Monde. Les 3.000 concours organisés chaque année représentent un coût de 110 millions d'euros, selon elle.
Pour limiter ces coûts, le rapport propose d'organiser plus souvent des concours communs au sein d'un même ministère, mais aussi entre les ministères et même entre les trois Fonctions publiques (Etat, hôpitaux, collectivités). Autre préconisation: simplifier les épreuves, qui doivent être «moins académiques», et favoriser des «QCM bien conçus», tout en réduisant leur nombre «au strict nécessaire».

Par ailleurs, les ministères comportant des effectifs nombreux doivent avoir «largement recours» à la déconcentration, afin de «simplifier ou d'alléger les procédures».
Labels: concours, fonction publique, recrutement, fonctionnaire
Le Figaro - Politique : Une loi qui encadre les pouvoirs du président et renforce ceux du Parlement
www.lefigaro.fr/politique/2008/07/21/01002-2008072...

Une loi qui encadre les pouvoirs du président et renforce ceux du Parlement

Olivier Pognon
21/07/2008 | Mise à jour : 07:20 |
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La venue du président devant le Parlement et l'examen en séance de la version d'un projet de loi amendée par la commission parlementaire constituent deux des principales dispositions de la réforme.

La loi constitutionnelle que le Parlement est appelé à adopter lundi après-midi est issue en grande partie des 77 propositions du comité Balladur, présentées en octobre 2007, et elles-mêmes largement reprises dans le projet adopté par le gouvernement en avril dernier.

Quelques-unes des propositions du comité Balladur n'ont cependant pas été conservées dans le projet de loi. C'est le cas en particulier de la nouvelle répartition des pouvoirs entre le président de la République et le premier ministre, visant à inscrire dans la Constitution que le chef de l'État «définit» la politique de la nation. N'ont pas non plus été retenues : l'interdiction du cumul avec une fonction élective pour les ministres, l'introduction d'une part de proportionnelle dans l'élection des députés, la modification du système des parrainages pour l'élection présidentielle ou encore l'attribution à la proportionnelle des présidences de commissions parlementaires. La plupart des autres propositions du comité Balladur figurent dans le projet du gouvernement. Elles sont essentiellement marquées par la volonté de rééquilibrer le fonctionnement des institutions au profit du Parlement, d'encadrer davantage les pouvoirs du chef de l'État et d'augmenter la participation des citoyens à la vie publique.

Le projet initial du gouvernement

Mesures qui concernent le chef de l'État. Outre la possibilité donnée au président de la République de venir s'exprimer devant le Parlement, plusieurs dispositions ont pour objet d'encadrer ses pouvoirs : le droit de grâce, soumis à l'avis obligatoire, de même que le pouvoir de nomination des principaux hauts fonctionnaires, des membres du Conseil constitutionnel et du CSA, le recours à l'article 16, dont la prolongation au-delà de 60 jours pourra fait l'objet d'une saisine du Conseil constitutionnel.

À ces dispositions suggérées par le comité Balladur, le gouvernement a ajouté la limitation à deux mandats consécutifs pour le président de la République, à laquelle tenait particulièrement Nicolas Sarkozy. Ainsi que la limitation du droit de grâce du chef de l'État aux cas individuels (le comité prévoyait simplement l'avis d'une commission).

Mesures qui renforcent les pouvoirs du Parlement. C'est le cas du partage de l'ordre du jour gouvernement et Parlement, du fait que la discussion des projets de loi, en séance publique portera sur le texte tel qu'il aura été adopté en commission, de l'augmentation du nombre des commissions permanentes des assemblées. De même pour la possibilité donnée au Parlement de voter des résolutions, et pour la mission de contrôle des politiques publiques qui lui est reconnue. D'autre part l'emprise du gouvernement sur le Parlement est réduite par de la limitation de l'usage du 49-3, l'encadrement de la procédure d'urgence, l'institution d'un délai minimum entre le dépôt d'un texte et son examen en séance publique, ou encore l'obligation pour le gouvernement d'informer le Parlement sur les opérations militaires et de lui en demander l'autorisation en cas de prolongation. Quant au partage de l'ordre du jour entre le gouvernement et le Parlement, le projet de loi l'a modifié en donnant la priorité au gouvernement non pas seulement deux semaines sur quatre, mais aussi pour les lois de finances, les PLFSS, et dans quelques autres cas.

Droits nouveaux donnés aux citoyens. Possibilité pour les justiciables de soulever l'exception d'inconstitutionnalité, et création d'un défenseur des citoyens, affranchissement du Conseil supérieur de la magistrature vis-à-vis de l'exécutif.

Le projet amendé par le Parlement

Au cours des débats parlementaires, certaines dispositions ont été modifiées, en particulier la venue du président au Parlement qui aura lieu devant les deux Assemblées réunies en Congrès. D'autres ont été ajoutées :

L'inscription des langues régionales comme appartenant au patrimoine de la nation, introduite par les députés à l'article premier de la Constitution, a été supprimée par les sénateurs puis réintroduite dans le Titre XII de la Constitution.

Reconnaissance par la loi de «l'égal accès des femmes et des hommes aux responsabilités professionnelles et sociales».

Le référendum d'initiative conjointe des électeurs et du Parlement (il figurait dans les propositions du comité, mais pas dans le projet de loi).

Le Parlement a d'autre part renforcé l'encadrement du pouvoir de nomination du chef de l'État en instituant un droit de veto des commissions compétentes des Assemblées à la majorité qualifiée des trois cinquièmes. Et il a supprimé, à la demande du Sénat, le fait de dire que la composition de son collège électoral tenait compte de la population.

Le Parlement a à plusieurs reprises modifié la rédaction de l'article relatif à la ratification de l'entrée de nouveaux pays dans l'Union européenne. Le projet de loi, suivant le comité Balladur, avait suggéré de supprimer le référendum obligatoire pour la ratification de tout élargissement de l'Union européenne. Le système finalement adopté prévoit un référendum obligatoire sauf si le président de la République, saisi par les deux Assemblées, choisit la ratification par le Congrès. Les députés avaient d'abord institué une formule qui réservait l'obligation de référendum aux pays représentant plus de 5 % de la population de l'UE, c'est-à-dire en fait à la Turquie, ce que le Sénat avait refusé.

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Labels: réforme, constitution, sarkozy
18 h 33 : la réforme des institutions est adoptée de justesse - Politique - Le Monde.fr
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18 h 33 : la réforme des institutions est adoptée de justesse

LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 21.07.08 | 15h08  •  Mis à jour le 21.07.08 | 20h08
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18 h 33 : Le Parlement a adopté la réforme des institutions par 539 voix, soit une seule voix de plus que la majorité requise. Sur 906 parlementaires, 905 ont voté, et 896 suffrages sont exprimés, ce qui établissait la majorité requise à 538 voix. Le camp du "non" a obtenu 357 voix. "On a maintenant les outils pour faire un meilleur travail pour la démocratie", s'est immédiatement réjoui Bernard Accoyer, le président du Congrès.

17 h 30 : Début du vote électronique. Comme l'issue du scrutin s'annonce serrée, le dépouillement se fera deux fois, électroniquement d'abord, puis manuellement. A l'issue du vote, on connaîtra précisément le nom de ceux qui ont voté "oui" et de ceux qui ont voté "non" : par tradition, le vote en Congrès est public.

17 h 15 : "Nous venons tous à Versailles aujourd'hui pour honorer le même rendez-vous devant les Français" déclare à la tribune Jean-François Copé, président du groupe UMP à l'Assemblée. "On nous dit 'cette réforme n'intéresse pas les Français' mais c'est le Parlement qui n'intéresse pas les Français ! Ils considèrent l'Assemblée et le Sénat comme deux théâtres où, depuis cinquante ans, les élus jouent la même pièce qui commence à lasser. A la fin, c'est toujours la même histoire la majorité vote 'oui' l'opposition vote 'non'." "Tout dépend maintenant de nous, souligne-t-il, l'Histoire ne repassera pas les plats une seconde fois. Chacun est devant ses responsabilités, c'est maintenant ou jamais."

17 h : "Comment pouvez-vous justifier que vous entendez réformer les institutions de façon très importante  sans que le peuple soit consulté ?" interpelle le sénateur communiste Guy Fischer."Une réforme de la Constitution doit donner plus de pouvoir aux citoyens, rejetter cette révision sera rendre un grand service à notre pays, à la République. Nous vous y appellons solennellement."

16 h 45 : Arnaud Montebourg, qui s'exprime pour le groupe socialiste de l'Assemblée nationale, dénonce devant le Congrès une réforme qui "institutionnalise dangereusement une forme nouvelle de monocratie, c'est-à-dire tous les pouvoirs dérivant d'un seul". "Cette réforme est à mes yeux une scandaleuse et triste occasion manquée devant l'Histoire, souligne le député socialise, les refus obstinés, provoquants, parfois infantiles de prendre en considération nos demandes auront assuré la conjugaison de tous les conservatismes." Après avoir évoqué son projet de VIe République, Arnaud Montebourg conclut par ces mots : "Malheureusement, monsieur le premier ministre, nous voterons contre votre projet."

16 h 40 : "Je vous ai remis, monsieur le premier ministre, des propositions. Vous les avez repoussées d'un revers de main tant votre volonté de concentrer tous les pouvoirs est grande. Aussi les députés de la gauche démocratique et républicaine [regroupant les communistes et les Verts] rejetteront avec la plus grande fermeté" déclare à l'Hémicycle la députée communiste Marie-George Buffet.

16 h 30 : Interrogé par Le Monde.fr sur le comportement des parlementaires socialistes à son égard, Jack Lang, le seul élu PS à avoir annoncé ouvertement qu'il voterait "oui" à la réforme, est laconique : "Comme d'habitude il y a les vrais amis qui me soutiennent et il y a les autres. Je ne sais pas si la réforme passera, moi je suis nul en maths, là je n'ai qu'une envie : respirer l'air de l'été. On polémiquera plus tard."

16 h 15 : "Le mieux est souvent l'ennemi du bien. estime à la tribune Jean-Michel Baylet, sénateur de Tarn-et-Garonne, orateur pour le Parti radical de gauche (PRG). Nous regrettons que la réforme ne soit pas allée plus loin mais si nous avions, au nom de ces regrets, refusé ce que nous approuvons par ailleurs, nous aurions perdu sur les deux tableaux." "Les radicaux de gauche s'opposent sans réserve à la politique du gouvernement mais pour aujourd'hui nous avons à nous prononcer sur un sujet qui dépasse la droite et la gauche", souligne M. Baylet qui votera "oui" à la réforme.

16 h 05 : Bernard Frimat, sénateur PS du Nord et orateur pour le groupe socialiste, dénonce devant l'Hémicycle les pressions de la droite pour faire voter la réforme et "la quête inlassable de toutes les voix qui vous étaient nécessaires". "Là où nous attendions des progrès pour la démocratie, vous nous proposez le renforcement de la monocratie, conclu le sénateur du Nord. En conséquence, les sénateurs socialistes voteront contre la réforme des institutions."

16 h : François Fillon poursuit son discours et n'oublie personne. Un petit mot pour les indécis du Mouvement pour la France (MPF) : "La réforme ne changera rien à l'obligation d'un référendum pour tout élargissement européen, sauf cas particulier", explique-t-il. Un petit mot pour l'opposition : "Peut-on permettre que ce Congrès ne soit pas occulté par un autre congrès [référence au prochain congrès du PS qui doit nommer un nouveau premier secrétaire] ? Peut-on être cohérent et constructif ? Ceux qui pensent que ce texte ne va pas assez loin, ils n'avaient qu'à agir quand ils en avaient la possibilité." Avant de conclure en rappelant l'enjeu du vote : "Vous allez décider pour notre démocratie et vous allez décider pour la République."

15 h 32 : Premier orateur de l'après-midi, François Fillon a appelé le Congrès à la "cohésion nationale". "Notre Constitution n'est ni de droite ni de gauche, a déclaré le premier ministre. Elle est notre loi fondamentale, celle qui régit par-delà les partis et les alternances le fonctionnement de notre démocratie. J'en appelle à un esprit de responsabilité et de cohésion nationale." "Votre vote dessinera le visage de notre démocratie pour les décennies à venir, a-t-il insisté. Ceux qui voteront pour cette réforme le feront pour l'Histoire. Soit le renouveau, soit le statu quo, voila l'alternative et tout le reste n'est que littérature."

Labels: réforme, constitution, sarkozy
Le Figaro - Economie : Travail : la rupture à l'amiable entre en vigueur
www.lefigaro.fr/economie/2008/07/21/04001-20080721...

Travail : la rupture à l'amiable entre en vigueur

O. A.
21/07/2008 | Mise à jour : 09:23 |
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Dorénavant, un accord de «rupture conventionnelle» peut être signé par le salarié et l'employeur, à mi-chemin entre le licenciement et la démission.

Deux décrets et un arrêté parus samedi au Journal officiel concrétisent des points essentiels de l'accord sur la modernisation du marché du travail, signé en début d'année par le patronat et les syndicats (CGT exceptée), et transposé en juin dans la loi. Le premier décret crée la «rupture conventionnelle» du contrat de travail : à mi-chemin entre démission et licenciement, elle ouvre droit aux allocations-chômage. L'accord entre le salarié et l'entreprise devra être homologué par le directeur départemental du travail. Une instruction du directeur général du travail, Jean-Denis Combrexelle, sera envoyée aux intéressés dans les prochains jours. Si ce feu vert devait être contesté, la procédure aurait lieu devant les conseils de prud'hommes. Par ailleurs, le même décret précise que, en cas de licenciement, « l'indemnité ne peut être inférieure à un cinquième de mois de salaire par année d'ancienneté »,soit le double du plancher actuel pendant les dix premières années dans l'entreprise.

Le second décret abaisse à une année, au lieu de trois, la condition d'ancienneté requise pour bénéficier de l'indemnisation complémentaire versée par l'employeur en cas d'arrêt-maladie.

Labels: rupture à l'amiable, rupture conventionnelle, salarie, employeur, licenciement, démission
Un an de Sarkozy: qu'a-t-il fait de ses promesses? | Rue89
rue89.com/2008/05/05/un-an-de-sarkozy-qua-t-il-fai...

Douze mois après son élection, l'heure est au bilan. Le président français a-t-il respecté les promesses du candidat UMP?

Nicolas Sarkozy mercredi en Tunisie (Reuters)

1er août 2007: le Parlement adopte définitivement la loi Tepa (Travail, emploi, pouvoir d'achat). Plus connue sous le nom de "paquet fiscal", elle instaure un bouclier fiscal, exonère de taxes des droits de succession et défiscalise les intérêts d'emprunts immobiliers. Cette loi censée relancer l'économie française se chiffre à environ 15 milliards d'euros par an.

8 janvier 2008: en conférence de presse, Nicolas Sarkozy avoue qu'il ne peut vider "des caisses qui sont déjà vides". Tout le gouvernement reprend en coeur ce qui va devenir une ritournelle, quand certains de ses membres ne vont pas plus loin encore, tel le ministre du budget Eric Woerth:

"Le Président, quand il dit que les caisses sont vides, a raison. Les caisses ne sont pas vides, elles sont plus que vides, elles sont en déficit de 38 milliards."

Deux dates qui symbolisent le bilan plus qu'en demi-teinte de la première année du Président. Mais, lors de son interview télévisée du 24 avril, le chef de l'Etat a demandé à être jugé dans quatre ans: "Je ne peux pas faire tout, tout de suite." Dont acte. Ce qui n'empêche pas de faire un bilan d'étape en cette veille d'anniversaire de l'élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République.

Les promesses tenues

Principale des réussites de Nicolas Sarkozy relevée chaque fois qu'il est question de son bilan: avoir fait ratifier par la France le mini-traité européen ou Traité de Lisbonne. Les nonistes de 2005 sont restés farouchement opposés à ce qu'ils considèrent être le même texte que la Constitution européenne rejetée alors par référendum, mais le nouveau texte a eu au moins le mérite de sortir l'Union européenne du blocage dans lequel elle se trouvait depuis deux ans, en raison notamment de l'absence de véritable "plan B".

En politique intérieure, le chef de l'Etat peut se targuer d'avoir relégué au second plan ce qui était depuis deux décennies la préoccupation première des Français: le chômage, descendu à 7,5% de la population active. Attention cependant à ne pas y voir une victoire imputable à la seule politique gouvernementale: cette baisse, qui a commencé il y a plusieurs années, répond avant tout à une mécanique démographique, les "babyboomers" arrivant à l'âge de la retraite. Et, selon l'Insee, le taux de chômage devrait stagner cette année, alors qu'on s'attendait encore, il y a quelques mois, à la poursuite de sa baisse.

Ouvert mais ferme, c'est avec cette manière paradoxale de mener le dialogue social que Nicolas Sarkozy a fait adopter avec succès plusieurs réformes promises pourtant à une impopularité certaine. Trois particulièrement ont été adoptées après une période de tension qui aurait pu être à l'origine de grèves bien plus problématiques:

La réforme des universités. Elle fut d'abord négociée entre les syndicats étudiants et la ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse. Il a fallu l'intervention du Président l'été dernier pour freiner les velléités de la seconde et satisfaire les premiers. Finalement, ni sélection à l'entrée du master ni augmentation des frais d'inscription, mais toutes les universités "dans un délai de cinq ans" devront accéder à l'autonomie dans les domaines budgétaire et de gestion de leurs ressources humaines.

La loi sur le service minimum. Plusieurs milliers de personnes ont défilé partout en France le 31 juillet pour exprimer leur opposition au texte, mais il a finalement été adopté le 2 août, dernier jour de la session extraordinaire du Parlement. La "loi instaurant le service minimum dans les transports publics terrestres" n'est cependant qu'une loi-cadre et des accords d'entreprise ou de branche sont indispensables à son application. Le combat ne s'annonce pas moins intense dans les prochains jours avec la volonté du gouvernement d'expérimenter le service minimum d'accueil dans les écoles primaires à l'occasion de la grève des enseignants du 15 mai.

La réforme des régimes spéciaux de retraite. Ce qu'Alain Juppé avait échoué à faire en 1995, Nicolas Sarkozy y est parvenu douze ans plus tard. Après neuf jours de grève dans les transports parisiens et à la SNCF, le mouvement est suspendu et les principales organisations syndicales acceptent de s'assoir autour d'une table pour négocier. La réforme est signée. La durée de cotisation passera de 37,5 à 40 ans dès 2012, et sera de 41 ans en 2016.

Un dialogue plus difficile n'empêche toutefois pas les réformes d'être adoptées. Soulevant la colère dans la quasi totalité des milieux juridiques et judiciaires, la réforme de la carte judiciaire, emmenée par la Garde des Sceaux Rachida Dati, est sur les rails, malgré la suppression annoncée de quelque 250 tribunaux. Idem concernant les franchises médicales (50 centimes d'euro par boîte de médicaments et par acte paramédical, 2 euros par transport sanitaire, dans la limite de 50 euros par an), qui suscitent toujours des manifestations malgré leur entrée en vigueur le 1er janvier. Moins importants que prévus, eux, les non remplacements de fonctionnaires seront tout de même de un sur trois en 2008 (22900 postes en moins). Ce n'est qu'en 2009 que sera atteint l'objectif promis de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux partant à la retraite.

Les promesses partiellement tenues

Victime de ses effets d'annonce, le Président n'a pu tenir qu'en partie nombre de promesses effectuées par le candidat. A force de confondre volontarisme et précipitation, il s'est pris les pieds dans le tapis dans presque tous les domaines, tout en parvenant à sauver les apparences.

"Je gouvernerai avec un gouvernement resserré", promettait ainsi le projet présidentiel du candidat de l'UMP, en plus de prévoir un gouvernement paritaire et ouvert. Un an et deux remaniements plus tard, il n'en reste pas grande trace. Quinze ministres, huit hommes, sept femmes, des socialistes et des centristes, le compte était presque bon le 18 mai. Mais deux engraissements successifs ont plombé la volonté initiale. Depuis la défaite aux municipales, le gouvernement est composé de 38 membres, dont seulement treize femmes, et a n'a été augmenté ou modifié qu'au profit de fidèles du Président.

Volontariste, Nicolas Sarkozy l'était également à l'égard des otages faisant les gros titres de l'actualité. Après huit ans de captivité en Lybie, le chef de l'Etat, avec son épouse Cécilia Sarkozy, parvient à faire libérer les cinq infirmières bulgares et le médecin d'origine palestinienne accusés d'avoir inoculé le virus du Sida à plusieurs centaines d'enfants. Mais à quel prix? La promesse en contrepartie de la construction d'une centrale nucléaire, notamment, a choqué.

Le président de la République n'a toutefois pas réussi à mettre fin au calvaire d'Ingrid Betancourt. La Franco-Colombienne demeure entre les mains des Farc (Forces armées révolutionnaires de Colombie). Même si ses méthodes sont parfois contestées, Nicolas Sarkozy ne ménage pas ses efforts sur ce dossier: messages vidéos et envoi d'une mission humanitaires en constituent la partie visible.

L'école fournit également deux des illustrations les plus patentes. Certains enseignants ont refusé de se plier à sa demande de faire lire la lettre de Guy Môquet, jeune résistant communiste, dans tous les lycées de France. Et, devant le tollé provoqué, Nicolas Sarkozy a été contraint d'assouplir sa volonté de faire parrainer par les élèves de CM2 les 11000 enfants français victimes de la Shoah dès la rentrée 2008.

Plus loin de ces symboles à l'école, au niveau institutionnel ou sur le plan international, c'est en politique intérieure que le pensionnaire de l'Elysée rencontre le plus de difficultés à obtenir pleinement satisfaction sur les chantiers ouverts:

La loi sur la récidive. Le texte prévoit des peines plancher pour les récidivistes et des remises en cause de l'excuse de minorité, mais le Conseil constitutionnel a censuré la possibilité de placer en détention les criminels restés dangereux à l'issue de leur peine pour les condamnations prononcées avant l'adoption de la loi. Faisant peu de cas de la décision de l'instance suprême, Nicolas Sarkozy a tenté, en vain, de contourner cette interdiction.

La loi sur l'immigration. Enième texte sur le sujet initié par Nicolas Sarkozy, il a provoqué une polémique concentrée sur un seul et même article: l'amendement ADN prévoyant la possibilité de recourir à des tests génétiques pour permettre le regroupement familial. Jusqu'au sein de la majorité des élus s'en sont indignés. Il a finalement été adopté, mais vidé de sa substance.

Le Grenelle de l'environnement. Après plusieurs mois de réunions consultatives, le chef de l'Etat a présenté le 25 octobre les conclusions du Grenelle de l'environnement, un des points forts de son projet présidentiel. Saluées par les associations écologistes, elles doivent encore être traduites dans la loi. Motif de satisfaction: le gouvernement a déjà activé, suivant le principe de précaution, la clause de sauvegarde concernant le seul OGM cultivé en France, le maïs Monsanto MON810. Source d'inquiétude: le projet de loi encadrant la culture des OGM, actuellement en débat au Parlement, suscite l'inquiétude de ces mêmes associations.

Plan banlieue et RSA. Fadela Amara, secrétaire d'Etat à la Politique de la ville, et Martin Hirsch, haut commissaire aux Solidarités actives, ont de nombreux points communs: faire partie des membres du gouvernement dits "d'ouverture", avoir comme objectif de réaliser une mission quasi unique, et connaître les pires difficultés pour y parvenir. Le plan banlieue de Fadela Amara a été maintes fois repoussé pour cause officiellement d'insuffisances, officieusement de freinages d'autres ministères. Le financement du Revenu de solidarité active de Martin Hirsch a, lui aussi, longtemps été incertain, avant que le Président n'annonce le 24 avril qu'il débloquera "un milliard, un milliard et demi", quand le haut commissaire en réclame le double, et que l'argent proviendra en partie du redéploiement partiel de la prime pour l'emploi.

Les promesses non tenues

C'est la première chose à laquelle on pense quand on parle bilan: l'économie. Et c'est un échec. Le "président du pouvoir d'achat" n'habite pas à l'Elysée. En plus de l'absence de résultats de loi Tepa, le prix du carburant et des denrées de première nécessité flambe. Comme pour s'en excuser, Nicolas Sarkozy a confié qu'il n'était pas "le Père Noël". Insuffisant, lui répondent les Français qui font chaque mois de moins en moins confiance, d'après les enquêtes d'opinion, à celui qui n'avait qu'un slogan à la bouche: "Travailler plus pour gagner plus!"

Incarnation de cette impuissance: le sauvetage raté de l'aciérie de Gandrange en Moselle. "On va se battre, vous n'êtes pas seuls", promettait Nicolas Sarkozy aux ouvriers, le 4 février. La direction d'ArcelorMittal, propriétaire du site, refuse toujours de vendre à un repreneur; et licenciements et reclassement prévus sont encore en vigueur.

Il jurait d'aller "chercher la croissance avec les dents", il est donc en passe de se les casser. Le gouvernement annonce une faible prévision de croissance, entre 1,7% et 2% pour 2008, et Bruxelles le somme même de la réviser encore à la baisse. Ce ne sont pas non plus les chiffres du Budget qui rassureront: le déficit public de la France pour 2009 a été récemment revu à la hausse à 2,0% du PIB, contre 1,7% prévu initialement. Pour y remédier, Nicolas Sarkozy a fait appel aux lumières de Jacques Attali, mais ses 316 propositions pour "libérer la croissance" mécontentent jusque dans les rangs de la majorité.

La diplomatie est l'autre épine majeure dans le pied qui fait boiter Nicolas Sarkozy. Il avait promis de ne pas suivre le chemin de la diplomatie de l'ère Chirac, il emboîte dans les faits le pas à son prédécesseur, quand il ne va pas encore plus loin, notamment dans quatre dossiers:

La Russie. Nicolas Sarkozy assurait ne pas pouvoir serrer la main de Vladimir Poutine. Non seulement il n'a pas rechigné à le faire, mais il a ensuite été l'un des rares chefs d'Etat à décrocher son téléphone, début décembre, pour le féliciter de la victoire de son parti aux élections législatives. Des élections dont le bon déroulement a provoqué les "inquiétudes" de l'UE et de l'OSCE.

La Libye. En plus d'avoir promis d'équiper la Lybie lors de la libération des infirmières bulgares, le président de la République a accueilli le général Kadhafi en visite officielle en France, mi-décembre, pour quatre jours qui ont viré au supplice. Mensonge à la clé: le Guide n'a pas signé pour dix milliards d'euros de contrats, comme annoncé alors par l'Elysée.

La Françafrique. Directement inspiré par les conseillers du Président, l'appel de Jean-Marie Bockel à signer "l'acte de décès de la Françafrique" lui a coûté sa tête. Le secrétaire d'Etat à la Coopération et à la Francophonie a été relégué aux Anciens combattants lors du remaniement gouvernemental du mois de mars. Omar Bongo, le président gabonais qui réclamait sa tête, a parlé de "bonne nouvelle".

L'Afghanistan. Alors que le candidat Sarkozy se disait favorable au retrait des forces françaises d'Afghanistan, le Président a annoncé le 26 mars, devant le Parlement britannique, l'envoi sur place de 700 militaires français supplémentaires. Avant de se justifier un mois plus tard, au cours de sa dernière interview télévisée: "Ce n'est pas une guerre, puisque l'immense majorité des Afghans ont besoin de la coalition qui se trouve sur place."

Au final, un an après l'élection présidentielle, l'action de Nicolas Sarkozy peine à convaincre. Pire, elle suscite des inquiétudes. Selon un sondage CSA paru samedi dans l'hebdomadaire Marianne, 62% des personnes interrogées pensent que la France va traverser une grave crise d'ici la fin du quinquennat.

A lire aussi: Le Sarkoscope, l'évaluation continue des promesses du Président

Labels: sarkozy, bilan, 1 an, première année, 2008
Le Figaro - Economie : Fonctionnaires : les suppressions de postes par ministère
www.lefigaro.fr/economie/2008/07/15/04001-20080715...

Fonctionnaires :
les suppressions de postes
par ministère


15/07/2008 | Mise à jour : 13:30 |
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Labels: fonctionnaires, chiffres, ministères
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Fonction publique : plus de 30 000 postes supprimés en 2009 - 10/07/08
Le Premier ministre a annoncé hier matin sur RTL la suppression programmée "d'au moins 30 000 postes" dans la Fonction publique en 2009. C'est finalement entre 30 000 et 32 000 postes qui devraient être supprimés, selon Eric Woerth, ministre du Budget et des Comptes publics, auditionné hier soir par la commission des Finances du Sénat. Le gouvernement entend ainsi tenir ses objectifs de non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite et de retour à l'équilibre des finances publiques à l'horizon 2012. Près de 45 % de ces suppressions de postes concernent le seul ministère de l'Education nationale.
Labels: fonction publique, fonctionnaire, 30 000, 2009
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Les députés ont adopté hier le projet de loi réformant les 35 heures - 09/07/08
L'Assemblée nationale a adopté hier en première lecture le projet de loi sur la rénovation du dialogue social et la réforme du temps de travail. De nouvelles règles sur les contingents d'heures supplémentaires et les "forfaits jours" ont été fixées. La durée légale hebdomadaire du travail reste à 35 heures ou 1 607 heures par an. La règle des 48 heures maximum par semaine est également maintenue. Les entreprises pourront fixer par accord leur propre contingent d'heures supplémentaires et définir les modalités de compensation (majoration salariale, repos compensateur, etc.) en cas de dépassement. Elles pourront le dépasser sans autorisation de l'inspection du travail, dans la limite de 405 heures par an. Le régime des forfaits en jours, aujourd'hui réservés aux cadres et aux itinérants (VRP, notamment.), est étendu aux salariés dits autonomes. Ces forfaits passeront de 218 jours (correspondant à 35 heures de travail hebdomadaire) à 235 jours. Ces nouvelles dispositions seront examinées prochainement au Sénat.
Labels: 35h, 35 heures, cadres
Quand Nicolas Sarkozy perd patience en "off" avant son interview sur France 3 - Médias - Le Monde.fr
www.lemonde.fr/web/page/0,15-11,1-0@45-0,0.html

Quand Nicolas Sarkozy perd patience en "off" avant son interview sur France 3

LEMONDE.FR | 01.07.08 | 09h44  •  Mis à jour le 01.07.08 | 10h35
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Quelques minutes avant de passer en direct au "19/20" de France 3 pour être interrogé sur la future présidence française de l'Union européenne, le président Nicolas Sarkozy fait quelques remarques acérées sur la télévision publique, créant un climat glacial sur le plateau. Rue89 a publié ces images sur son site.

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Alors que M. Sarkozy est entre les mains de la maquilleuse et du technicien, il se rebiffe contre ce dernier qui ne répond pas à son salut : "Enfin, quand on est invité, on a le droit que les gens vous disent bonjour quand même ! Ou alors, on n'est pas dans le service public...", lance Nicolas Sarkozy, choqué par l'attitude du technicien, "... on est chez les manifestants". "Ça va changer", finit-il par dire, d'un ton déterminé.

Après avoir vanté la beauté du plateau du "19/20", Nicolas Sarkozy plaisante sur la "placardisation" de Gérard Leclerc, un des journalistes signataires d'une tribune très critique sur le réforme de l'audiovisuel public en cours, publiée la semaine dernière dans Le Monde. "Ça fait plaisir de voir M. Leclerc à l'antenne... Tu es resté combien de temps au placard ?"

S'ensuivent quelques secondes de silence gêné. Puis, juste avant de commencer l'émission, Nicolas Sarkozy suggère fortement aux journalistes présents sur le plateau : "Vous ne voulez pas me poser une question d'actualité sur Carcassonne ?" Réponse de Paul Nahon, le directeur d'information de la chaîne : "On le pensait." Paul Nahon interroge ses collègues et tranche avec une rapidité exemplaire : "Donc, on parlera de Carcassonne avec le président, après." 



Sarkozy en "off" sur le plateau de France 3
envoyé par rue89

Lors de son intervention télévisée d'une heure, Nicolas Sarkozy a évoqué le service audiovisuel public et s'est voulu rassurant : "Je ne vous laisserai pas tomber, je vous donnerai les moyens de vous développer, mais je ne regarderai pas le service public comme une petite secte qui appartient à quelques micro-organisations, qui descendent de temps en temps dans la rue."

Concernant la nomination du patron de France Télévisions, le président a estimé qu'avec le système actuel, on était "dans l'hypocrisie la plus totale".

Laura Marzouk
Labels: sarkozy, carcassone, entretien, audiovisuel public, paul nahon, france 3
Taxe professionnelle : bras de fer entre l'Elysée et Matignon - Economie - leParisien.fr
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Economie

FISCALITE.

Taxe professionnelle : bras de fer entre l'Elysée et Matignon Jannick Alimi et Olivier Baccuzat

samedi 28 juin 2008 | Le Parisien

AFP/G. CERLES ET REUTERS/C. PLATIAU.

AFP/G. CERLES ET REUTERS/C. PLATIAU.ZOOM

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L'Elysée et Bercy veulent taper vite et fort en exonérant de cette taxe tous les nouveaux investissements des entreprises. L'avantage : relancer rapidement la croissance. Matignon craint un tollé des élus locaux à la veille des élections sénatoriales.

LA REFORME peut paraître technique, elle n'en est pas moins économiquement stratégique et éminemment politique. Assez, en tout cas, pour que la révision de la taxe professionnelle soit, selon nos informations, devenue un sujet de désaccord entre l'Elysée et Bercy d'un côté, et Matignon de l'autre. « Rien n'est encore tranché, nous continuons à réfléchir », insiste-on à Matignon et à Bercy.

Sauf que l'Elysée, lui, est pressé...

De quoi s'agit-il ? On sait que, après s'être attaqué à la relance de la consommation, le gouvernement souhaitait s'atteler au soutien de l'investissement. L'une des clés du dispositif est la réforme de la taxe professionnelle, un impôt très spécifiquement français (en Europe, seul le canton de Genève, en Suisse) dispose d'une telle taxe), perçu par les collectivités locales et qui pèse surtout sur les investissements des entreprises, qu'elles soient rentables ou non. Un handicap pour l'économie française qu'ont tenté de corriger, ces dernières années, les gouvernements de droite comme de gauche, mais sans jamais oser aller jusqu'au bout de leur logique. Décidés à mettre la France au diapason de ses concurrents mondiaux, Bercy mais aussi Matignon et l'Elysée ont intégré le principe de cette réforme dans la RGPO, la révision générale des prélèvements obligatoires, qui devrait être présentée au Parlement en automne prochain. Reste à en définir les modalités. Sur lesquelles le gouvernement n'est, semble-t-il, pas à l'unisson.

L'Elysée et Bercy tablent sur cette réforme pour doper la croissance. Pour le ministère des Finances et la présidence de la République, il n'est plus temps de tergiverser. Leur projet est ambitieux : il s'agit ni plus ni moins de soustraire tout nouvel investissement de l'assiette de la taxe professionnelle. Seule subsisterait la « cotisation minimale » de 1,5 % de la valeur ajoutée. Avantages d'une telle mesure, qui a l'assentiment des milieux patronaux : son impact conjoncturel serait immédiat et de nature à doper la croissance dès sa mise en place ; en outre, en raison du différé entre l'investissement lui-même et sa taxation - ou son exonération -, l'impact fiscal ne se ferait sentir qu'en 2011... De quoi satisfaire les gardiens des finances publiques.

Matignon craint un tollé des élus locaux. Avec cette réforme, les collectivités locales perdraient quelque 25 milliards d'euros de recettes... « L'Etat compenserait ce manque à gagner », s'empresse de souligner un expert proche de Bercy. Il n'empêche. Le principe d'autonomie financière sur laquelle est bâtie toute la décentralisation serait mis à mal. Matignon, particulièrement sensible aux états d'âme des élus locaux, freine donc des quatre fers et préférerait une solution plus douce. Par exemple, une diminution progressive du plafond de cette taxe. La réforme prônée par l'Elysée et Bercy, le Premier ministre et son cabinet le savent, constituerait une « bombe » aux yeux des sénateurs. Or, il se trouve qu'un tiers d'entre eux sera renouvelé en septembre, tout comme le président de la Chambre haute. Un calendrier jugé trop risqué par François Fillon et son entourage. A l'heure, surtout où se rouvre le dossier sur une éventuelle suppression des départements

Labels: taxe, taxe professionnelle, nouvel investissement, sarkozy, elysee, matignon, françois fillon
Les petits porteurs d'Eurotunnel en colère - Economie - leParisien.fr
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Economie

TUNNEL SOUS LA MANCHE.

Les petits porteurs d'Eurotunnel en colère Eric Giacometti

jeudi 26 juin 2008 | Le Parisien

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Demain le groupe tiendra son assemblée générale. Bien que la situation financière soit assainie, les actionnaires historiques s'estiment floués. Ils exhument une promesse du candidat Sarkozy.

SOUVENEZ-VOUS, c'était le 7 avril 2004. Du jamais-vu dans le monde des grandes sociétés. Des associations de petits porteurs ruinés alliés à des investisseurs privés, dont Nicolas Miguet, renversent les dirigeants d'Eurotunnel, en quasi-faillite, et prennent le pouvoir.

Quatre ans plus tard presque tous les acteurs du putsch ont disparu. Demain, lors de l'assemblée générale à Calais (Pas-de Calais), la société pourra afficher, avec fierté, le retour des bénéfices, 1 M € net, mais les petits porteurs, qui avaient cru à des lendemains meilleurs, n'ont rien récupéré (lire l'interview d'Olivier Bidou).

« Le fond de l'affaire reste tabou »

Le cours de l'action a continué de chuter* et Joseph Gouranton, le fondateur de l'Adacte, la plus ancienne association des petits porteurs d'actions d'Eurotunnel, n'a plus de place au conseil d'administration de GET, la nouvelle société qui contrôle le groupe. Un conseil où se côtoient désormais Bernard Attali, le frère de Jacques, Pierre Bilger, l'ancien patron d'Alstom, le groupe auquel a appartenu Jacques Gounon, l'actuel PDG d'Eurotunnel, ainsi qu'un ex-collègue du cabinet de Jacques Barrot, alors ministre de la Santé. Il est vrai que siège également à ce conseil Colette Neuville, la présidente de l'Adam (Association des actionnaires minoritaires).

Les petits porteurs sont d'autant plus amers qu'ils avaient fait venir Jacques Gounon afin de les défendre. Les jetons de présence n'étaient pas négligeables. « Une année, j'ai touché 46 000 mais je les reversais intégralement à l'association », se souvient Joseph Gouranton. Interrogée, la direction actuelle veut afficher une « transparence totale », arguant de nombreuses tenues de réunions justifiant ces rémunérations. Mais le fond de l'affaire, à savoir la ruine des actionnaires historiques « reste toujours tabou », comme l'expliquait Marc Fressoz, auteur du livre « le Scandale d'Eurotunnel » (Flammarion, 2006) qui avait révélé des éléments troublants.

Désabusée, l'Adacte brandit une lettre signée du candidat Nicolas Sarkozy, datée du 20 avril 2007, avant son élection. Extraits : « Une fois le sauvetage de l'entreprise acquis, ils m'apparaîtrait normal de rechercher à faire toute la lumière sur cette affaire (...) un groupe d'experts indépendants pourrait se voir confier la mission de réexaminer l'ensemble du sujet, (...) il s'agit d'une question de justice et d'une question économique grave. »

Jacques Maillot, ancien président non exécutif, élu après le putsch (lire ci-dessous), confirme l'intérêt de Nicolas Sarkozy pour l'affaire « Je l'ai rencontré pendant une heure et demie en 2004, quand il était ministre des Finances, c'était l'un des rares hommes politiques à bien connaître le dossier et à se soucier des petits porteurs. Si j'étais à la place des actionnaires ruinés je lancerais une class action. »

* Du 10 décembre 1987 au 2 juillet 2007, l'action Eurotunnel est passée de 5,33 € à 0,15 €. Ensuite les actionnaires ont eu droit à 4 actions Eurotunnel contre 1 action du nouveau groupe baptisé GET qui, elle, est tombée de 18 € le 2 juillet 2007 à 10,28 € hier.

Labels: sarkozy, eurotunnel, petits porteurs, ruine, get
L'assurance-maladie préconise un plan de redressement de 3 milliards d'euros en 2009 - SANTE
www.lesechos.fr/info/france/4744720.htm
 

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L'assurance-maladie préconise un plan de redressement de 3 milliards d'euros en 2009
[ 24/06/08  ] - Voir les commentaires publiés (24)

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Les propositions de l'assurance-maladie pour réduire son déficit seront débattues, jeudi. La réforme de la prise en charge des maladies graves, et notamment le déremboursement partiel de certains médicaments, devrait focaliser l'attention.

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Le ministre du Budget et des Comptes publics, Eric Woerth, avait demandé à l'assurance-maladie, mercredi dernier, de lui faire des propositions afin de contenir le dérapage des dépenses. Les choses n'ont pas traîné puisque Frédéric Van Roekeghem, directeur de l'Union nationale des caisses d'assurance-maladie, présentera jeudi au conseil de l'Uncam une feuille de route ambitieuse, qui vise à ramener le déficit de 4,1 milliards d'euros cette année à 2,8 milliards en 2009, alors que la croissance « naturelle » des dépenses conduirait à un déficit de 6 milliards. Il faut, indique-t-il, « opérer un redressement de l'ordre de 3,2 milliards d'euros ».

L'essentiel (2 milliards d'euros) devra provenir de nouvelles économies. Afin de contenir la croissance des remboursements à 3,3 % en 2009, l'assurance-maladie avance des mesures classiques de baisses de prix des médicaments et de maîtrise des prescriptions. Mais elle pousse aussi à des réformes structurelles. Côté médicaments, il s'agit de s'appuyer sur une « hiérarchisation » des traitements établie par la Haute Autorité de santé (en commençant par les anti-cholestérol et les anti-ulcéreux) et de signer ensuite des contrats individuels incitant les médecins à prescrire au meilleur coût. L'assurance-maladie propose aussi une batterie de mesures visant à améliorer la productivité des hôpitaux : plan de redressement pour les 100 établis- sements les plus mal en point, offre de services aux médecins traitants, mise sous accord préalable des hôpitaux dont l'activité évolue de façon anormale, etc.

Nouvelles demandes seulement

Autre priorité : le dispositif des affections de longue durée (cancer, diabète, etc.), qui offre une prise en charge à 100 % des soins à près de 8 millions de malades, et dont le coût progresse à vive allure. Pour l'assurance-maladie, il faut « réserver le bénéfice » du dispositif ALD « aux pathologies qui sont véritablement longues et coûteuses ». Ce qui n'est notamment pas le cas des personnes souffrant d'hypertension artérielle ou de certains diabètes. La Haute Autorité avait déjà, fin 2007, proposé de retirer de la liste une partie des 32 ALD. La mesure risquant de s'avérer très impopulaire, l'Uncam propose de n'appliquer cette règle qu'aux nouvelles demandes.

Des contrats spécifiques

Elle préconise ensuite de ne plus rembourser qu'au taux normal de 35 % les médicaments à vignette bleue actuellement pris en charge à 100 % pour les personnes en ALD (sauf pour les invalides, les victimes d'accidents du travail et les soins délivrés en maternité). Avec une économie de 250 millions d'euros à la clef qu'Eric Woerth aimerait obtenir rapidement en mettant en place la mesure dès cet été. Pour justifier ce déremboursement partiel, présenté comme un « transfert » aux mutuelles et aux assurances, l'assurance-maladie souligne que cela ne ferait que stabiliser la part des dépenses prises en charge par le régime obligatoire, qui s'accroît en raison du dynamisme des ALD.

En outre, les complémentaires n'augmenteraient pas leurs tarifs si les prix des médicaments diminuent concomitamment. Mais près de 8 % de la population n'a pas de complémentaire, en dépit de l'aide accordée aux ménages modestes. D'où l'idée de l'assurance-maladie de proposer elle-même des contrats spécifiques à ces personnes.

Pour boucler le budget 2009, le directeur de l'Uncam demande enfin à l'Etat d'apporter 700 millions d'euros de recettes nouvelles et de transférer à la Cades les déficits accumulés, comme Eric Woerth s'y est engagé. Cela réduira de 400 millions les frais financiers de l'assurance-maladie.

Labels: assurance santé, santé, remboursement, eric woerth
Le gouvernement fera t-il passer la pillule ? | Café-Croissant
cafecroissant.fr/2008/le-gouvernement-passe-la-pil...

Le gouvernement fera t-il passer la pillule ?

40 lectures , Classé dans : Actualités, Politique  Le 26 juin 2008, Auteur : Garçon

Ah mais ça y est le gouvernement se lâche enfin, il est venu le temps de la libéralisation …pour de vrai.

Le ministre du Budget Eric Woerth se dit “prêt à étudier toutes les propositions de l’assurance-maladie”, dont une baisse du remboursement de certains médicaments pour les affections longue durée. Il soutient que “pour le patient ça ne change rien”.
[...]
L’idée, présentée mardi par le directeur de l’Assurance maladie, Frédéric van Roekeghem, “c’est que tous les médicaments qui ne sont pas directement liés au traitement d’une affection longue durée, tous ceux qui sont annexes, connexes, de confort ou d’accompagnement comme on dit, les vignettes bleues, seraient pris en charge à 35% par l’assurance maladie”, a ajouté le ministre.

Source : Le NouvelObs

deremboursement des medicaments de confort

Sacre farceur tout de même, nous avoir fait mijoter aussi longtemps pour enfin commencer a taillader dans la sécurité sociale. Et attention pas de main morte, c’est bel et bien pour les affections de longue durée , pas pour la prise en charge ou pas des antibiotiques pour les angines…

Alors voila la farce est simple les 65% qui ne seraient plus pris en charge le seront par les mutuelles … Roselyne Bachelot a assurée que les 7% de personnes ne disposant pas de mutuelles seront totalement couvert par l’État. Et les autres devront prier pour que les mutuelles ne répercutent pas le surcout a leur adhérents. Mais non voyons car Sainte Roselyne nous le jure les mutuelles ne monteront pas leur prix, puisque c’est un fait le prix des médicaments baissent .. Ah bon ?

Eh bien jetons un œil la dessus savoir si les prédictions de madame sont justes, et si les mutuelles vont pouvoir absorber sans broncher une facture de 250 millions d’euros par an et la prise en charge de ces 65 % :

Sur le site “les entreprises du médicament“  on apprend donc que les prix des médicaments remboursables ont baissé de 16,1 % en …17 ans. Si je comprends bien Roselyne la devine, nous annonce que cette baisse va être bien plus intense concernant les médicaments dont le directeur de l’Assurance Maladie réclame un transfert vers les mutuelles ? C’est a dire que du jour au lendemain la baisse générale de tous les prix des médicaments  permettra d’absorber cette nouvelle prise en charge ?

Omettons le fait que ce site pro pharmaceutique cité plus haut suggéré que d’un point de vue financier les labo français sont a la peine pour la rentabilité face aux autres pays….ouh les pauvres, mais ne vous inquiétez pas pour eux ils auront bientôt un boulevard pour s’en foutre plein les poches. Omettons que ce lobby fera tout ce qui est possible pour faire monter les prix de toute part…

425

Bon et bien pourtant on voit bien que les médicaments non remboursables ceux donc pris en charge par les mutuelles, eux sont en constante augmentation , donc en faisant passer les médicaments a vignette bleu dans la sphère du privée sans apporter de règlementation ( comme un prix plancher sur 10 ans par exemple, ce qu’aucun intervenant du gouvernement n’a mentionné et que bien évidemment les mutuelles ne veulent pas) et bien nous verrons inexorablement le prix de ces médocs monter. Résultat, une chimiothérapie sera prise en charge a 100% en revanche les médicaments permettant de supporter les effets secondaires ne le seront plus que a 35 % le reste sera remboursé suivant les termes de votre complémentaire, si elle juge acceptable et nécessaire votre traitement. Cette logique est la même pour les autres ALD : sida, cancer, leucodystrophies, mucovisidose, diabète, myopathie…etc

Si les mutuelles ne remboursent pas a 100% ces médocs de longues durée comme c’est prévisible pour des raisons de rentabilité a moyen terme et bien les pauvres pourront survivre dans la douleur et les autres pourront regarder le cours de leur actions pharmaceutiques monter sans peine… Bon je caricature un peu la, écoutons un peu la revue de presse en vidéo du Monde :

Comme je vis dans un pays ou la solidarité pour la santé n’existe pas (ou très peu) et que le seul recours provient des assurances privées, je vous laisse vous replonger dans mon témoignage vis a vis de la santé aux USA, afin de vous donner une idée de ce qui se trame via la privatisation du système de santé

Avant de vous quitter il y a quand même un peu de positif la dedans, les députés de gauche sont vraiment pas d’accord ainsi qu’un certain nombre non négligeable a droite n’étant pas prêt a adhérer a la proposition du directeur de la CNAM, Même Mariani et Debré se sont prononcés contre!

Comme quoi tout n’est pas perdu…encore.

Quelques autres sources:

Labels: roseline bachelot, santé, remboursement, mutuelle, affections longue durée
Un système à l'Américaine, ASSURANCE-MALADIE
tempsreel.nouvelobs.com/actualites/opinions/commen...
ASSURANCE-MALADIE

Un système à l’Américaine

LE DIRECTEUR de l'Union nationale des caisses d'assurance maladie est pour le gouvernement le poisson-pilote idéal. Ce libéral de choc, que les directeurs des caisses primaires appellent "Rocky", milite en faveur d'une assurance-maladie qui "cesse d'être un payeur aveugle", "pour passer d'une logique de coût à une logique de retour sur investissement". Son objectif est d’économiser plus de trois milliards d'euros en 2009. Et que propose-t-il ? De ne plus rembourser à 100% certains des médicaments traitant les affections de longue durée, ce qui n’a pas manqué de soulever le tollé des associations concernées. Cette proposition équivaut en quelque sorte à l’introduction d’une nouvelle "double peine" : on subit une maladie handicapante et en plus on paye chers ces traitements très lourds. La fin de la prise en charge à 100% des affections de longue durée "confirmerait la mort de l'assurance maladie", écrit l'association de défense des malades du sida. C’est le cœur même du système de solidarité qui est visé, chacun bénéficiant de la Sécurité sociale en fonction de ses besoins et y contribuant en fonction de ses moyens. C’est la poursuite d’une politique où seule la minorité disposant d’une mutuelle pourra faire face aux dépenses de santé. Ces mutuelles sont, pour 24 % d’entre elles, aux mains de grandes firmes multinationales de l'assurance. En fait, en transférant les remboursements de la Sécurité sociale vers ces mutuelles, on irait vers une privatisation de la santé à l’américaine. Tout ça pour économiser plus de trois milliards d'euros en 2009, alors qu’en avril 2007, un rapport de l'IGAS concluait que les dépassements d’honoraires des médecins du secteur conventionné ont connu "une augmentation importante depuis dix ans" pour représenter "près de deux milliards d'euros", devenant un "obstacle à l'accès aux soins". Mais il vaut mieux, dans la galaxie sarkozyste, s’attaquer aux familles modestes, aux chômeurs, aux prestataires sociaux qu’à sa base électorale naturelle. En mars 2007, les sondages ne donnaient-ils pas au candidat Sarkozy 39% chez les médecins ? Malgré le démenti rapide de plusieurs membres du gouvernement, cette proposition ressemble fort à un ballon d’essai. Pour Nicolas Sarkozy, qui disait récemment qu’il "voulait mettre les victimes au coeur de tout", cette avancée ressemble au fort, dans la ligne des "franchises médicales", aux autres ballons d’essai qu’étaient les menaces sur la carte famille nombreuse de la SNCF, sur les allocations familiales ou sur l'allocation de rentrée scolaire.

Jean-Marcel Bouguereau
Labels: assurance santé, privatisation, soins, franchises médicales
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L'allocation de rentrée scolaire sera modulée en fonction de l'âge des enfants - 23/06/08
Nadine Morano, la secrétaire d'Etat à la Famille, a annoncé, vendredi, le déblocage d'un budget supplémentaire de 50 millions d'euros pour l'allocation de rentrée scolaire (ARS). Cette allocation sera, dès la rentrée 2008, modulée en fonction de l'âge des enfants. Pour les élèves jusqu'à 10 ans, le montant de l'ARS reste inchangé, à 272,57 €. En revanche, pour les 11-14 ans, elle passe à 287,57 €, et pour les 15-18 ans à 297,57 €, soit 15 € supplémentaires pour les collégiens et 25 € pour les lycéens.
Labels: rentrée scolaire, allocation
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Croissance : baisse de régime (20/06/08)

Selon une note de conjoncture publiée par l'Insee, trois évolutions continuent de peser sur l'économie mondiale et incitent les banques à freiner le crédit : la chute de la construction immobilière, le renchérissement des matières premières agricoles et pétrolières et la crise des marchés financiers. La France s'est tenue jusqu'ici à l'écart du ralentissement mondial, affichant encore une croissance du PIB au premier trimestre (+0,6 %). Mais les enquêtes de conjoncture signalent désormais un retournement de situation. Le ralentissement de l'économie mondiale pèse sur les carnets de commandes des entreprises et la consommation des ménages français, qui pâtit d'une reprise de l'inflation, s'affaiblit. En outre, la France subit à son tour un retournement du marché immobilier. L'investissement résidentiel des ménages, encore en croissance l'année dernière, devrait baisser en 2008, comme le laisse entrevoir la chute des mises en chantier au début de l'année. Sur l'ensemble de l'année 2008, le taux de croissance de l'économie française devrait être limité à 1,6 %. Enfin, la baisse du chômage devrait s'interrompre : le taux de chômage s'établirait à 7,1 % en France métropolitaine en fin d'année.

Labels: croissance, indices économiques, construction, matières premières, marchés financiers, crise
Prises de bec sur les langues régionales - Le fil idées - Télérama.fr
www.telerama.fr/idees/chasse-croise-le-debat-de-te...

Prises de bec sur les langues régionales

Le 22 juin 2008 à 12h00 Réagissez réagissez Envoyez à un ami envoyez à un ami   Imprimez imprimez
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LE FIL IDéES - Faut il graver dans la Constitution que le breton, le corse,l’occitan et les 75 langues régionales “appartiennent au patrimoine de la nation” ? Le Parlement s'empoigne sur la question. L'Académie, furibarde, dénonce une “atteinte à l'identité nationale” ! Anne Marie Le Pourhiet, professeur de droit public à l’université de Rennes 1, apporte la contradiction à Jean Luc Warsmann, président de la commission des lois à l'Assemblée et auteur de l'amendement reconnaissant les langues régionales. Un débat sur la France et son identité, présenté par Thierry Leclère.

Débat animé par Thierry Leclère
Réalisation : Bertrand Beuf

Labels: langues régionales, identité nationale, amendement, académie
Le Figaro - Politique : Besancenot, meilleur opposant à Sarkozy
www.lefigaro.fr/politique/2008/06/20/01002-2008062...

Besancenot, meilleur opposant à Sarkozy

Rodolphe Geisler
19/06/2008 | Mise à jour : 21:54 |
Commentaires 53
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Olivier Besancenot dame le pion des dirigeants du PS dans la bataille contre Nicolas Sarkozy.
Olivier Besancenot dame le pion des dirigeants du PS dans la bataille contre Nicolas Sarkozy. Crédits photo : ASSOCIATED PRESS

Selon notre sondage OpinionWay, le leader de la LCR devance largement Delanoë ou Royal dans l'électorat de gauche.

Mauvaise nouvelle pour le Parti socialiste et tous les prétendants à la succession de François Hollande. Selon notre baromètre OpinionWay Le Figaro-LCI, Olivier Besancenot est perçu par 17 % des Français comme ayant été au cours du mois dernier «le meilleur opposant à Nicolas Sarkozy». Le porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), qui gagne 13 points depuis notre baromètre du mois d'avril, prend ainsi le leadership de l'opposition, loin devant le maire de Paris, Bertrand Delanoë (13 %) et, surtout, devant l'ancienne candidate PS à la présidentielle, Ségolène Royal, à égalité avec François Hollande (9 %).

L'écart entre le leader trotskiste et les responsables socialistes se creuse encore plus nettement auprès des sympathisants de gauche : 26 % répondent Besancenot, contre 19 % Delanoë, 11 % Hollande et 10 % Royal.

Toujours parmi les personnalités socialistes, seuls 2 % des Français citent le nom de la maire de Lille, Martine Aubry (4 % parmi les sympathisants de gauche), malgré son retour sur le devant de la scène médiatique le mois dernier. Le député maire d'Évry, Manuel Valls, peine également à tirer son épingle du jeu et est donné par 4 % des interrogés, mais par seulement 1 % des sympathisants de gauche.

Proche de la rue

Ce n'est pas la première fois que le très médiatique Olivier Besancenot s'impose en tête des personnalités exprimant le mieux l'opposition à Nicolas Sarkozy. Ce fut déjà le cas en novembre 2007.

Faut-il y voir un effet «Vivement dimanche», l'émission de Michel Drucker, dont il fut l'invité tout un après-midi début mai sur France 2 ? Sans doute, mais pas uniquement. Le leader d'extrême gauche profite aussi du vide laissé par un PS, qui, aux yeux de nombreux Français, semble plus intéressé par l'organisation de son congrès, en novembre prochain, que par les revendications de la rue. Cette semaine encore, Besancenot était de toutes les manifestations. Aux côtés des syndicats à Paris, mardi, ou encore la veille auprès des salariés de l'entreprise Philips EGP à Dreux, en présence de sa rivale trotskiste Arlette Laguiller qui en dit désormais le plus grand bien. Le soir après les manifestations, François Hollande était quant à lui l'invité sur M6 de l'émission… «100 % Euro», pour commenter les résultats de l'équipe de France de football face à l'Italie !

Par rapport aux socialistes, la force de Besancenot est de s'adresser aux gens pour leur parler de leurs problèmes. Pas des siens ou de ses propres ambitions. «Contrairement aux responsables socialistes, ce n'est pas l'échéance de 2012 qui me préoccupe, mais la situation des gens», ne cesse-t-il de répéter.

Convertir son capital sympathie

Mais cette posture a aussi son revers. Le vrai problème de Besancenot est de trouver comment convertir sa popularité dans les urnes. Car, quand bien même son Nouveau parti anticapitaliste (NPA) a des chances de capter une frange de l'électorat gauchiste du PS et de profiter de la quasi-disparition du PCF (Marie-George Buffet n'est citée que par 1 % des sondés), la France n'est pas l'Allemagne. Et le NPA, tant que le mode de scrutin pour les législatives ne sera pas modifié, ne pourra jamais décrocher autant de sièges que Die Linke. Ce qui n'en demeure pas moins une épine dans le pied du PS, comme Le Pen le fut pour le RPR dans les années 1980 et 1990.

Labels: besancenot, sondages
Le Figaro - Economie : Nicolas Sarkozy est-il en train de gagner le pari des réformes ?
www.lefigaro.fr/economie/2008/06/11/04001-20080611...

Nicolas Sarkozy est-il en train de gagner le pari des réformes ?


11/06/2008 | Mise à jour : 11:18 |
Commentaires 41
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AVEC PUBLIC SÉNAT - La mobilisation chez les fonctionnaires comme à la SNCF a été peu suivie hier. Les mouvements sociaux ont eu lieu sur fond de division syndicale, la CFDT étant absente des cortèges.

Labels: réformes, syndicats, fonctionnaires, SNCF
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Le nombre d'allocataires du RMI continue de baisser (11/06/08)

Le nombre d'allocataires du revenu minimum d'insertion a diminiué de 1,8 % au premier trimestre 2008 et de 6,6 % entre mars 2007 et mars 2008, selon les derniers chiffres de la Drees (ministère du Travail et des Relations sociales). On dénombrait ainsi 1,13 million de foyers percevant le RMI en France au 31 mars 2008. "Cette baisse résulte largement de l'évolution favorable du marché du travail jusqu'à la fin 2007", indiquent les auteurs de l'étude.

Labels: rmi, allocataires du revenu minimum d'insertion
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Près de 8 Français sur 10 ne sont pas intéressés par le rachat de RTT (10/06/08)

Selon un sondage LH2-Institut de l'entreprise, publié ce matin dans "Les Echos", 79 % des salariés interrogés n'envisagent pas de faire racheter des jours de RTT, contre 11 % ayant répondu "oui" et 10 % ne s'étant pas prononcé. Le "non" atteint même 82 % chez les "25-34 ans" et les "35-49 ans", 81 % chez les cadres et les professions intellectuelles supérieures (81 %).

Labels: rtt, rachat, 8 français sur 10
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L'offre d'emploi "raisonnable" présentée en Conseil des ministres - 11/06/08
Un projet de loi relatif à l'assurance chômage est présenté ce matin en Conseil des ministres. Ce texte introduit la notion d'offre d'emploi "raisonnable" qui entraînerait un durcissement des sanctions à l'égard des chômeurs. Ainsi, après trois mois de chômage, un demandeur d'emploi ne pourrait pas refuser une offre rémunérée à 95 % de son ancien salaire qui tiendrait compte de ses qualifications, de son expérience, de sa situation familiale et personnelle et de la situation locale du marché du travail. Au bout de six mois, il ne pourrait décliner plus de deux offres rémunérées à 80 % du salaire précédent et comportant un trajet maximal aller-retour de 60 km, ou 2 heures de transport en commun par jour. Au bout d'un an, le demandeur d'emploi serait obligé d'accepter un emploi rémunéré à un salaire supérieur à l'allocation, sous peine d'être radié pendant 2 mois de l'assurance-chômage. En contrepartie, il est prévu un meilleur accompagnement des demandeurs d'emploi par les services de l'ANPE. Le texte sera examiné par le Sénat en premier lieu, du 23 au 25 juin, et devra être adopté avant les vacances d'été.
Labels: offre d'emploi, raisonnable
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Epargne salariale : l'intéressement devient presque obligatoire... - 27/05/08
Nicolas Sarkozy a dévoilé hier un projet de loi sur l'intéressement et la participation qui sera soumis aux partenaires sociaux pour concertation avant d'être examiné par le Parlement à l'automne. L'objectif visé est de doubler le montant global des primes versées chaque année au titre de l'intéressement, soit 16 milliards d'euros à l'horizon 2012. Le texte prévoit d'inciter les entreprises, et principalement les PME, à conclure des accords d'intéressement, lesquels sont actuellement facultatifs. Les entreprises qui concluront pour la première fois un accord devraient bénéficier d'un crédit d'impôt pendant 3 ans de 20 % sur la totalité des sommes versées. Les entreprises dotées d'un accord mais qui renégocieront des dispositions plus avantageuses devraient bénéficier du même crédit d'impôt, pendant 3 ans également, assis sur le surplus d'intéressement distribué. Un bilan sera fait en 2010. Si les entreprises ne jouent pas le jeu, "nous envisagerons de mettre en place un dispositif spécifique et obligatoire", a précisé le Chef de l'Etat. S'agissant de la participation, le salarié pourrait à l'avenir avoir le choix entre bloquer les sommes distribuées pendant 5 ans ou les utiliser immédiatement, auquel cas, ces sommes seraient soumises à l'impôt sur le revenu.
Labels: intéressement, épargne salariale
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Social : allégements de charges sous conditions et changement de la date de revalorisation du Smic - 27/05/08
En parallèle des mesures annoncées hier sur l'épargne salariale, Nicolas Sarkozy a réaffirmé le principe de "donnant-donnant" au sujet des allégements de charges sociales consentis aux entreprises de plus de 50 salariés. Actuellement, ces allégements sont normalement conditionnés à une obligation annuelle de négociation des salaires. Cette obligation n'est pas respectée aujourd'hui par près de 25 % des entreprises. Le projet de loi présenté hier prévoit donc que les entreprises concernées verront leurs allégements de charges diminués de 10 %. Des pénalités toucheront également les branches professionnelles dans lesquelles aucune négociation salariale ne sera entamée alors que leurs minima sont encore en dessous du Smic. Par ailleurs, la date de revalorisation du Smic sera fixée le 1er janvier à compter du 01.01.2009 (ou 01.01.2010 selon la date d'adoption du texte de loi). La mesure vise à accorder niveau du Smic et calendrier des négociations salariales dans bon nombre de branches professionnelles.
Labels: allègements charges, charges sociales, revalorisation smic, smic
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Retraite : les jobs d'été compte aussi - 09/08/07
La Caisse nationale d'assurance vieillesse rappelle dans un communiqué que les jobs d'été salariés sont pris en compte pour le calcul de la retraite de base. Deux cas de figure se présentent : le salarié est déjà immatriculé à la Sécurité sociale (exemple : régime étudiant), un compte retraite sous son numéro d'immatriculation sera ouvert. Deuxième possibilité : c'est son premier emploi, celui-ci déclenchera simultanément son immatriculation à la Sécurité sociale et une ouverture de compte. La CNAV précise qu'un unique salaire mensuel de 1 654 € brut suffit, en 2007, pour valider un trimestre d'assurance au régime général. Par ailleurs, tout salarié peut demander son relevé de carrière par courrier et/ou le consulter en ligne après avoir rempli au préalable un questionnaire et obtenu un code confidentiel (www.retraite.cnav.fr).
ContreInfo :: Retraites, le rendez-vous manqué, par Philippe Frémeaux          
contreinfo.info/article.php3?id_article=2007
Retraites, le rendez-vous manqué, par Philippe Frémeaux
25 mai 2008

« Le passage à quarante et un an aura pour principal effet de rejeter dans la pauvreté un nombre croissant de retraités qui ne pourront bénéficier d’une retraite à taux plein. » Philippe Frémeaux est directeur de rédaction d’Alternatives Economiques.

Philippe Frémeaux, Alternatives Economiques, 23 Mai 2008

La loi Fillon sur les retraites, votée en 2003, avait une grande qualité : elle instituait un rendez-vous périodique, tous les cinq ans, entre l’Etat et les partenaires sociaux afin de réviser les paramètres du système. Tout régime de retraite par répartition, parce qu’il est fondé sur la solidarité entre générations, n’est légitime que si les principes qui le fondent ne sont pas constamment remis en cause. Mais il lui faut aussi, pour conserver sa légitimité, anticiper les mutations de la démographie ou de l’emploi susceptibles de menacer sa pérennité.

Ce rendez-vous de 2008 était donc nécessaire. Mais, pour qu’il prenne son sens, encore fallait-il que la négociation soit menée de manière ouverte, sans que ses conclusions soient définies avant toute discussion. Or, dès l’an passé, le gouvernement n’a cessé d’affirmer qu’il était indispensable de porter à quarante et un ans le nombre d’années de cotisations nécessaire pour bénéficier d’une retraite à taux plein. Cet allongement faisait certes partie des scénarios établis en 2003. Mais l’évolution favorable de notre situation démographique le rend désormais moins incontournable.

Le gouvernement instrumentalise les déficits immédiats de la Caisse nationale d’assurance vieillesse pour justifier cette mesure. Or, ces déficits ne sont pas liés à une insuffisance de la durée de cotisations nécessaire pour bénéficier d’une retraite à taux plein. Ils résultent plutôt de la faiblesse de l’activité et de l’insuffisant développement de l’emploi qui en découle. Ils s’expliquent aussi par le succès du dispositif décidé voici cinq ans, qui a permis aux personnes ayant commencé à travailler très jeune de partir en retraite de manière anticipée.

Il tient enfin au fait que les objectifs affichés en 2003 en termes d’allongement des carrières des seniors sont loin d’avoir été atteints. Les conditions d’un tel allongement, pourtant bien identifiées à l’époque, n’ont en effet pas été établies : les négociations prévues alors sur la prise en compte de la pénibilité du travail n’ont toujours pas abouti. Or, celles-ci sont un préalable à tout allongement général des durées de cotisations, en permettant aux salariés qui ont subi des conditions de travail difficiles de partir dans des conditions plus favorables. Parallèlement, les entreprises n’ont pas fait l’effort nécessaire pour adapter les conditions et l’organisation du travail et rendre acceptable le maintien en activité de salariés vieillissants.

La progression continue de l’espérance de vie justifie certes d’ouvrir le débat sur un éventuel report de l’âge de fin d’activité via un prolongement des carrières. Imposer un passage à quarante et un ans n’aurait ainsi rien de scandaleux si cela permettait de maintenir, voire d’améliorer, le niveau des pensions tout en évitant une trop forte progression des cotisations prélevées sur les actifs. Mais ce n’est pas la situation présente. L’âge moyen de départ à la retraite demeure autour de 58 ans.

Parce que les salariés âgés n’ont souvent qu’une seule envie : partir le plus rapidement possible en retraite, quand ils ne sont pas poussés dehors par leur employeur, qui souhaite les remplacer par des jeunes parfois mieux formés et, surtout, moins coûteux. Dans un tel contexte, le passage à quarante et un an aura pour principal effet de rejeter dans la pauvreté un nombre croissant de retraités qui ne pourront bénéficier d’une retraite à taux plein.

Lire aussi : Le Dossier retraites d’Alternatives Economiques

Labels: retraite, 58 ans, 2008, réforme
Le choc de défiance, NICOLAS SARKOZY FACE A L'AGITATION SOCIALE
tempsreel.nouvelobs.com/actualites/opinions/commen...
NICOLAS SARKOZY FACE A L'AGITATION SOCIALE

Le choc de défiance

MEME SI on n’avait pas voté pour lui, on croyait avoir élu un Président efficace, bien préparé, dont la gestion allait être à la mesure d’une campagne menée tambour battant. En fait on a hérité d’un président que tous les gens qui l’ont approché décrivent comme caractériel, au point qu’il inquiète même sa majorité, qu’il déstabilise son Premier ministre et surtout qu’il gouverne à la godille. Ou est la rupture ? Chirac doit boire du petit lait. Car en matière de godille, il pourrait lui donner quelques leçons. Les manifestations n’ont pas été le raz-de-marée espéré par les leaders syndicaux mais pas non plus le flop attendu par le gouvernement. Objectif : pousser le gouvernement à amender son projet, alors que les critiques se multiplient. Prenez la Présidente de la Caisse Nationale d’Assurance vieillesse, Danièle Karniewicz. Pour elle "le gouvernement doit modifier la copie sur la réforme des retraites, car il ne propose rien de tangible pour y parvenir (...) Le problème du plan qui nous est proposé c'est qu'il fait reposer tous les efforts sur les salariés. (…) Le gouvernement n'aborde la sauvegarde du régime par répartition que par le biais de l'allongement de la durée de cotisation, il refuse obstinément de débattre de la question du financement des retraites, et des régimes sociaux en général, alors que des ressources nouvelles sont indispensables (…) De plus, ces mesures ne garantissent absolument pas un retour des comptes à l'équilibre, c'est même le contraire, puisqu'il y a plus de mesures qui coûtent que de mesures qui rapportent dans ce plan" ! L’analyse de Danièle Karniewicz va même plus loin puisqu’elle prédit que le projet adopté en l’état ne ferait qu’aggraver la situation actuelle : il n’apporterait en aucun cas un "retour à l’équilibre des comptes". Quant au Président du Conseil d’orientation des retraites, Raphaël Hadas-Lebel, il estime que cet allongement ne suffira pas "à lui seul, à assurer l'équilibre du système de retraite". Mais il n’y a pas que les retraites. Il y a les pêcheurs qui ont poursuivi hier le blocus de ports ou de dépôts de carburant tandis que d'autres ont repris la mer au lendemain de l'annonce de l'accélération du plan gouvernemental de 110 millions d'euros. Un plan qui va ouvrir la boite de pandore pour d’autres professions qui elles aussi souffrent du poids de la facture pétrolière. Qui avait parlé de choc de confiance. C’est de choc de défiance qu’il s’agit. Jean-Marcel Bouguereau

Labels: sarkozy, agitation sociale, 2008, retraite
Le Figaro - Economie : Révolution syndicale dans la fonction publique
www.lefigaro.fr/economie/2008/05/24/04001-20080524...

Révolution syndicale dans
la fonction publique

Olivier Auguste
23/05/2008 | Mise à jour : 20:29 |
Commentaires 13
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Six fédérations sur huit, dont la FSU, la CGT et Solidaires, vont signer l'accord sur la démocratie sociale.

Au-delà des plus folles espérances du gouvernement ! Une semaine après une grève des fonctionnaires la CGT veut remettre cela le 6 juin , au lendemain d'une mobilisation unitaire sur les retraites et alors que des conflits importants perdurent, notamment sur le non-remplacement d'un agent sur deux partant en retraite, cinq fédérations ont annoncé vendredi qu'elles signeraient l'accord sur le dialogue social dans la fonction publique : CFDT, CGT, FSU, Solidaires et Unsa. Sauf surprise, la CGC suivra lundi ; seule la CFTC fera défaut, et sans doute FO.

La FSU (enseignants) n'avait plus signé d'accord concernant l'ensemble des fonctionnaires depuis 2001. Solidaires (SUD) n'en a signé aucun depuis son entrée officielle parmi les fédérations de fonctionnaires. Quant à la CGT, premier syndicat de fonctionnaires, son engagement paraît logique, car le texte est favorable aux grands syndicats et décline la « position commune » qu'elle a paraphée dans le privé avec la CFDT, le Medef et la CGPME. Il n'empêche ! La CGT n'a jamais signé d'accord « fonction publique » depuis l'après-guerre, à en croire les archives gouvernementales.

Voilà pourquoi les ministres Éric Woerth et André Santini ne boudent pas leur plaisir. Le texte « instaure une vraie démocratie sociale dans la fonction publique », explique ce dernier. Dans toutes les instances de dialogue entre l'administration et ses agents, ces derniers seront représentés par des élus et non plus des délégués désignés par les syndicats, comme actuellement dans certaines commissions. Les contractuels pourront voter à toutes ces élections qui auront toutes lieu en même temps, tous les quatre ans (une façon d'éviter la campagne électorale permanente).

La culture de compromis

À partir de 2013, seuls les syndicats ayant recueilli un nombre minimal de voix lors de ces élections seront « représentatifs », c'est-à-dire habilités à négocier. En outre, pour que ces accords s'appliquent, ils devront recueillir la signature d'organisations représentant la moitié des agents.

Cette logique d'accord majoritaire doit favoriser le passage d'une culture d'affrontement à une culture de compromis (lire page 19). Une période transitoire, jusqu'en 2013, prévoit que la signature de deux syndicats représentant 20 % des agents suffira à valider un accord, sauf si les syndicats majoritaires s'y opposent. Ce dispositif va plus loin que la « position commune » du privé, qui ne fixe pas d'échéance pour l'accord majoritaire, se contentant de prévoir une transition commençant en 2012.

L'accord renforce la légitimité et le poids des grands syndicats, qui deviendront incontournables dans le dialogue social (CGT, FSU, CFDT). La FSU a néanmoins fait part d'une « exigence » essentielle, sans en faire une condition de sa signature : elle refuse que les grévistes aient à se déclarer à l'avance. Or c'est exactement le projet du gouvernement à l'Éducation, pour instaurer le service minimum d'accueil. La FSU ne manquera pas de dénoncer l'incohérence de l'exécutif s'il passe en force, tout en soulignant l'importance du dialogue social… Bercy et l'Élysée rétorquent que le syndicat est « hors sujet », car le service minimum relève de la loi et ne se négocie pas.

Si des syndicats plus petits signent, c'est parce qu'ils ont obtenu la garantie plus ou moins formelle de rester représentatifs à l'issue de la réforme (CGC) et de pouvoir présenter des candidats à toutes les élections (Solidaires). Seuls les signataires participeront au comité chargé de mettre en œuvre ces mesures, ce qui a aussi pesé : malgré des ­réticences, Unsa et Solidaires ont jugé utile de pouvoir « peser de l'intérieur ».

La CFTC, en revanche, a suivi sa confédération, qui s'oppose à la « position commune » au nom de la diversité syndicale. La même ligne semble prévaloir chez FO, muette vendredi.

Labels: syndicat, fonction publique
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Allocations familiales : majoration unique en application (29/04/08)

Le décret permettant l'application de la majoration unique des allocations familiales à 14 ans est publié ce matin au Journal officiel. Cette mesure concernera les enfants dont le onzième anniversaire sera postérieur au 30 avril 2008. Le décret précise également que le montant de la majoration sera égal à 16 % de la base annuelle de calcul des prestations familiales, soit 60,16 euros.

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Labels: allocation familiale
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La loi de modernisation de l'économie présentée aujourd'hui en conseil des ministres - 28/04/08
Le projet de loi de modernisation de l'économie (LME) doit être présenté ce lundi en conseil des ministres avant d'être débattu en mai au Parlement. Le texte s'articule autour de quatre volets : l'entrepreneur, la concurrence, l'attractivité du territoire et le financement de l'économie. La plus grande partie est consacrée au statut de l'entrepreneur, dont les démarches administratives vont être simplifiées. Parmi ces mesures, on peut citer le paiement de charges fiscales et sociales sur la base d'un forfait, la diminution des obligations administratives, la réduction des délais de paiement ou encore l'abaissement des droits de mutation. L'autre grand volet est consacré à la concurrence. Le texte vise notamment une baisse des prix dans la grande distribution. Il instaure la libre négociation des tarifs entre les industriels et les distributeurs. Le gouvernement veut également introduire deux semaines supplémentaires de soldes chaque année à des dates librement choisies par les commerçants. Le projet valide également la généralisation de la distribution du Livret A à toutes les banques. En revanche ne figurent dans le LME ni l'ouverture des commerces le dimanche ni les actions de groupe (class actions) permettant à plusieurs personnes subissant le même préjudice de regrouper leur plainte.
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Le Président Sarkozy maintient le cap des réformes - 25/04/08
Lors d'un entretien télévisé, le chef de l'État a réaffirmé hier sa volonté de maintenir le cap des réformes et a prôné leur nécessaire accélération dans un contexte international difficile. Il a confirmé la généralisation du revenu de solidarité active (RSA) en 2009 qui serait financé en partie par un redéploiement des crédits consacrés actuellement à la prime pour l'emploi. Il a également indiqué que, dans les quinze prochains jours, un texte sera présenté au Parlement sur l'intéressement et la participation. Les PME de moins de 50 salariés qui redistribueraient une partie de leurs profits à leurs salariés bénéficieraient d'une réduction d'impôt sur les sociétés. Par ailleurs, il a confirmé le passage à 41 ans de cotisations pour l'obtention d'une retraite à taux plein et a demandé que "soit désormais possible de cumuler sa retraite liquidée avec le salaire d'un emploi".
Labels: réforme, rsa, 41 ans, cotisation, 2008, intéressement, participation
Le Figaro - Economie : Quatre «Nobel» pour mesurerla vraie richesse de la France
www.lefigaro.fr/economie/2008/04/24/04001-20080424...

Quatre «Nobel» pour mesurer
la vraie richesse de la France

Cyrille Lachèvre
24/04/2008 | Mise à jour : 09:10 |
Commentaires 2
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La commission Stiglitz a débuté mercredi ses travaux sur «la performance économique et le progrès social».

Annoncée en grande pompe par Nicolas Sarkozy le 8 janvier dernier, la commission Stiglitz s'est discrètement réunie mercredi pour la première fois. Dans un lieu incongru : les salons du ministère de la Fonction publique plutôt réputés jusqu'à présent pour héberger les interminables négociations salariales des fonctionnaires. Ils abriteront, désormais, des discussions plus conceptuelles puisque les 26 membres de la commission ont vocation à y siéger trois ou quatre fois au moins d'ici la fin de l'année. Invités à dîner par le ministre de l'Économie et de l'Emploi, Christine Lagarde, ces universitaires venus du monde entier ont précisé le champ de leurs travaux.

Il ne s'agira pas de mesurer le bonheur ou le bien-être de la France. «Cela aurait été déplacé, dans le climat actuel d'envolée des prix alimentaires et énergétiques», reconnaît-on au ministère de l'Économie. Plus prosaïquement, donc, ils devront déterminer «la mesure de la performance économique et du progrès social», conformément à la feuille de route initialement fixée par le chef de l'État : «Il faut réfléchir aux limites de notre comptabilité nationale et mieux prendre en compte les conditions réelles et la qualité de vie des Français.»

Sur le papier, le groupe a fière allure, avec quatre Prix Nobel d'économie : outre son président, l'Américain Joseph Stiglitz, et son vice-président, l'Indien Amartya Sen, on y retrouve Daniel Kahnemann, de Princetown, et James Heckman, de Chicago. Les économistes français (un quart des membres), seront conduits par Jean-Paul Fitoussi, président de l'OFCE, qui assurera le rôle de coordinateur général.

De quoi vont-ils parler ? «Nous allons étudier de nouveaux indicateurs, tels que la mesure du temps, par exemple, très utile pour mesurer l'évolution de la qualité de vie, ou encore la question de l'allongement de la durée de vie à bien-être constant, qui montre les progrès du système de santé», détaille Enrico Giovannini, chef du département statistique de l'OCDE.

«Soyez pédagogues»

Pourquoi, aussi, continuer à raisonner en produit intérieur brut (PIB) plutôt qu'en produit intérieur net (PIN) qui prend en compte l'amortissement des investissements publics et permet de mieux mesurer les efforts des pays en matière de dépenses d'avenir ? «Tous ces indicateurs existent, ce qui manquait jusqu'à présent, c'était la volonté politique de les mettre en avant», explique Joseph Stiglitz, heureux de voir que la France ait décidé de franchir le pas en premier.

«Vous êtes libres d'explorer toutes les pistes mais nous ne vous demanderons qu'une seule chose : soyez pédagogues et faites en sorte que le résultat de vos travaux puisse être compris par le plus grand nombre de concitoyens», lui a répondu Christine Lagarde. Aucun résultat n'est attendu avant plusieurs mois, voire un an. «Nous voulons travailler dans un temps plus long que celui de la politique pour éviter tout malentendu», confie l'un des membres. Théoriciens, certes, mais pragmatiques quand même…

Labels: stiglitz, nobel, largarde
Chômage - Les seniors vont devoir chercher du travail | France Soir, l'actualité au quotidien
www.francesoir.fr/politique/2008/04/19/chomage-les...

Chômage - Les seniors vont devoir chercher du travail

Aurore Merchin, le samedi 19 avril 2008 à 04:00

La dispense de recherche d’emploi des chômeurs de plus de 57 ans et demi bientôt supprimée.

« A une époque où on essaie de privilégier l’emploi des seniors, ce que nous discuterons avec les partenaires sociaux c’est la possibilité pour les demandeurs d’emploi qui demain s’inscriront comme demandeurs d’emploi de continuer à pouvoir chercher du travail et puis retrouver un travail », a expliqué Christine Lagarde, en déplacement au Maroc avec François Fillon. Le gouvernement devrait donc bientôt lever la dispense de recherche d’emploi (DRE), instaurée en 1985 pour les chômeurs de 57 ans et demi (ou plus de 55 ans sous certaines conditions), et qui leur permet de conserver leurs droits à indemnisation sans avoir à effectuer les démarches régulières auprès de l’ANPE ou de l’APEC exigées des autres chômeurs.

Dès septembre dernier, le président de la République avait annoncé que les DRE seraient « progressivement supprimées pour ceux que cela concernera à l’avenir ». « Il n’est pas question de l’appliquer à ceux qui sont aujourd’hui en situation de demandeur d’emploi de plus de 57 ans. On discute pour l’avenir parce que tout simplement on est dans un monde qui vieillit mieux, qui vieillit bien et qui va travailler plus longtemps », a confirmé la ministre de l’Economie. Rendez-vous est donc pris avec les partenaires sociaux à Bercy le 6 mai, date anniversaire de l’élection de Nicolas Sarkozy, avec l’objectif de conclure un projet de loi d’ici à la fin de l’année.

« Eviter la stigmatisation »

Une proposition qui satisfait le Medef, dont la présidente Laurence Parisot appelait récemment à « changer » cette règle, mais aussi certaines associations de seniors. « Cette dispense n’était qu’une astuce pour faire sortir artificiellement les gens des chiffres du chômage. La supprimer va éviter la stigmatisation des seniors, à qui on répète qu’ils ne sont plus bons pour continuer à travailler. Mais ce ne sera pas suffisant pour changer les préjugés. Cette mesure devrait venir après d’autres étapes, à commencer par l’interdiction immédiate des préretraites », estime Jean-Marc Coursin, président de Quinquascitoyens.

« C’est une mauvaise piste, et les chômeurs servent de boucs émissaires dans la politique du gouvernement pour faire croire que c’est eux qui sont responsables de tous les maux de la société », a réagi au contraire Maryse Dumas, secrétaire confédérale de la CGT, sur iTélé.

« Le service public de l’emploi devra mettre sur la table des instruments spécifiques de formation, de mise à niveau, d’aide à la recherche », a précisé hier Christine Lagarde dans une interview au Républicain lorrain. Actuellement, seuls 38 % des 55-64 ans travaillent, alors que les objectifs européens fixent un taux de 50 % en 2010.

 


Qui bénéficie de la DRE ?


La dispense de recherche d’emploi est une possibilité offerte depuis 1985 aux chômeurs seniors :

  • A partir de 55 ans pour les demandeurs non indemnisés, les bénéficiaires de l’allocation spécifique de solidarité (ASS), ou de l’allocation de retour à l’emploi (ARE) justifiant de 160 trimestres.
  • A partir de 57 ans et demi pour les autres bénéficiaires de l’ARE.

 

Ceux qui souhaitent en bénéficier doivent simplement remplir un formulaire de l’Assedic.

Fin décembre, 383.117 chômeurs étaient officiellement dispensés de recherche d’emploi (chiffres de l’Unedic). Ceux-ci ne sont pas comptabilisés dans les chiffres du chômage.

 

Edition France Soir du samedi 19 avril 2008 n°19776 page 6

Labels: chomage, senior, fin dispense, dre
Le Figaro - Economie : Les fonctionnairesau bord du big bang
www.lefigaro.fr/economie/2008/04/18/04001-20080418...

Les fonctionnaires
au bord du big bang

O. A.
17/04/2008 | Mise à jour : 23:37 |
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Disparition des corps, nouvelles procédures d'affectation, salaire au mérite, licenciements, un rapport sans tabou.

La fonction publique ne traverse pas tant une crise de qualité qu'une crise de productivité. C'est sur cette idée qu'est bâti le livre blanc sur «les valeurs, les missions et les métiers de la fonction publique», remis jeudi par le conseiller d'État Jean-Ludovic Silicani au ministre de la Fonction publique, Éric Woerth, et au secrétaire d'État André Santini. «Les gisements de productivité sont considérables, mais le système est tellement rigide qu'on a du mal à les faire émerger. Avec la révision générale des politiques publiques et la loi “mobilité”, on exploite les ultimes marges de manœuvre dans le cadre actuel», explique l'auteur, qui a mené plus de 6 mois de consultations.

Il propose d'en finir avec les 700 corps actuels, dont il est quasi-impossible de s'extraire pour aller travailler dans une autre administration d'État. Ces corps seraient remplacés par 7 grandes filières professionnelles, communes à tous les ministères (administration générale, finances et fiscalité, social, éducation et recherche, culture, sécurité, filière technique ; militaires et magistrats ne sont pas concernés par le rapport). Cela suppose une harmonisation des statuts et des rémunérations vers le haut. Un investissement qui pourrait tourner «autour de 800 millions à un milliard d'euros, ce qui, étalé sur cinq ans, ne semble pas démesuré» , estime Jean-Ludovic Silicani.

Quarante propositions

Le rapporteur, qui formule au total 40 propositions, veut «garder une fonction publique de carrière mais effacer ses défauts. Très vite après la naissance du statut général des fonctionnaires, en 1946, on a perdu la distinction du grade et de l'emploi. Il faut y revenir : le grade c'est la sécurité pour le fonctionnaire, l'emploi c'est la flexibilité pour l'administration. Le fonctionnaire est propriétaire de son grade et locataire de son emploi» . En clair, c'est bel et bien à l'administration d'affecter ses agents sur tel ou tel poste, en fonction de ses besoins et non d'un classement de sortie d'école ou d'un nombre de points acquis à l'ancienneté. Les préfets doivent pouvoir choisir leurs collaborateurs, les proviseurs avoir leur mot à dire dans le recrutement des professeurs de leur établissement. Les agents, eux, disposeraient de fiches de postes pour postuler en toute connaissance de cause à des emplois qui collent à leurs motivations. Et ce, via une bourse de l'emploi public où les postes à pourvoir seraient obligatoirement recensés.

Cette distinction doit aussi se retrouver sur la feuille de paie, qui comprendrait «deux lignes distinctes». La première liée au grade, dépendant automatiquement du diplôme, de la filière, de l'ancienneté et des promotions (pour lesquelles les syndicats garderaient leur mot à dire) ; l'autre liée à l'emploi, selon sa pénibilité, son degré de responsabilité et les résultats obtenus par l'agent. Cette deuxième partie, véritable rémunération au mérite, représenterait 25 % total, contre 15 % environ pour les primes actuelles et encore sont-elles surtout fonction du corps de l'agent.

L'agent serait évalué selon des critères inscrits dans une «convention d'affectation» qu'il cosignerait à son arrivée sur un poste. «Un agent dont la valeur professionnelle aura été estimée insuffisante de manière répétée» , sur la base de ces critères, «pourra faire l'objet d'un licenciement pour ce motif, à l'issue d'une procédure transparente et contradictoire» . Le licenciement pour insuffisance professionnelle existe déjà dans la fonction publique (20 fonctionnaires d'État sur 2,5 millions concernés en 2006). Il s'agit de l'appliquer vraiment…

Jean-Ludovic Silicani propose encore des concours d'entrée dans la fonction publique moins académiques et plus «professionnels», des bilans de compétences à la place des concours internes, l'ouverture du recrutement au privé pour la haute administration (directeurs centraux, préfets…). Il veut délimiter le recours aux contractuels (besoins ponctuels, carrières courtes, compétences rares…). Il préconise alors, dans la majorité des cas, un contrat de droit privé, qu'il juge plus favorable au salarié (pas de CDD à l'infini) et plus souple pour l'administration (possibilité de faire évoluer l'agent d'un poste à un autre) que les actuels contrats de droit public.

Le rapport «n'est pas à prendre ou à laisser», conclut le conseiller d'État, dans une allusion au rapport Attali. Qu'en retiendront ses destinataires ? «On soutient les orientations du rapport, dit Éric Woerth. Sur cette base, on va engager le dialogue. Une fois qu'on aura passé l'exercice convenu sur la mort du service public, on rentrera dans les détails. On gagnera si on suscite plus d'espoirs que d'inquiétudes.» Le ministre, qui veut rencontrer les syndicats mais aussi les partis politiques, compte dévoiler un texte vers l'été.

Labels: fonctionnaire, livre blanc, attali, rapport
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Allocations familiales : polémique - 17/04/08
Le gouvernement doit publier dans les prochains jours un décret qui fait déjà polémique. Celui-ci prévoit d'instaurer une majoration unique des allocations familiales à 14 ans, d'un montant de 60,16 €. Cette majoration concerne les familles avec au moins 3 enfants et elle est actuellement versée en deux temps : 33,84 € dès qu'un des enfants atteint l'âge de 11 ans et 60,16 € à 16 ans. Le décret, annoncé à l'automne 2007 lors de la présentation du projet de loi de financement de la Sécurité sociale, entrera en vigueur au 1er mai et s'appliquera seulement aux nouveaux bénéficiaires. Cette simplification du dispositif doit générer une économie de 138 millions d'euros par an pour la Caisse nationale d'allocations familiales. Son conseil, consulté pour avis en début d'année, s'était toutefois prononcé contre cette mesure. Aujourd'hui, les associations familiales et certains députés y voient un nouveau coup porté à la politique familiale et au pouvoir d'achat des Français.
Labels: allocation familiale, décret 2008, 2008
Le Monde.fr : Pour une refonte générale de nos régimes de retraite, par Antoine Bozio et Thomas
www.lemonde.fr/opinions/article/2008/04/11/pour-un...

Du fait de l'empilement des régimes et des modes de calcul, plus personne ne sait quels seront ses droits à la retraite. Cette incertitude fragilise la confiance que les salariés accordent au système de retraite actuel. Il est temps que le débat dépasse la stigmatisation de quelques catégories particulières et les mesures habituelles de colmatage des déficitscourants. Seule une remise à plat générale permettra de garantir l'avenir du système public d'assurance-vieillesse par répartition.

Le système est complexe et déroutant. Chaque retraité touche en moyenne des pensions provenant de 2,3 régimes différents. Chacun de ces régimes repose sur des règles spécifiques et complexes. Connaître avec précision la pension globale qui sera versée est devenu une gageure, y compris pour les cas simples. Quant aux travailleurs qui ont le mauvais goût d'avoir été à la fois fonctionnaires et salariés du privé, ou bien cadres et non-cadres, ou encore salariés et non-salariés, sans parler de ceux qui passent une partie de leur vie à l'étranger, le degré d'empilement et de complexité des régimes est tel que le niveau de leurs droits à la retraite est imprévisible.

La retraite par répartition devrait constituer la première des sécurités face à l'avenir et encourager la prise de risque et la mobilité professionnelle. En pratique, les droits à la retraite sont difficiles à prévoir pour tous les salariés. Cela les conduit à considérer l'énorme masse de cotisations de retraite (13 % du PIB !) comme un impôt et non comme une épargne obligatoire donnant droit à un revenu différé garanti par l'Etat. On a trop souvent cherché à utiliser les pensions pour résoudre des problèmes réels (les salaires jugés trop faibles ou des conditions de travail difficiles pour certains secteurs ou professions), mais qui ne relèvent pas du système de retraites. Quelles qu'aient été les justifications initiales de ces mesures compensatoires catégorielles, qui existent aussi bien dans le cadre des régimes dits "spéciaux" qu'au sein des régimes de droit commun, leur multiplication et leur inertie conduisent chacun à suspecter les autres de mieux tirer parti des avantages en vigueur.

Cela finit par miner le consensus démocratique autour de la retraite, de même que l'accumulation de niches fiscales ruine la confiance en l'impôt. Dans les deux cas, le résultat de ces errements est la remise en cause du principe minimal d'équité horizontale ("à cotisations égales, retraite égale" dans le cas des retraites, "à revenu égal, impôt égal" dans le cas de l'impôt) sur lequel doivent toujours se fonder des politiques publiques de cette ampleur. La logique de compensation par la retraite est d'autant plus contre-productive qu'elle permet souvent de se dispenser de mener les politiques adaptées aux problèmes posés, par exemple une politique salariale plus dynamique dans le secteur public, une politique incitative de prévention des risques professionnels et des accidents du travail dans les secteurs concernés, une politique familiale permettant une meilleure conciliation avec la vie professionnelle, etc.

Si l'on ajoute à cela les menaces financières brandies contre la pérennité même du système par répartition, alors cette opacité du mode de calcul des droits à la retraite devient intenable. Alors que la dette publique est considérable, il serait irresponsable que les rendez-vous de 2008-2013 sur les retraites se réduisent à un nouvel exercice de colmatage des déficits sans véritable clarification des droits des générations futures. Nous proposons donc une refonte générale de l'ensemble des régimes de pensions et leur remplacement par un système unifié fondé sur des comptes individuels de cotisations. Cette réforme, qui s'inspire de celle mise en place avec succès en Suède entre 1994 et 2008, est simple à décrire : les travailleurs accumulent tout au long de leur carrière leurs cotisations de retraite (salariales et patronales) sur un compte individuel géré par l'assurance-vieillesse. Leurs contributions bénéficient chaque année d'un taux de rendement réel (supérieur à l'inflation) garanti par l'Etat.

Le système fonctionne toujours en répartition : les cotisations des salariés financent les pensions courantes. Le compte est une mesure en euros des droits des salariés. L'avantage est donc de profiter des faibles risques de rendement qu'apporte le système par répartition tout en clarifiant les droits à la retraite sur le long terme. Un lien clair et direct est établi entre les contributions des travailleurs et leurs droits à pension.

Au terme de sa vie active, le travailleur a ainsi accumulé un patrimoine retraite qui donne droit au versement d'une pension mensuelle. Le montant de celle-ci est fonction du nombre d'années que le salarié peut espérer passer en retraite. La durée de la retraite dépend en effet de l'âge de liquidation, mais aussi de la génération du travailleur. Le système prend ainsi en compte l'augmentation de l'espérance de vie, au fur et à mesure que celle-ci peut être mesurée. Il est par ailleurs très flexible, permettant au salarié de partir en retraite de façon progressive, tout en continuant à travailler et à accumuler des droits.

Contrairement à une idée reçue, le système de comptes individuels tend à avantager les salariés les plus défavorisés. En particulier, les carrières longues seront valorisées. Le rendement appliqué aux cotisations, étant cumulatif, donne plus de valeur aux contributions effectuées en début de carrière, avantageant les salariés ayant commencé à travailler tôt. La prise en compte de toutes les années de cotisations permet aussi de mettre fin au fait que, dans le système actuel, les travailleurs aux carrières salariales modestes subventionnent les salariés connaissant une forte progression salariale en fin de carrière. Le système proposé permet enfin d'envisager la correction des inégalités d'espérance de vie, autre facteur de redistribution à l'envers dans le système actuel.

Cette réforme permet de clarifier la structure de financement de notre protection sociale : la distinction entre la partie "contributive" de l'assurance-vieillesse et la partie "non contributive" (minimum vieillesse, assurance contre les accidents de carrière, etc.) est renforcée. Les citoyens percevront alors que les cotisations de retraite ne constituent pas un prélèvement obligatoire comme les autres, mais bien une épargne obligatoire dont le rendement est garanti par l'Etat sur le très long terme.

Nous n'ignorons pas les difficultés liées à la transition vers un tel système. Trois éléments méritent une attention particulière : le choix du plafond des cotisations, l'harmonisation entre secteurs public et privé et la question des mesures financières transitoires. Si notre étude ne prétend pas résoudre toutes ces difficultés, elle tente de montrer qu'avec assez de préparation et une période transitoire de dix à vingt ans, elles peuvent être surmontées. Au final, un système de comptes individuels de cotisations permet de dépasser les logiques financières et de dessiner une sortie par le haut de la crise actuelle des régimes de retraite, en mettant en place un système démocratiquement plus transparent, financièrement plus solide et socialement plus juste.

Labels: retraite, le monde, cotisation, répartition
Réformer la protection sociale : les leçons du modèle suédois
www.senat.fr/rap/r06-377/r06-37710.html
c) L'architecture générale du système de retraite public

Jusqu'en 1998, le régime de retraite public suédois était un système par répartition, à prestations définies, fondé essentiellement sur la base du salaire moyen des quinze meilleures années et d'une activité professionnelle d'au moins trente ans pour percevoir le taux plein. Il présentait ainsi des analogies avec le régime général de base français assuré par la Caisse nationale d'assurance vieillesse des travailleurs salariés (Cnav).

Cette architecture « traditionnelle », très courante en Europe, a été entièrement refondue avec la création de deux régimes obligatoires distincts, l'un fonctionnant toujours en répartition, qui demeure prédominant, l'autre fonctionnant en capitalisation, qui joue un simple rôle d'appoint. Désormais, 86 % du produit des cotisations (correspondant à un taux de cotisation de 16 points) financent le nouveau système de retraite par répartition refondé sur la technique des comptes notionnels, tandis que les 14 % restants (grâce à un taux de cotisation de 2,5 points) alimentent des comptes financiers individuels utilisant la technique de capitalisation des fonds de pension.

· La refondation du régime par répartition sur la base des mécanismes de comptes notionnels

Le volet par répartition est construit selon un schéma totalement nouveau appelé « compte notionnel ». Comme l'Allemagne en 199218(*), la Suède a abandonné le mode de gestion par annuités qu'elle utilisait jusqu'alors. Mais le nouveau système va beaucoup plus loin que le mécanisme des points choisi par l'Allemagne et par ailleurs mis en oeuvre en France depuis 1947 par les régimes complémentaires Agirc et Arrco. La Mecss a souhaité en faire ici une présentation simplifiée, tout en renvoyant pour plus de détail aux informations mises en ligne par les autorités suédoises19(*) ainsi qu'aux documents figurant en annexe du présent rapport.

- Le cadre général de la réforme de 1998

Chaque assuré social dispose d'un compte personnel appelé « compte notionnel » dans lequel sont créditées chaque année ses cotisations de retraite et celles de son employeur. Ce capital, accumulé tout au long de la vie active, est converti à l'âge de la retraite en une rente viagère. Celle-ci dépend en particulier de l'âge de départ à la retraite et de l'espérance de vie à cet âge.

La Suède est ainsi passée d'un mécanisme à prestations définies, à un régime à cotisations définies fondé sur l'effort contributif des assurés sociaux. Il s'agit d'un changement majeur. En effet, dans le cadre de l'ancien système, le niveau des retraites était en quelque sorte convenu à l'avance, et la caisse de retraite devait faire face à ses engagements, indépendamment des péripéties susceptibles d'affecter ses ressources. Dans ces conditions, le taux de cotisation servait de variable naturelle d'ajustement lorsque les rentrées ne suffisaient plus pour couvrir le montant des pensions à verser. A l'inverse, dans le nouveau régime à cotisations définies, les gestionnaires publics tiennent d'abord compte du niveau des recettes attendues pour fixer celui des prestations, en se réservant le droit d'ajuster les pensions en fonction de l'état des finances.

Chaque assuré social suédois bénéficie donc désormais d'un compte individuel. Mais il s'agit d'un compte virtuel, d'où le qualificatif de « notionnel », dans la mesure où l'enregistrement des flux de cotisations ne donne pas lieu à constitution d'un capital financier, au sens propre du terme. Le régime de retraite public continue en effet à fonctionner suivant les règles de la répartition : les cotisations encaissées sont utilisées chaque mois pour financer les pensions des retraités. La réforme de 1998 emprunte donc simplement certains mécanismes financiers au mode de fonctionnement des régimes par capitalisation, sans remettre en cause le fondement solidaire du premier pilier de l'assurance vieillesse.

- Un taux de cotisation stabilisé

Le taux de cotisation s'établit à seize points dont sept acquittés par le salarié et le restant par l'employeur. Ce niveau est supposé rester stable à moyen et long terme, compte tenu du mécanisme d'équilibrage automatique conçu à cet effet.

- Une assiette de cotisation très large

L'assiette de cotisation comprend, en premier lieu, la fraction des salaires annuels comprise entre le revenu imposable minimum et le maximum pris en compte par le régime de retraite (environ 35 900 euros en 2007, soit 7,5 fois le plafond de la sécurité sociale appelé en Suède « montant de base-revenus »). Les prestations de sécurité sociale se substituant au revenu, comme les indemnités journalières, les allocations de chômage, d'invalidité et de maternité/paternité s'y ajoutent.

- Un système contributif individualisé

Aux cotisations acquittées par l'assuré social suédois pendant toute sa carrière professionnelle correspond un capital virtuel, revalorisé chaque année, qui sera converti in fine en une rente viagère, lors de la liquidation de sa pension. Le niveau de la retraite dépendra alors de trois paramètres : le montant du capital virtuel, la génération à laquelle appartient l'assuré et l'âge auquel il choisit de liquider sa pension.

Tout au long de sa vie active, la somme des droits à la retraite accumulés par l'assuré social forme un « capital ». Ce montant, croissant au fil du temps, fait l'objet d'une revalorisation chaque année, prenant en compte trois paramètres : le taux d'actualisation, les « gains hérités » et les frais de gestion.

Chaque année, le capital notionnel est augmenté d'un montant d'intérêts virtuels calculé sur la base d'un taux d'actualisation. En règle générale, il s'agit d'un index représentatif de la progression du salaire annuel moyen (la moyenne des trois dernières années du taux de croissance du revenu du travail réel moyen auquel on ajoute le taux d'inflation des douze derniers mois). Mais cette valeur peut être corrigée de façon défavorable, en fonction du taux de rendement implicite assurant la pérennité du régime, lorsque le mécanisme automatique d'équilibre entre en application.

A ces intérêts virtuels ainsi calculés s'ajoutent ce que les autorités suédoises appellent les « gains hérités », c'est-à-dire les prestations de retraite inutilisées par des personnes décédées prématurément. Ces droits à la retraite sont disponibles pour être partagées entre tous les assurés sociaux survivants.

En revanche, les coûts de gestion, au demeurant faibles, du régime de retraite public viennent logiquement ralentir la progression du capital notionnel des assurés sociaux.

Source : Caisse nationale de sécurité sociale

- Le mode de calcul de la retraite

Les retraites sont calculées en divisant le solde du compte notionnel (c'est-à-dire le capital virtuel) par un diviseur, que l'on appelle aussi un « coefficient de conversion » qui permet d'obtenir une annuité. On obtient ainsi le montant annuel de la pension.

Il convient de noter que ce diviseur G, a pour fonction de refléter l'espérance de vie de la cohorte à laquelle appartient le nouveau retraité. Cette variable est mesurée annuellement sur la base d'une moyenne mobile sur cinq ans. Par ailleurs, selon l'âge de départ à la retraite choisi par l'assuré social, il se verra appliquer des minorations ou des majorations du montant de sa pension, calculées selon un principe de neutralité actuarielle.

Les coefficients de conversion sont déterminés, pour tous les individus d'une même classe d'âge, l'année où celle-ci atteint soixante-cinq ans et déclinés ensuite pour les autres âges de liquidation (soixante et un ans, soixante-deux ans, soixante-trois ans...). Dans l'hypothèse probable où l'espérance de vie augmenterait à l'avenir, le capital virtuel accumulé pendant la vie professionnelle produirait une pension annuelle plus faible pour les classes d'âge suivantes, si elles choisissent de liquider leur pension (c'est-à-dire de convertir leur capital) au même âge. Maintenir un niveau fixe de pension lorsque l'espérance de vie augmente, suppose donc de retarder son départ à la retraite.

A titre d'illustration, les autorités suédoises estiment que les assurés sociaux de la génération 1990 devraient reculer en moyenne de vingt-six mois l'âge de leur départ en retraite, par rapport à ceux nés en 1940. Mais, compte tenu d'une espérance de vie à soixante-cinq ans supérieure de quarante et un mois, les retraités du milieu du XXIe siècle devraient néanmoins continuer à bénéficier d'une amélioration relative de leur situation. Comparés aux retraités actuels, les enfants d'aujourd'hui devraient en effet recevoir en moyenne une retraite pendant quinze mois de plus20(*).

Le calcul de la valeur du coefficient de conversion prend par ailleurs en compte un rendement r imputé au capital C. Ce rendement réel r est une norme représentant le taux de croissance attendu du revenu moyen par tête, le revenu étant celui utilisé pour définir l'assiette des cotisations. Cette norme de rendement a été fixée à r = 1,6 % par an.

- Le rythme de revalorisation des pensions liquidées dépend des performances de l'économie suédoise

Le mode de revalorisation des pensions est directement lié à la méthode de calcul du diviseur. En effet, la formule retenue pour l'index de revalorisation prend en compte la norme de 1,6 % de la façon suivante :

Index = taux d'inflation + (taux de croissance réelle du revenu par tête - 1,6 %).

Les pensions bénéficient donc de gains de pouvoir d'achat à condition que le taux de croissance réelle du revenu par tête soit supérieur à la norme de 1,6 %. La revalorisation des pensions est flexible et dépend des bonnes performances de l'économie via les gains de pouvoir d'achat du revenu par tête. D'autant plus que le mécanisme de correction automatique peut être mis en oeuvre. Force est de reconnaître que jusqu'ici, les assurés sociaux suédois ont plutôt bénéficié de ce nouveau système, par rapport à l'indexation sur les prix précédemment en vigueur.

- Une grande flexibilité de l'âge de la retraite

Le nouveau régime de retraite suédois ne prévoit pas d'âge légal de départ à la retraite, mais un choix laissé à l'initiative de l'assuré social, à l'intérieur d'une fourchette comprise entre soixante et un et soixante-sept ans. Aucune liquidation de pension n'est possible avant l'âge de soixante et un ans. A partir de ce seuil plancher, en revanche, l'assuré social peut percevoir une retraite, qui sera d'un montant croissant en fonction de l'âge de liquidation, grâce au coefficient de conversion.

Il n'y a pas à proprement parler de limite supérieure pour l'âge de départ à la retraite. Les salariés peuvent continuer à travailler et donc à cotiser jusqu'à soixante-sept ans, sans que leurs employeurs ne s'y opposent. Mais, à compter de soixante-sept ans, ils perdent leur droit légal à conserver leur emploi.

- Un mécanisme de correction automatique des déséquilibres financiers

Si les ressources du régime s'avéraient insuffisantes pour honorer ses engagements à long terme, c'est-à-dire le montant des retraites à servir aux assurés sociaux, le mécanisme d'équilibrage fondé sur le ratio actif/passif s'enclencherait automatiquement. Ce dispositif tend à restaurer progressivement l'équilibre financier, en agissant sur le taux de revalorisation du capital notionnel accumulé par l'ensemble des assurés sociaux, ainsi que sur l'indice d'évolution des pensions déjà liquidées. A cet effet, le rythme d'évolution des pensions est infléchi jusqu'à ce que le ratio d'équilibre retrouve une valeur supérieure ou égale à un.

· La partie capitalisation individuelle

Le second ensemble constitutif du système de retraite public est le régime par capitalisation dont la supervision est assurée par un organisme public de surveillance, la Premium Pension Authority. Ce régime est alimenté par une cotisation égale à 2,5 % du salaire21(*) versée par l'employeur.

La collecte des cotisations, comme le versement des pensions, demeurent assurés dans le cadre du service public. Pour le reste, les gestionnaires de fonds de pension privés se sont vu accorder la possibilité de gérer les comptes de cotisants individuels. L'assuré social peut choisir de répartir ses cotisations entre plusieurs gestionnaires de fonds différents (cinq au maximum) pour le capital accumulé. Il peut aussi changer de gestionnaire sans frais au mois de janvier, au début de chaque année civile. En l'absence de choix explicite des cotisants, l'Etat a prévu que les produits de leurs cotisations seraient automatiquement confiés à ce qu'il convient d'appeler le « 7e fonds national de retraite » géré par une agence gouvernementale indépendante.

· La pension garantie

Comme en France, une pension garantie financée par le budget de l'Etat assure un niveau minimum de ressources aux assurés sociaux qui n'ont eu que de très faibles revenus professionnels, voire aucun.

Cette prestation sociale est versée à taux plein aux personnes de plus soixante-cinq ans dépourvues de pension de droit propre. Les autres assurés qui ont travaillé pendant un temps minimum, perçoivent une allocation différentielle, calculée de manière à ce que la somme de leur pension professionnelle et de son complément sous forme de pension de base soit égale au montant de la pension à taux plein. Le niveau de cette dernière est actuellement d'environ 9 500 euros par an pour une personne seule et de 8 460 euros par an pour une personne mariée. L'obtention du bénéfice d'une pension garantie à taux plein suppose d'avoir résidé quarante ans en Suède, entre l'âge de seize et soixante-quatre ans.

Compte tenu du montant de cette prestation et de ses conditions d'attribution, de nombreux retraités suédois en bénéficient (30 % de la classe d'âge 1938 par exemple).

Labels: rapport du sénat, retraite, répartition, cotisation, suède

12 avril 2008

Réforme des retraites : la route est droite mais la décôte est forte 

Le "rendez-vous des retraites" prévu par la loi de 2003 oriente presque inévitablement la discussion vers le déficit prévisionnel du régime de retraites pour les années à venir, et sur les trois leviers sur lesquels il est possible d'agir pour restaurer l'équilibre financier : hausse des cotisations, baisse des pensions ou allongement de la durée de cotisations. A moins...

A moins de proposer de changer franchement le régime actuel (ou plutôt les régimes actuels) de retraite par répartition en France. C'est ce que font Thomas Piketty et Antoine Bozio dans une étude (pdf) qui vient de paraître, et dont les principaux éléments sont repris dans une (très dense) tribune publiée dans Le Monde daté d'aujourd'hui. Leur proposition, qui s'inspire de la réforme mise en place en Suède en 1998, est très intéressante. Et l'étude passionnante, en plus d'être agréable à lire, à condition de ne pas trop s'offusquer de la tragique et répétée coquille qui me fournit une partie du mauvais titre de cette note.

Comme je sais que tous mes lecteurs n'iront pas lire l'intégralité de l'article en question (69 pages quand même), je me propose de leur présenter une synthèse de la proposition de réforme, des avantages qu'elle présente et des critique qu'on peut lui opposer. En espérant obtenir les réactions de l'un au moins des auteurs (cough cough).

Lire la suite
A. La proposition Piketty-Bozio en 4 points (et une image)

Pour être synthétique, et si possible simple :

1. Les auteurs proposent la création d'un régime unique de retraite par répartition, financé par une cotisation de 25% sur le salaire brut jusqu'à 2 fois le plafond de la sécurité sociale (plafond qui est de 33 276 € en 2008, soit 2 773 € par mois). Si le système était en place aujourd'hui, les cotisations seraient donc dues sur les salaires bruts jusqu'à un plafond de 5 546 € par mois.

2. Les cotisations versées par chaque salarié au cours de sa carrière sont accumulées (virtuellement) sur un "compte notionnel". Ces sommes portent intérêts (virtuels), le taux d'intérêt réel appliqué correspondant au taux d'évolution de la masse salariale brute, que les auteurs estiment à 2% sur longue période.

Ok, j'avais promis de la simplicité. Pour vraiment clarifier les choses, voilà, en image reprise dans un remarquable rapport du Sénat, comment les choses se présentent en Suède, qui a mis en place en 1998 un système de comptes notionnels (laissez tomber les "gains hérités" et le "coefficient de conversion" pour l'instant).



3. L'âge minimum de liquidation de la pension est de 60 ans, la sortie ne peut se faire qu'en rente viagère et la pension annuelle est calculée en divisant le "capital" accumulé sur le compte par le nombre d'années d'espérance de vie moyenne à l'âge de la liquidation. L'âge effectif de départ dépend donc, pour chaque individu, arbitrage entre la durée de la retraite et son montant (plus le départ est tardif, plus la retraite sera élevée).

4. Un dispositif distinct, financé sur le budget de l'Etat, permettrait de maintenir un minimum vieillesse pour ceux qui auraient une pension trop faible en raison de cotisations insuffisantes.


B. Davantage d'avantages...

Le système proposé offrirait quatre avantages principaux :

Simplicité
: le mode de calcul du montant de la retraite est plus simple, voire beaucoup plus simple, que ceux en vigueur dans les différents régimes actuels. Ainsi, l'abandon du système par annuités permet de se passer des peu lisibles (et souvent peu équitables) systèmes de surcote et de décote.

Le regroupement des différentes caisses de retraites permet également de simplifier grandement la gestion du régime, avec des économies potentielles à la clé.

Transparence
: le système de compte notionnel autorise chaque cotisant à connaître régulièrement (les auteurs proposent a minima un relevé annuel) le montant total des cotisations retraite qu'il a versé au cours de sa carrière et la pension qu'il peut espérer toucher au moment de la liquidation. Le système explicite ainsi le lien entre cotisations et pension, comme dans un régime par capitalisation.

Equité
: la réforme proposée fonctionne selon le principe "à cotisations égales, retraite égale" et permet de mettre fin à trois grandes inégalités du système actuel :
  • le système par annuité désavantage les carrières longues (ceux qui ne peuvent pas liquider leur pension même en ayant atteint les 40 ans de cotisation car il n'ont pas encore 60 ans), même après les ajustements de la loi Fillon de 2003. En d'autres termes, les ouvriers qui ont commencé à travailler à 16 ans subventionnent les cadres qui ont commencé à 25.
  • la multiplicité des caisses et des règles de liquidation se traduit par des pensions différentes en fonction des profils de carrière : ainsi, il vaut mieux commencer dans le privé et finir dans la fonction publique (calcul de la pension sur les 6 derniers mois de traitement) que le contraire (calcul sur les 25 meilleures années); de même, les règles applicables aux retraites publiques (il faut un minimum de 15 ans de cotisations pour pouvoir liquider sa pension) pénalise très fortement ceux qui effectuent des passages de courte durée dans la fonction publique.
  • le mode actuel de calcul des retraites favorise ceux qui ont une carrière ascendantes (en raison de la référence aux 25 meilleures années, et a fortiori aux 6 derniers mois) par rapport aux carrières "plates". Là encore, le système actuel est anti-redistributif, dans la mesure où les cadres connaissent, en moyenne, une évolution salariale beaucoup plus forte au long de leur carrière.

Soutenabilité financière : les pensions reçues correspondent à la somme des cotisations versées à laquelle s'ajoute un rendement correspondant à l'évolution moyenne des salaires. Pour peu que l'évolution de la masse salariale ne soit pas totalement discontinue, le système est par définition équilibré sur le long terme. En cas de "bosse démographique" type baby-boom, il suffit de mettre en réserve l'excédent de cotisations pour assurer le paiement effectif des pensions quand la génération de taille plus importante arrivera à l'âge de la retraite (je renvoie à l'annexe 1 de l'étude, p 65, pour un discussion détaillée et formalisée de l'équilibre financier du système).

Si l'on reprend les 3 leviers permettant d'équilibrer le système actuel (hausse des cotisations, hausse de la durée de cotisation, baisse des pensions), l'ajustement se fait ici en forçant chaque cotisant à choisir entre une durée de cotisation plus longue et une pension plus faible, le taux de cotisation restant fixe. Le mode de calcul de la retraite permet en outre, contrairement au système d'actuel, d'ajuster automatiquement le niveau des pensions en fonction de l'allongement de l'espérance de vie.

Pour mes lecteurs anti-étatistes, je signale enfin que le système proposé se traduirait, ceteris paribus, par une légère baisse des prélèvements obligatoires, les cotisations étant plafonnées à 25% du salaire brut (on suppose que la masse salariale / PIB est constante sur longue période) et versées jusqu'à 2 fois le plafond de la sécurité sociale, contre 8 fois (!) aujourd'hui dans le système Agirc.


C. Il n'y pas de repas gratuit

Le système proposé présente donc énormément de qualités, dont la moindre n'est pas de promettre de restaurer la confiance dans la justice et la pérennité du système de retraite par répartition en France.

Je vois quand même trois obstacles politiques majeurs à l'adoption d'une telle réforme.

1. Le changement de système supprime la notion de taux de remplacement, en faisant dépendre la pension versée non plus des 25 meilleures années (régime général). L'application du principe "à cotisations égales, retraite égale" est indéniablement un progrès du point de vue de l'équité.

Le problème est que les salariés qui partiront à la retraite continueront forcément à raisonner en taux de remplacement par rapport à leur dernier salaire. Et que le système proposé par Piketty et Bozio aboutit inévitablement à faire varier fortement le taux de remplacement effectif en fonction du profil de carrière : les salariés qui auront connu une progression rapide de leur salaire connaîtront ainsi une chute brutale de leur niveau de vie au moment du départ en retraite (voir les simulations p 67 de l'étude).

Encore une fois, du point de vue de l'équité, le passage d'un système à prestations définies à un système à cotisations définies me semble parfaitement défendable. D'autant qu'on peut supposer que les individus qui perdraient le plus au changement de système sont aussi ceux qui ont le plus de possibilités de se constituer une épargne retraite individuelle pour augmenter leur pension. Et il est clair que la réforme de 1993, qui aboutit à calculer la pension sur les 25 (et non plus les 10) meilleures années dans le régime général, a déjà largement distendu le lien entre le dernier salaire et le niveau de la retraite.

Mais il ne faut pas oublier que le contrat implicite au coeur du système français de retraite est la garantie, à condition d'une durée de cotisation suffisante, de toucher une pension qui minimise la baisse de niveau de vie au moment de la retraite. Abandonner totalement ce principe est porteur de fortes oppositions politiques potentielles.

2. Une refonte aussi ambitieuse ne peut évidemment entrer en vigueur du jour au lendemain. Les auteurs proposent une mise en place progressive sur une quinzaine d'années : en fonction de l'année de départ en retraite, une part de plus en plus importante de la pension liquidée serait ainsi calculée en fonction du nouveau système. Cette phase de transition est inévitable. Mais elle porte en elles deux risques importants.

D'une part, la coexistence de deux systèmes révèlera les gagnants et les perdants de la réforme : si ma retraite est calculée à 50% selon l'ancien système et à 50% selon le nouveau, est que je touche 750 € par mois au titre du premier et 650 € au titre du second, je comprends rapidement que le changement ne m'est pas très favorable...

D'autre part, elle introduit (certes temporairement) une complexité supplémentaire dans le calcul des pensions, alors que la grande promesse de la réforme est précisement de le simplifier.

3. L'aspect le plus critique, politiquement, concerne à mon sens la question des retraites des fonctionnaires. On le sait, le régime de retraite de la fonction publique est globalement plus favorable que le régime général, notamment parce qu'il calcule le taux de remplacement sur les 6 derniers mois du traitement.

Cela ne veut pas nécessairement dire que les fonctionnaires soient "privilégiés" : le salaire est plus faible, à niveau de qualification égale, dans la fonction publique que dans le secteur privé, et un acteur économique rationnel devrait être indifférent, à flux de revenus actualisés équivalents, entre une offre {salaire plus élévé; retraite plus faible} et une offre {salaire plus faible; retraite plus élevée}.

En tout état de cause, le passage à un système de comptes notionnels ferait baisser considérablement la pension des fonctionnaires. Les auteurs proposent certes que les marges de manoeuvre financières dégagées par l'Etat (grâce à la baisse des "cotisations fictives" de l'Etat employeur) soient, à terme, intégralement utilisées pour augmenter le traitement des fonctionnaires. Avant de concéder :
Nous ne sous-estimons pas le caractère extrêmement délicat d’une telle transition, en particulier en termes de crédibilité des engagements salariaux de l’Etat.
Au vu de la façon dont s'est déroulée la réforme des régimes spéciaux, au cours de laquelle la question de la compensation salariale n'a (à ma connaissance) jamais été explicitement posée, la suspicion des fonctionnaires ne serait pas totalement illégitime.

Et c'est très problématique. Parce que l'opposition parlementaire actuelle a tout intérêt à se doter rapidement d'une contre-proposition innovante sur les retraites pour échapper à l'alternative entre le refus de toute évolution et le suivisme peu ou pas assumé de l'ajustement paramétrique que défendra le gouvernement. Parce que la réforme défendue par Piketty et Bozio pourrait fournir les bases de cette contre-proposition. Et que l'opposition prévisible des fonctionnaires au système proposé rend son adoption par le PS hautement improbable.
Labels: réforme, retraite, retraite par répartition, cotisation, pensions, durée, suède
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La carte "famille nombreuse" est maintenue - 14/04/08
Nicolas Sarkozy a reçu vendredi les représentants des associations familiales et des usagers des transports. A cette occasion, il a confirmé que la carte "famille nombreuse" est maintenue avec l'ensemble des avantages qui lui sont associés et qui ne sont pas tous liés aux transports (piscines, cinémas, offres commerciales privées). Le chef de l'Etat a rappelé son attachement aux tarifs sociaux qui permettent d'offrir des réductions sur le réseau de la SNCF aux familles nombreuses, aux étudiants et apprentis, ainsi qu'aux salariés pour leurs congés annuels. Nicolas Sarkozy a pris l'engagement que l'Etat continuerait à en assumer le financement. Le dispositif pourrait être élargi aux familles monoparentales ou aux familles modestes ayant moins de trois enfants. Des concertations seront engagées dans ce sens.
Labels: carte, famille nombreuse, maintien
Bercy dément les conclusions du rapport sur les heures sup,
www.challenges.fr/depeches/france/20080409.REU2867...

Bercy dément les conclusions du rapport sur les heures sup
Challenges.fr | 09.04.2008 | 20:46

La négociation sur le contrat de travail et la sécurisation des parcours professionnels a légèrement progressé vendredi. Les organisations patronales ont accepté de réduire leurs propositions sur les périodes d'essai. /Photo d'archives/REUTERS/Ognen Teofilovski (c) Reuters

PARIS (Reuters) - "Non seulement ça marche mais ça augmente": Christine Lagarde a démenti en bloc mercredi les conclusions négatives d'une étude sur le dispositif des heures supplémentaires détaxées, mesure-phare de la loi TEPA.

"Les chiffres de l'Acoss le prouvent, les millions de salariés qui effectuent des heures supplémentaires tous les mois le savent, les heures supplémentaires, ne vous en déplaise, ça marche", a lancé la ministre de l'Economie à l'adresse de l'opposition lors de la séance de questions au gouvernement.

Réalisée à la demande du président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, le socialiste Didier Migaud, l'étude conclut que la mesure coûte plus cher à l'Etat qu'elle ne rapporte aux salariés en pouvoir d'achat et que le nombre d'heures supplémentaires n'augmente pas.

"C'est faux", a affirmé Christine Lagarde devant les députés. "Quand un demi-million d'employeurs utilisent les heures supplémentaires parce que leurs commandes augmentent, cela répond à un besoin".

"Quand ces mêmes employeurs prévoient d'employer massivement en 2008, on sait non seulement que les heures supplémentaires participent à la croissance mais n'empêchent pas les embauches", a-t-elle insisté. Les heures supplémentaires, "non seulement ça marche mais ça augmente!".

En fin de journée, Bercy a fait savoir que le volume d'heures supplémentaires déclarées dans les entreprises de plus de 10 salariés avait augmenté de 28% au dernier trimestre 2007 par rapport à la même période en 2006.

Le ministère a obtenu ces chiffres de la Dares, la direction des études et statistiques au ministère du Travail, qui les publiera officiellement vendredi. La hausse du dernier trimestre 2007 avait été initialement estimée à 10% par la Dares, sur la base de déclarations d'entreprises encore incomplètes.

UNE PROMESSE "MENSONGÈRE" ET "INEFFICACE"

La hausse est de 14% pour les entreprises qui étaient aux 35 heures et de 48% pour celles qui étaient aux 39 heures, le chiffre étant de toute façon plus élevé pour ces dernières puisqu'elles ont d'office quatre heures supplémentaires dans leur durée hebdomadaire du travail, a-t-on précisé au service de presse de Christine Lagarde.

"Sans cette mesure les heures supplémentaires se seraient effondrées", affirme de son côté Gilles Carrez, député UMP et rapporteur général de la commission des Finances présidée par Didier Migaud.

"Elle joue un rôle d'amortisseur de la conjoncture en ayant dès à présent distribué plus de 3 milliards d'euros aux salariés qui sont venus alimenter la consommation, moteur principal et envié de la croissance française", affirme-t-il dans un communiqué.

Selon l'étude dont Le Monde publie des extraits dans son édition de mercredi, la détaxation des heures supplémentaires coûtera 4,1 milliards contre 3,78 milliards de gains de pouvoir d'achat pour les salariés.

Les services de la commission des Finances tablent sur 600 à 670 millions d'heures supplémentaires sur un an, loin des 900 millions retenus lors de la présentation de la loi l'été dernier.

Ce bilan montre, selon Didier Migaud, "qu'il n'y a pas d'heures supplémentaires en plus, qu'il y a très peu de pouvoir d'achat en plus - bien moins qu'annoncé - et que cela coûte très cher". "Si les mesures du paquet fiscal sont inefficaces, il faut avoir le courage de les mettre en cause", demande-t-il.

Pour le Parti socialiste, le slogan de la campagne présidentielle "Travailler plus pour gagner plus" est "loin de la réalité.

"Aujourd'hui, toutes les données publiques attestent du caractère mensonger de cette promesse", souligne un communiqué du PS, qui continue de réclamer l'annulation du "paquet fiscal".

Laure Bretton et Véronique Tison

Labels: loi TEPA, incitations fiscale heures sup, heures sup détaxées, christine lagarde
Le Figaro - Politique : Le projet de loi OGMadopté d'extrême justesse
www.lefigaro.fr/politique/2008/04/09/01002-2008040...

Le projet de loi OGM
adopté d'extrême justesse

S.P. (lefigaro.fr), avec AP et AFP
09/04/2008 | Mise à jour : 17:51 |
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Sur fond de crise gouvernementale, l'Assemblée nationale a finalement voté le texte de loi mercredi avec 21 voix d'écart, soit la plus courte majorité obtenue depuis l'arrivée de la droite au pouvoir en 2002.

Catastrophe évitée pour la majorité présidentielle, qui s'est déchirée sur le projet de loi OGM. L'Assemblée nationale a, malgré des débats houleux, adopté le texte mercredi par 249 voix contre 228. De nombreux députés UMP se sont abstenus lors du vote et plusieurs d'entre eux se sont prononcés contre le projet lors du vote solennel à l'Assemblée. La gauche a voté contre. Il s'agit de la plus courte majorité obtenue sur un texte de loi depuis l'arrivée de la droite au pouvoir en 2002.

Devant les députés, le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo a défendu un texte «ni pro ni anti» OGM, et «un des textes les plus précautionneux au monde». Il a fait valoir aux députés que refuser le texte reviendrait à affaiblir la France au moment où la Commission européenne doit se prononcer sur la clause de sauvegarde activée par Paris sur le Monsanto 810, seule variété d'OGM cultivée en France. Le texte fixe les règles en matière de «coexistence» des cultures et institue un «délit de fauchage» passible de 2 ans d'emprisonnement et 75.000 euros d'amende, la peine étant portée à 3 ans et 150.000 euros en cas de fauchage d'une parcelle destinée à la recherche.

Au cours des 36 heures de débats, les anti-OGM ont marqué quelques points, avec l'aide d'une poignée de députés de la majorité. Ils ont notamment imposé aux cultures transgéniques le respect «des structures agricoles, des écosystèmes locaux et des filières de production et commerciales sans OGM», par un amendement du député communiste André Chassaigne. Mais le premier ministre François Fillon s'est engagé mardi devant le groupe UMP à revenir sur cet amendement lors de la deuxième lecture au Sénat.

Panique au groupe UMP

D'où la colère des anti-OGM contre un texte qui «ouvrira la porte à une dissémination massive des OGM dans l'ensemble des territoires de la France», selon le député Vert Yves Cochet. L'ancien ministre de l'Environnement avait exhorté les députés de la majorité à «activer la clause de conscience en votant contre cette loi. Si vous votez cette loi, les conséquences seront irrattrapables, irréversibles et définitives».

Le débat a fait une victime, Nathalie Kosciusko-Morizet. Mise en cause par la majorité pour s'en être remise à la «sagesse» de l'Assemblée sur l'amendement Chassaigne, désavouée par François Fillon, la secrétaire d'Etat à l'Ecologie a dû présenter mercredi ses excuses pour avoir dénoncé dans Le Monde le «concours de lâcheté et d'inélégance» entre le président du groupe UMP Jean-François Copé et son ministre de tutelle Jean-Louis Borloo. Elle n'était pas présente au moment du vote.

Quant au groupe UMP lui-même, c'était la panique en début d'après-midi à quelques heures du vote. «La liberté de vote qui était tolérée jusqu'ici a sauté, on nous demande de voter le projet coûte que coûte», soupirait par exemple cette source parlementaire. Malgré les consignes, de nombreux parlementaires se sont abstenus. Des abstentions que le député UMP François Grosdidier estime qu'il faut comptabiliser comme « des votes contre » au sein du groupe de la majorité. Le porte-parole du groupe PS sur le projet de loi OGM, Germinal Peiro, a de son côté estimé qu'«aujourd'hui le Grenelle de l'environnement est mort».

Labels: OGM, grenelle, environnement, adoption loi, fillon
Le Figaro - Economie : Comment Bercy veut faire bouger les fonctionnaires
www.lefigaro.fr/economie/2008/04/09/04001-20080409...

Comment Bercy veut faire bouger les fonctionnaires

Olivier Auguste
09/04/2008 | Mise à jour : 10:01 |
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André Santini, secrétaire d'État à la Fonction publique. Crédits photo : AFP

Le gouvernement présente mercredi sa loi «mobilité». Il prépare aussi des primes pour faciliter les restructurations, voire inciter les agents à créer leur entreprise.

«On entend beaucoup parler de l'introduction du licenciement dans la fonction publique, qu'en est-il exactement ?» Posée par une élève de l'Institut régional d'administration de Lille (une école des cadres de l'État), la question s'adresse à André Santini. Après avoir rappelé qu'un fonctionnaire peut déjà être licencié pour insuffisance professionnelle (20 agents de l'État concernés en 2006), le secrétaire d'État à la Fonction publique précise le projet de loi sur la mobilité, qui sera présenté ce matin en Conseil des ministres.

Un agent sans affectation qui refusera plus de trois postes correspondant à «son grade et son projet personnalisé d'évolution» sera placé en «disponibilité d'office», c'est-à-dire privé de salaire. Selon Bercy, c'est la «flexisécurité», en germe dans le privé, qui arrive aussi dans la fonction publique (lire les propos de Nicolas Sarkozy sur les chômeurs qui refuseraient deux offres «raisonnables» d'emploi). Combien d'agents sont-ils concernés ? Impossible à savoir. Les ministères se gardent bien de publier toute statistique sur le nombre d'agents qu'ils paient à ne rien faire…

Autre point, la possibilité pour l'État de recourir à l'intérim les hôpitaux peuvent déjà le faire. ­Cette mesure fait bondir les syndicats. La future loi prévoit aussi qu'une administration ne pourra plus s'opposer au départ d'un de ses fonctionnaires trouvant un poste dans le privé ou dans une autre administration. Pour le gouvernement, il s'agit à la fois d'ouvrir des possibilités de carrière aux agents et de permettre aux administrations de se remodeler plus facilement. La mise en œuvre de la révision générale des politiques publiques (RGPP) en sera facilitée.

Dans les jours qui viennent, une série de décrets et d'arrêtés sera également publiée. «Qu'on demande beaucoup aux fonctionnaires est une chose. Mais que certains se retrouvent en difficulté financière à la suite d'une restructuration, il n'en est pas question pour Éric Woerth et André Santini», explique l'entourage du ministre du Budget et de la Fonction publique et de son secrétaire d'État.

Jusqu'à 15 000 euros pour une mutation

Une «prime de restructuration de service» sera instaurée pour les agents «mutés ou déplacés» dans le cadre des RGPP. Selon nos informations, cette prime, qui se substituera à d'autres indemnités octroyées de façon moins souple, pourra atteindre 15 000 euros. S'y ajoutera une «allocation d'aide à la mobilité du conjoint», lorsque celui-ci perd son emploi en suivant l'agent concerné, d'un montant forfaitaire de 6 100 euros.

Un «complément indemnitaire» pourra aussi être attribué à un agent contraint de réintégrer son corps d'origine à cause d'une restructuration, après avoir été détaché dans un emploi «à responsabilité particulière» ou «à la décision du gouvernement». Si ce «retour au bercail» entraîne une baisse de salaire, l'indemnité couvrira 80 % de la différence pendant six mois, 70 % pendant les six mois suivants, et 50 % pendant encore une année.

Les agents acceptant de pourvoir pour au moins trois ans un emploi présentant une «difficulté particulière de recrutement» (zone géographique sensible, poste sans candidat déclaré six mois après son ouverture, titulaires se succédant rapidement) bénéficieront d'une «indemnité temporaire de mobi­lité» (40 % à la prise de poste, 20 % à mi-parcours, 40 % à l'échéance prévue, avec un plafond de 10 000 euros).

Sans oublier le «pécule de départ» annoncé par le chef de l'État en septembre. Un agent quittant la fonction publique d'État pour créer ou reprendre une entreprise, ou volontaire pour la quitter alors que son service va être restructuré, pourra recevoir jusqu'à deux ans de salaire (le montant précis pourrait aller d'un an à un an et demi).

Enfin, deux décrets aboliront une règle freinant de nombreuses évolutions de carrière : jusqu'ici, un agent d'une collectivité locale ou d'un hôpital ne peut être détaché dans la fonction publique d'État si cela revient à augmenter de plus de 15 % sa rémunération globale ! De peur de perdre leurs meilleurs éléments, les élus locaux ont tenté d'échapper à cet assouplissement.

Cet ensemble de mesures, dense, n'est pourtant qu'un «amuse-bouche». Un texte plus ambitieux, qui aboutira notamment à fondre les centaines de corps de fonctionnaires dans des ensembles plus vastes, devrait suivre dans les prochains mois. Il s'appuiera sur le rapport du conseiller d'État Silicani qui sera rendu public mi-avril.

Labels: réformes, fonctionnaires, licenciements, flexsecurité
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Nicolas Sarkozy confirme son intention de revaloriser les petites retraites agricoles - 04/04/08
Lors du congrès annuel de la FNSEA à Nantes, le président de la République a annoncé l'examen, avant fin juin, d'une revalorisation des petites retraites agricoles. "Nous réduirons en particulier les "poches de pauvreté" où se trouvent certains retraités oubliés par les revalorisations successives", a expliqué le chef de l'Etat. Un groupe de travail animé par Michel Barnier et Xavier Bertrand doit être mis en place à cette occasion. En pratique, il est notamment prévu une revalorisation du minimum vieillesse et l'augmentation de 54 % à 60 % du taux des pensions de réversion sur la durée du quinquennat.
Labels: retraite, agricole, revalorisation
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Dépendance : début des concertations - 04/04/08
Xavier Bertrand, ministre du Travail et des Relations sociales, et Valérie Létard, secrétaire d'Etat chargé de la Solidarité, ont organisé hier une première journée de concertations bilatérales avec les partenaires sociaux concernant la prise en charge du risque de dépendance résultant de la perte d'autonomie des personnes âgées et des personnes handicapées par le biais d'une cinquième branche du régime général de Sécurité sociale. Pour le gouvernement, il s'agit de définir les services pris en charge par la collectivité, d'évaluer la place respective de la solidarité nationale et de la prévoyance individuelle et collective et de déterminer les contours de la gouvernance du futur dispositif. Un projet de loi doit être présenté au Parlement dans les mois à venir pour entrer en vigueur en 2009.
Labels: dépendance, personnes âgées, perte autonomie
Le Figaro - Economie : Sarkozy remet à plat la politique du logement
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Sarkozy : 166 mesures
pour 7 milliards d'économie

L.D. (lefigaro.fr)
04/04/2008 | Mise à jour : 15:21 |
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La moitié des gains réalisés grâce à la réduction du nombre de fonctionnaires sera redistribuée aux agents, ce qui représentera «plus d'un milliard d'euros» en 2011, a déclaré le chef de l'Etat.

Regroupement des services de l'Etat ou encore limitation de l'accès au logement social... Le chef de l'Etat a présenté ces propositions qui doivent permettre à l'Etat d'économiser 7 milliards d'euros à l'horizon 2011.

Réduire les effectifs de fonctionnaires :

Nicolas Sarkozy a confirmé vendredi que son «engagement» de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux partant à la retraite serait «tenu» pour le «prochain budget», lors d'un discours sur la Révision générale des politiques publiques (RGPP). «L'engagement de ne remplacer qu'un départ à la retraite sur deux à l'échelle de l'Etat sera tenu dans le prochain budget pluriannuel», a déclaré le président de la République.

La moitié des gains réalisés grâce à la réduction du nombre de fonctionnaires sera redistribuée aux agents, ce qui représentera «plus d'un milliard d'euros» en 2011, a -t-il déclaré. «Si elle doit bénéficier aux citoyens, si elle doit bénéficier aux contribuables, la réforme de l'Etat doit aussi bénéficier aux fonctionnaires».

Mutualiser les services de l'armée : «Je me demande si c'est nécessaire que nos trois armées aient chacune un service d'achat, un service d'alimentation, un service habillement» s'est interrogé le président. «Nous allons mutualiser ces services sans réduire le potentiel opérationnel de nos armées».

Eviter les transferts de détenus : Concernant les services de gendarmerie, Nicolas Sarkozy a proposé d' «éviter les transferts de détenus, en les remplaçant par des visioconférences. «Et si cela ne marche pas, le magistrat peut se déplacer. La justice est-elle dans le bâtiment, ou dans la personne» s'est-il interrogé. Il a proposé aussi d' « alléger les gardes statiques des bâtiments», et de «redéployer les forces mobiles vers des mission de sécurité quotidienne».

Alléger les services diplomatiques : «Il est temps de mieux adapter notre présence diplomatique aux enjeux du XXIème siècle», «c'est un défi crucial de modernisation qui est à la portée de la diplomatie française» a déclaré le chef de l'Etat. « Est-il normal que nous ayons 721 personnes au sein de nos services diplomatiques au Sénégal, et 271 au Inde, pour un milliard habitants. C'est le poids de histoire, mais il faut l'adapter» a-t-il affirmé.

Logement :

- recentrer l'octroi des HLM aux publics les plus en difficulté. «La part des ménages français pouvant prétendre à un logement HLM a augmenté de moins de 60% à près de 70% en dix ans. Est-ce bien raisonnable alors que nous nous sommes engagés à loger les personnes les plus en difficulté ?», a-t-il demandé. Le plafond de ressources pour bénéficier d'un logement HLM va être abaissé de 10% et sera indexé sur l'indice des prix, indique le document du ministre du Budget, Eric Woerth, sur la modernisation des politiques publiques.

- un surloyer pour les personnes bénéficiant d'un logement social et qui dépassent les plafonds de ressource. «Il y a des personnes au sein du parc social qui dépassent les plafonds de ressource. N'est-il pas normal qu'elles payent un loyer plus élevé que les autres, pour financer la construction de nouveaux logements sociaux ou y contribuent en accédant à la propriété ?», s'est interrogé le chef de l'Etat.

- remise à plat du 1% logement. Le président s'est prononcé en faveur d'une réorientation des fonds actuellement gérés par le 1% logement, «dont tout le monde nous dit, la Cour des Comptes en tête, qu'ils pourraient être mieux utilisés.»

Suppression des primes pour les fonctionnaires qui prennent leur retraites Outre-Mer :

Les fonctionnaires qui prennent leur retraite outre-mer «bénéficient d'un supplément de pension très important», a observé le président. «En quoi est-ce équitable?». «Nous proposerons au Parlement la suppression de ce dispositif en veillant à la situation de ceux qui ont fait des choix de vie en fonction de ce système», a-t-il annoncé.

Création d'un organisme d'audit des politiques publiques :

Il faut renforcer notre capacité d'évaluation pour que la réforme de l'Etat soit durable et continue», a déclaré le président de la République. «C'est pour cette raison que j'ai demandé au premier président de la Cour des Comptes de réfléchir à la constitution d'un grand organisme d'audit des politiques publiques, qui permettra de nourrir le débat et d'alimenter les décisions», a-t-il indiqué.

Chaque ministre doit maintenant conduire les réformes décidées, dans le respect des objectifs qui lui sont assignés», a déclaré Nicolas Sarkozy à l'issue de son discours. Il a indiqué qu'il avait demandé au premier ministre de veiller à ce que les différentes réformes ne soient pas menées «sans coordination sur les territoires». Il a également demandé à François Fillon d'organiser une «coordination interministérielle qui est indispensable».

En marge de ces mesures, le ministre du Budget Eric Woerth a annoncé avant le discours de Nicolas Sarkozy que Philippe Parini sera prochainement nommé à la tête de la nouvelle direction générale des Finances publiques (DGFP), issue de la fusion entre la direction générale des impôts (DGI) et celle de la comptabilité publique (DGCP).

DOCUMENT - L'ensemble des mesures de réforme de l'Etat

Labels: économie, réforme, 7 milliards
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Christine Lagarde dévoile les mesures en faveur des PME - 01/04/08
La ministre de l'Economie, dans un entretien à "La Tribune", expose le système de "microtaxation" des entrepreneurs individuels mis en place dans le projet de loi de modernisation de l'économie : les charges fiscales et sociales pour les entrepreneurs individuels pourraient être payées sur une "base forfaitaire". Les taux globaux seront réduits à 13 % et 23 % du chiffre d'affaire respectivement pour le commerce et les services. D'autre part, afin de faciliter les transmissions d'entreprises, les droits de mutation seront abaissés à 3 % pour la vente des fonds de commerce, contre 5 % actuellement, dès lors que la valeur taxable du fonds n'excède pas 200 000 €. Enfin, Christine Lagarde a ajouté que la suppression de l'imposition forfaitaire annuelle (IFA) figurera dans le projet de loi de finances pour 2009.
Labels: christine lagarde, pme, propositions, imposition, entreprise
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40 ou 41 ans, la durée de cotisation fait débat - 27/03/08
Alors que débutent aujourd'hui les négociations sur la retraite entre le gouvernement et les partenaires sociaux, le premier ministre Francois Fillon vient de confirmer dans une interview accordée à l'Express sa volonté de se conformer au calendrier de réforme institué par la loi Fillon de 2003. Ainsi, il était prévu, d'ici 2012, de porter progressivement la durée de cotisation de 40 à 41 ans à raison de 1 trimestre par an à compter de 2009. Le ministre du travail, Xavier Bertrand qui conduira les débats est resté plus vague sur le sujet. Il a précisé, toutefois, qu'il y avait 3 leviers d'action possibles : réduire le montant des cotisations, travailler plus longtemps ou cotiser plus et qu'il attendait les propositions des partenaires sociaux. Un point semble acquis : l'âge légal de départ à la retraite reste fixé à 60 ans.
Labels: retraite, cotisation, 60 ans, 2008, françois fillon, xavier bertrand
Sarkozy inquiète 64% des Français : le lecteur de wikipedia n'en saura rien
www.wikio.fr/article/49866575?wfid=49866575

20.03.2008

Nicolas Princen : "une taupe" pas très discrète

Nicolas Princen pourrait bien rapidement devenir la personne la plus détestée du web. Dans un monde où les big brothers sont plutôt mal vus, ce jeune politicien de 24 ans, diplômé de Siences po, d’HEC et normalien, vient en effet d’être chargé par l’Elysée de "surveiller" internet pour repérer toutes les informations, "buzz", rumeurs concernant Nicolas Sarkozy. Autant dire que le jeune homme risque d’avoir du travail.
Sa nomination n’est en tous cas pas passée inaperçue. Avec son physique de jeune cadre dynamique tout droit sorti des années 80, Nicolas Princen avait déjà été remarqué par de nombreux internautes pour son travail sur NSTV, la web-TV de campagne de Nicolas Sarkozy. L’idée d’avoir désormais une sorte de "surveillant générale" semble pourtant plutôt amuser les internautes qui pour l'instant s'en donnent à coeur joie et s’amusent déjà à trouver des surnoms à Nicolas Princen : "l’œil", "la taupe",…
"Cher Nicolas Princen, je te souhaite bien du courage", écrit ainsi Luc Mandret du blog "Ma vie en Narcissse" . "Et je souhaite donc savoir si tu mérites bien ta place. J'ai donc décidé d'écrire cet article. Ce serait super aimable de ta part de me laisser un petit commentaire. Pour te faciliter la tâche, hop là, un mot clé :"Nicolas Sarkozy"."
En passe de devenir le nouveau bouc-émissaire du web, le nouveau conseiller de notre président s’est déjà vu consacrer deux groupes sur Facebook, "Nicolas Princen est sexy" et le "groupe des gens qui pensent que Nicolas Princen, l’Oeil de Paris, devrait surveiller le monde entier".
Alors que se multiplient déjà les articles, les vidéos, les forums, le "phénomène Nicolas Princen" ne semble pas prêt de s’arrêter. Le blog "Chez moi, A l’intérieur V3.0.00" vient en effet de lancer un concours récompensant d’une bière dans le bar de son choix l’internaute qui parviendra à trouver l’adresse IP de l’ordinateur de Nicolas Princen…

- Nicolas Princen se présente


- Un article du Post précisant les fonctions de Nicolas Princen
http://www.lepost.fr/article/2008/03/17/1163369_il-survei...

- Un article de "Peuples"
http://www.peuples.net/article-17806441.html

- "Nicolas Princen est un rigolo", sur "le blog de Vinz"
http://vinz-a.blogspot.com/2008/03/nicolas-princen-est-un...

Labels: sarkozy, nicolas princen, surveillance
Le Figaro - Economie : Cent idées pour dépoussiérer l'administration
www.lefigaro.fr/economie/2008/03/04/04001-20080304...

Cent idées pour dépoussiérer l'administration

O. A.
04/03/2008 | Mise à jour : 09:26 |
Commentaires 9
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Le ministère dresse la synthèse de cinq mois de débats.

Une gigantesque foire aux idées. C'est un peu ce qu'ont organisé les ministres de la Fonction publique, Éric Woerth et André Santini, pour tenter de définir « les valeurs, les missions et les métiers» de l'administration de demain. Leur objectif affiché était de sortir du train-train des discussions parisiennes entre hauts fonctionnaires et syndicats. Agents territoriaux, jeunes fonctionnaires en formation, usagers, sociologues, élus locaux… ont ainsi été consultés.

Le ministère a effectué une sélection de cent propositions émises au cours de ces débats. Certaines font déjà l'objet d'une mise en route plus ou moins avancée. C'est le cas de mesures pour favoriser la mobilité (par exemple, supprimer l'autorisation de l'administration d'origine pour en rejoindre une autre) ou rénover le management (généraliser les primes sur objectifs…).

D'autres semblent plus neuves. Ainsi, pour favoriser les évolutions de carrière, pourquoi ne pas lister les postes à pourvoir dans toute la fonction publique sur un site Internet ? Ou donner à chaque agent un «référent carrière», professionnel des ressources humaines ? Pour diversifier le recrutement, alors que les candidats sont souvent surdiplômés  chômage ou peur du chômage oblige  , l'idée lancée serait de «fixer un niveau maximal de diplômes pour les concours destinés aux personnes peu qualifiées».

Rédiger un livre blanc

Les usagers, manifestement, ne sont pas non plus à court d'imagination. Outre l'extension des horaires d'ouverture, il est ainsi suggéré de «revoir l'ensemble du vocabulaire utilisé pour l'adapter au public», d'«évaluer les documents administratifs par des groupes tests», d'avoir «un interlocuteur défini, clairement identifié (par exemple par un courrier signé)», ou de «généraliser la possibilité d'obtenir un rendez-vous avec l'agent gérant le dossier». En province, un «bus-guichet unique offrant un large panel de services administratifs» serait apprécié dans les petites communes, ou, pourquoi pas, des «démarcheurs publics» aidant, chez elles, les ­personnes âgées dans leurs formalités.

Ces propositions serviront de base aux travaux de Jean-Ludovic Silicani, conseiller d'État, et de Catherine Fieschi, de l'institut de réflexion Demos, chargés de rédiger d'ici avril un livre blanc. Celui-ci doit déboucher sur un projet de loi.

Labels: administration, idées, réforme
Un million de salariés avec un pied dans l'emploi, un pied dans le chômage (Dares)
www.boursorama.com/international/detail_actu_inter...
Un million de salariés avec un pied dans l'emploi, un pied dans le chômage (Dares)
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Un tiers des personnes inscrites à l'ANPE fin 2006, soit 1,1 million de salariés, exerçaient une activité réduite, le plus souvent peu ou non qualifiée, précaire (CDD, intérim, saisonnier) et de courte durée, selon une étude publiée par le ministère de l'Emploi (Dares).

L'étude, mise en ligne le 15 février sur le site du département recherche et analyse du ministère, précise que le nombre de chômeurs en activité réduite a presque doublé en dix ans (+94%), de janvier 1996 à janvier 2006.

"Cette augmentation continue reflète probablement l'évolution structurelle d'un marché du travail de plus en plus flexible", constate l'étude.

Au total, le nombre d'heures déclarées sur l'année 2006 par des chômeurs en activité réduite a correspondu au travail de 800.000 personnes à temps plein.

Les gains mensuels tirés d'une activité réduite s'élevaient à 1.076 euros en moyenne, mais un peu moins (769 euros) pour ceux qui cumulaient leur allocation chômage avec ce revenu d'activité.

Le cumul d'une allocation chômage et d'un salaire obéit à des règles "un peu plus restrictives depuis janvier 2006", rappelle l'étude.

Un chômeur indemnisé qui reprend un emploi salarié peut conserver une partie de ses allocations si son salaire est inférieur à 70% de son salaire antérieur et s'il ne travaille pas plus de 110 heures par mois.

Le montant des allocations qu'il touche est alors réduit.

"Ces emplois, courts ou à temps partiel, sont censés limiter les risques d'exclusion qu'une installation durable dans le chômage peut favoriser", rappelle l'étude.

Ils sont majoritairement le lot des femmes inscrites à l'ANPE, et dont la situation sur le marché du travail est "plus précaire que celle des hommes".

Ils concernent aussi "de plus en plus de demandeurs d'emploi âgés".

En fait, la pratique d'une activité réduite croît avec l'ancienneté dans le chômage et concerne 30% des chômeurs de très longue durée, pointant à l'ANPE depuis plus de deux ans.

Impossible pourtant d'en tirer des conclusions selon le ministère : "D'un côté, une longue durée de chômage peur inciter à chercher des emplois d'attente (...). D'un autre côté, la pratique d'une activité réduite peut contribuer à maintenir les demandeurs d'emploi dans le chômage de longue durée".

Labels: dares, anpe, chomeur, activité réduite, février, 2008
Le Monde.fr : Les universités en campagne électorale après la loi Pécresse - Société
www.lemonde.fr/societe/article/2008/02/27/les-univ...

Les universités en campagne électorale après la loi Pécresse

LE MONDE | 27.02.08 | 16h11  •  Mis à jour le 27.02.08 | 20h02
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L e philologue Georges Molinié ou le géographe Jean-Robert Pitte : qui sera le prochain président de l'université Paris IV-Sorbonne ? A l'heure où les universités françaises, après avoir adapté leurs statuts à la loi Pécresse qui leur confère plus d'autonomie, procèdent au renouvellement de leurs instances internes, le combat n'est pas seulement académique. Il frappe les esprits car l'actuel président, Jean-Robert Pitte, n'est pas assuré de retrouver son siège le 14 mars, lors du vote du conseil d'administration. Le clivage est aussi politique. Conduisant la liste Avenir de la Sorbonne, Georges Molinié, lui-même ancien président de Paris IV, fait partie des universitaires qui avaient apporté leur soutien à Ségolène Royal. M. Pitte, qui conduit la liste Excellence des humanités, est, lui, réputé pour son engagement à droite et la vigueur verbale de ses prises de position.

Les deux listes sont arrivées ex-æquo, le 19 février, au conseil d'administration, obtenant 7 sièges chacune. Pour le vote final du 14 mars, "les jeux ne sont pas faits", assure M. Pitte, qui attribue ce ballottage à une "alliance des conservatismes de droite et de gauche". L'écart entre le vote des professeurs et celui des maîtres de conférences est flagrant : la liste "présidentielle" obtient 6 sièges chez les premiers et 1 chez les seconds, et la liste rivale l'inverse.

Cette césure entre maîtres de conférences et professeurs se retrouve dans d'autres universités, les premiers ayant tendance à exprimer un vote d'opposition et parfois à sanctionner des présidents qui avaient soutenu la loi LRU (libertés et responsabilités des universités). A l'université Paris-XII Créteil-Val-de-Marne, la liste soutenue par la présidente, Simone Bonnafous, les directeurs de composantes et le SGEN-CFDT, est à égalité avec la liste soutenue par le Snesup, syndicat majoritaire hostile à la loi Pécresse, chacune ayant obtenu 7 sièges chez les enseignants-chercheurs.

A Paris-IV comme à Créteil, le vote des élus étudiants et des personnels non-enseignants fera la décision. A l'université du Maine, une liste soutenue par le Snesup a obtenu 13 sièges sur les 14 prévus pour les enseignants-chercheurs. A l'université de Bourgogne (Dijon), la liste soutenue par la présidente, Sophie Bejean, n'a obtenu que 5 des 12 élus enseignants-chercheurs, à égalité avec une liste soutenue par le Snesup.

La loi LRU se retournerait-elle contre ses auteurs en favorisant l'élection de présidents "opposants" ? Cette analyse, que certains détracteurs de Valérie Pécresse, la ministre de l'enseignement supérieur, pourraient avoir intérêt à propager pour l'affaiblir, se fonde sur peu d'éléments avérés : seules 9 universités sur 85 ont déjà procédé à l'élection ou à la reconduction de leur président. Aucun n'est recensé comme adversaire de la loi. Dans 22 autres universités, les conseils d'administration ont été renouvelés, mais l'élection ou la confirmation du président et du vice-président n'a pas encore eu lieu.

Selon le ministère et la conférence des présidents d'université, il est "prématuré" de tirer une leçon de ces scrutins. Il faut attendre que plus d'universités se prononcent. La loi leur donne jusqu'au 11 août, mais la plupart doivent procéder à ces élections en mars-avril.

Labels: université, loi pécresse, élections
Les salariés en CNE passeront bientôt au CDI
www.lexpansion.com/economie/actualite-economique/l...

Les salariés en CNE passeront bientôt au CDI

 27/02/2008 13:42  - L'Expansion.com 
 
 

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Les quelque centaines de milliers de salariés en CNE verront bientôt leur contrat re-qualifié en CDI.. Mercredi, le porte-parole du gouvernement l’a confirmé. Laurent Wauquiez a toutefois précisé que cela concernait uniquement les CNE « conformes avec la période d’essai ». « Ceux qui sont en dessous de la période d’essai restent sur des contrats à durée déterminée », a-t-il ajouté.

Institué en août 2005 à l’initiative de Dominique de Villepin, le Contrat nouvelle embauche était déjà condamné juridiquement : par les prud’hommes d’abord, le Bureau international du travail ensuite. Le principe même du CNE, sa période d’essai de deux ans, avait été jugé incompatible avec les conventions internationales. Or, selon des informations des Echos de mercredi, le projet de loi « portant modernisation du marché du travail » prévoit la requalification immédiate de tous les CNE en CDI, sitôt la promulgation de la loi. Transposition légale de l’accord signé par les partenaires sociaux sur la réforme du marché du travail, ce texte défendu par Xavier Bertrand doit être examiné au Parlement courant avril.

Réservé aux entreprises de moins de 20 salariés, le CNE a occasionné un million de recrutements depuis août 2005. dont 10% correspondraient à des créations d’emplois.

Labels: cne, cdi, contrat, emploi, février, 2008
"Opération coup de poing" contre jacquerie électorale, POUVOIR D'ACHAT
tempsreel.nouvelobs.com/actualites/opinions/commen...
POUVOIR D'ACHAT

"Opération coup de poing" contre jacquerie électorale

DEPUIS L'ANTIQUITE, la plupart des révolutions commencent par une révolte contre la hausse du prix du pain ou d’une autre céréale de base. Certes nous ne sommes plus au temps des révolutions, mais une jacquerie électorale est toujours possible. L’enquête que publie 60 millions de consommateurs révèle que beurres, yaourts, pâtes, céréales, biscottes, pains de mie, riz et autres jambons ont vu leurs prix s'envoler de 5% à 48% entre novembre et janvier, c’est-à-dire le prix des denrées de base.
Cette enquête arrive au pire moment pour un gouvernement qui avait fait du pouvoir d’achat son objectif premier. D’où l’inquiétude qui perce dans les déclarations gouvernementales. François Fillon qui tenait une réunion d’urgence a affirmé qu’il y avait "manifestement des abus de la part des industries et des distributeurs qui profitent (des) hausses des matières premières agricoles pour accroître leur marge", faisant les gros yeux pour annoncer une "opération coup de poing" conduite dès aujourd’hui par les services du ministère de l'Economie avec pour objectif "de voir où sont les abus".
Dare-dare, c’est le mot employé par Jean-François Copé pour inviter "le gouvernement à se mobiliser (…) pour nous mettre en place des dispositifs de transparence et d'information qui permettent aux consommateurs de regarder, de comparer". "On ne peut pas l'accepter", avait lancé M. Chatel dimanche, en parlant de "hausses injustifiées". François Hollande n’avait pas tort d’y voir le discours de l’impuissance après celui, volontariste et incantatoire, de la campagne présidentielle. Le gouvernement a pourtant là l’occasion de mettre en pratique la volonté de "transparence", réaffirmée à tous propos par le Président de la République. Pendant ce temps distributeurs et industriels s'accusent mutuellement de la flambée des prix, ces derniers rappelant que les cours du blé ont grimpé de 72% alors pour le patronat des distributeurs (FCD) "certaines hausses de tarifs d'industriels ne sont pas justifiées". En tous cas les matières premières ont bon dos, car elles n’entrent que pour une faible part dans le coût du produit fini. Bien des bizarreries ont en effet été soulignées par l’enquête de 60 millions de consommateurs. "Le prix du lait ne représente que le tiers du prix final du yaourt. Comment expliquer que certains yaourts aient augmenté de 40%?", souligne Marie-Jeanne Husset, directrice de rédaction du mensuel.

Jean-Marcel Bouguereau

(le mardi 26 février 2008)
Labels: hausse prix, pouvoir d'achat, février, 2008
Le Figaro - Economie : Les créations d'entreprises explosent en janvier
www.lefigaro.fr/economie/2008/02/26/04001-20080226...

Les créations d'entreprises explosent en janvier

M. Vt
26/02/2008 | Mise à jour : 07:54 |
.

Le nombre de créations d'entreprises enregistré en janvier 2008 est nettement plus élevé que celui observé en janvier 2007 (+ 15,8 %), selon les chiffres publiés hier par l'Agence pour la création d'entreprises (APCE). Sur les quatre derniers mois par rapport à la même période un an auparavant, le nombre de créations d'entreprises s'est fortement accru (+ 13,8 %), passant de 100 760 nouvelles entreprises à 114 635. C'est dans les services que le mouvement est le plus spectaculaire, avec une augmentation de 17 % sur quatre mois.

Des chiffres très encourageants, alors que le moral des petits patrons plonge. Selon un sondage Fiducial Ifop publié hier, les entrepreneurs ne sont qu'un tiers à être optimistes sur le contexte économique. Ils sont moins convaincus qu'ils ne l'ont été par le travail gouvernemental, estimant que les réformes «ne sont pas conformes aux priorités des Français». Reste que 76 % se prononcent pour le maintien d'un ancien entrepreneur, Hervé Novelli, au poste de secrétaire d'État. Quelque 83 % d'entre eux considèrent d'ailleurs que les mesures sur l'autoentrepreneuriat peuvent bénéficier à l'ensemble des Français et 73 % qu'elles pourront générer une croissance importante.

Le Figaro - Economie : Les créations d'entreprises explosent en janvier
www.lefigaro.fr/economie/2008/02/26/04001-20080226...

Les créations d'entreprises explosent en janvier

M. Vt
26/02/2008 | Mise à jour : 07:54 |
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Le nombre de créations d'entreprises enregistré en janvier 2008 est nettement plus élevé que celui observé en janvier 2007 (+ 15,8 %), selon les chiffres publiés hier par l'Agence pour la création d'entreprises (APCE). Sur les quatre derniers mois par rapport à la même période un an auparavant, le nombre de créations d'entreprises s'est fortement accru (+ 13,8 %), passant de 100 760 nouvelles entreprises à 114 635. C'est dans les services que le mouvement est le plus spectaculaire, avec une augmentation de 17 % sur quatre mois.

Des chiffres très encourageants, alors que le moral des petits patrons plonge. Selon un sondage Fiducial Ifop publié hier, les entrepreneurs ne sont qu'un tiers à être optimistes sur le contexte économique. Ils sont moins convaincus qu'ils ne l'ont été par le travail gouvernemental, estimant que les réformes «ne sont pas conformes aux priorités des Français». Reste que 76 % se prononcent pour le maintien d'un ancien entrepreneur, Hervé Novelli, au poste de secrétaire d'État. Quelque 83 % d'entre eux considèrent d'ailleurs que les mesures sur l'autoentrepreneuriat peuvent bénéficier à l'ensemble des Français et 73 % qu'elles pourront générer une croissance importante.

Labels: création entreprise, janvier, 2008
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Des avantages fiscaux pour relancer l'intéressement dans les PME - 26/02/08
Le ministre du Travail, Xavier Bertrand, a confirmé hier, sur RMC, la préparation d'un projet de loi sur l'intéressement visant à inciter les PME à mettre en place un tel dispositif pour leurs salariés en contrepartie d'avantages fiscaux. Actuellement, pour les entreprises, la mise en place d'un plan d'intéressement est facultative. Pour le moment, le gouvernement étudie les paramètres de ces avantages fiscaux (seuils, critères, etc.). Le projet de loi devrait être présenté au Parlement avant l'été. Cependant, en janvier, Nicolas Sarkozy souhaitait également encourager la participation dans les entreprises de moins de 50 salariés (là où elle n'est pas obligatoire aujourd'hui), toujours par le biais d'avantages fiscaux. Le ministre n'est pas revenu sur cette proposition.
Labels: intéressement, pme, xavier bertrand, participation
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Préparation à la retraite : les Français sont à la traîne - 26/02/08
Avec 36 % des sondés ayant commencé à préparer leur retraite financièrement, la France se place en queue de peloton européen, selon la dernière livraison du baromètre Fidelity - TNS Sofres sur la préparation des actifs européens à la retraite, relayée par "Les Echos" ce matin. 67 % des français se disent pourtant inquiets pour leur retraite, c'est 9 points de plus que lors de l'enquête précédente. Le motif principal de non-préparation, chez les Français comme chez la plupart des Européens, est le manque de moyens financiers. Ils sont 58 % des actifs français à évoquer cette question. En revanche, les arguments "trop jeune pour y penser", "ne pas se sentir intéressé" ou "préférer se consacrer à l'éducation des enfants" sont de moins en moins mentionnés. Pour encourager la préparation de la retraite, les Français comptent sur l'implication avant tout des employeurs, de l'Etat, des institutions financières, puis des médias... Ils attendent de l'information et de l'éducation financière (65 %), des avantages fiscaux (52 %), un plan d'épargne salariale et des nouveaux produits financiers (33 %).
Labels: retraite, préparation, avantages fiscaux, éducation financière, épargne salariale
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Un tiers des inscrits à l'ANPE exercent une activité réduite - 25/02/08
Une récente étude du ministère du Travail révèle qu'un tiers des demandeurs d'emploi exerçaient une activité réduite en 2006. L'Assurance-chômage autorise en effet le cumul de l'allocation chômage et d'un salaire depuis le milieu des années 80 sous certaines conditions de durée mensuelle d'activité et de montant de salaire. Les demandeurs d'emploi en activité réduite sont majoritairement des femmes. La pratique d'une activité réduite croît avec l'ancienneté du chômage. Les emploi occupés sont généralement peu ou non qualifiés, précaires et de courte durée.
Labels: anpe, chomeur, activité réduite
Le Figaro - Politique : La Cour de Cassation ne contredirait pas les Sages
www.lefigaro.fr/politique/2008/02/25/01002-2008022...

La Cour de Cassation
ne contredirait pas les Sages

C.J (lefigaro.fr) avec AFP et AP
25/02/2008 | Mise à jour : 16:24 |
Commentaires 40
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Vincent Lamanda, le premier président de la Cour de cassation accepte de réfléchir à la question de la rétention de sûreté, mais il ne remettrait pas en question la décision du Conseil Constitutionnel sur sa non-rétroactivité.

Le bras de fer institutionnel n'aura pas lieu. Le Premier président de la Cour de cassation, Vincent Lamanda a certes accepté la mission de Nicolas Sarkozy de réfléchir aux conditions d'une application immédiate de la rétention de sureté, mais ne remettrait pas en question la décision du Conseil constitutionnel sur sa non-rétroactivité, a annoncé lundi un chargé de mission de la Cour de cassation.

Selon cette source, le haut magistrat, contacté par Nicolas Sarkozy, a accepté «le principe d'une réflexion sur le problème de la rétention de sûreté et de la protection des victimes » et attend la lettre de mission du chef de l'Etat. Le document, d'après Yves Jego, devrait, préciser les questions qu'il pose au premier président de la Cour de cassation. Nicolas Sarkozy voudrait ainsi savoir de quelle manière juridique on passait de la surveillance de sûreté (bracelet électronique par exemple) à la rétention de sûreté. Le porte-parole de l'UMP a aussi formellement réfuté l'idée que le chef de l'Etat ait cherché à contourner la décision des Sages, en consultant Vincent Lamanda, une initiative qui a alimenté pendant le week-end la polémique.

Jeudi, le Conseil constitutionnel a validé la loi dans son principe mais en a grandement limité le champ d'application, estimant que la rétention de sûreté «ne saurait être appliquée à des personnes condamnées avant la publication de la loi» ou «pour des faits commis antérieurement» à cette publication. Ainsi les premières rétentions de sûreté ne pourraient être prononcées qu'au plus tôt en 2023, la rétention de sûreté n'étant applicable qu'aux détenus condamnés à plus de 15 ans. Les deténus actuels ne seront concernés que s'ils ne respectent pas les obligations de la «surveillance de sûreté» qui pourront leur être imposées (port d'un bracelet électronique, obligation de soin, etc.)

Labels: cour de cassation, conseil constitutionel
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Envolée des prix des produits alimentaires : nouvelle polémique - 25/02/08
Une étude du magazine "60 millions de consommateurs" à paraître cette semaine, relayée ce matin par "La Tribune", révèle des hausses de prix sur les produits alimentaires comprises entre 5 et 48 % entre novembre et janvier dernier. Sur 1 055 références étudiées, 200 affichent des hausses de prix supérieures à 10 % et moins de 60 ont vu leurs prix baisser de quelques pour cent. "La flambée des matières premières ne peut justifier des hausses d'une telle ampleur", estime la rédaction du magazine. Cette étude relance la polémique sur la lutte pour le pouvoir d'achat et les indicateurs officiels ainsi que sur la transparence des prix de la grande distribution. Interrogé hier sur Europe1, Luc Chatel, secrétaire d'Etat chargé de la Consommation, a condamné ces "hausses injustifiées". Il regrette que les prix en France soient "5 % plus chers en moyenne que les autres pays européens dans la grande consommation".
Labels: prix, pouvoir d'achat, inflation, indicateurs officiels
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"Propriétaire de ma maison pour 15 € par jour" - 22/02/08
Une nouvelle charte signée hier par Christine Boutin, ministre du Logement et de la Ville, des promoteurs immobiliers et des établissements financiers devrait permettre aux ménages à revenus modestes de devenir propriétaire. Un ménage dont le revenu est compris entre une fois et demi et deux fois le Smic devrait pouvoir ainsi acquérir une maison de 85 m2 sur un terrain de 250 m2, pour un budget mensuel de 450 € pendant 20 ans. Cette nouvelle formule diffère du dispositif Borloo en ce qu'il s'appuie sur le Pass-foncier, qui permet de dissocier le prix du terrain et celui de la maison. Ainsi, les ménages financeront d'abord l'acquisition de leur maison sur une durée comprise entre 18 et 25 ans, puis le terrain entre 10 et 15 ans. Le Pass-Foncier permettra, notamment en cas de difficultés financières, le rachat de la maison et le relogement de la famille par le 1 % logement. De plus, la TVA pour construction neuve sera réduite à 5,5 % au lieu de 19,6 %.
Labels: propriété, maison, logement, christine boutin, borloo
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La consommation des ménages se replie de 1,2 % en janvier - 22/02/08
La dernière note de conjoncture de l'Insee révèle en janvier une baisse de 1,2 % des dépenses de consommation des ménages en produits manufacturés. Contrairement à décembre où les dépenses affichaient une hausse de 2,1 %, ce recul est dû à la baisse sensible des dépenses en biens durables (-3,9 %) imputée essentiellement au repli des ventes d'automobiles (-8,7 %). En revanche, les dépenses de consommation en textile-cuir (+2,3 %) et en biens d'équipement du logement dans une moindre mesure (+0,8 %) poursuivent leur augmentation.
Labels: consommation, ménages, insee
Xavier Darcos prône le retour aux maths et au français à l'école, actualité A la une : Le Point
www.lepoint.fr/actualites/xavier-darcos-prone-le-r...

18:55    |    20/02/2008 Reuters

Xavier Darcos prône le retour aux maths et au français à l'école

Xavier Darcos a présenté les nouveaux programmes de l'école primaire qui marqueront un retour des mathématiques et du français, avec des emplois du temps allégés, afin de diviser par trois en cinq ans le nombre d'enfants qui quittent le CM2 en grande difficulté. /Photo prise le 15 février 2008/REUTERS/Regis Duvignau

Xavier Darcos a présenté les nouveaux programmes de l'école primaire qui marqueront un retour des mathématiques et du français, avec des emplois du temps allégés, afin de diviser par trois en cinq ans le nombre d'enfants qui quittent le CM2 en grande difficulté.

Ces programmes concerneront dès la rentrée 2008 sept millions d'écoliers et 400.000 enseignants.

"Je veux en finir avec cette inégalité choquante qui veut que seuls les enfants dont les parents auraient les moyens de les inscrire dans des cours particuliers auraient une chance réelle d'échapper à l'échec scolaire", a déclaré le ministre de l'Education nationale lors d'une conférence de presse.

Prônant une "révolution culturelle", Xavier Darcos a calqué son discours sur celui tenu vendredi à Périgueux (Dordogne) par le président Nicolas Sarkozy.

"D'ici la fin du quinquennat, nous allons diviser par trois le nombre d'enfants qui sortent de primaire sans maîtriser les connaissances fondamentales", avait dit le chef de l'Etat.

A l'heure actuelle, 15% des élèves, soit environ 100.000 enfants, sortent de CM2 avec de sérieuses lacunes.

Xavier Darcos a confirmé par ailleurs la suppression des cours le samedi matin dès la prochaine rentrée.

La durée hebdomadaire de l'enseignement passera de 26 à 24 heures, ce qui reste malgré tout très au-dessus de la moyenne des pays européens qui affichent le meilleur taux de réussite, a souligné le ministre.

Les deux heures ainsi libérées serviront à des cours de soutien par petits groupes. Une heure de sport supplémentaire par semaine est aussi prévue.

Les prochains livrets de programmes ne comporteront plus que 36 pages, contre 104 précédemment. "Ecrits dans un langage clair et concis", ils pourront être lus par les parents.

L'accent est mis sur l'enseignement du français (grammaire, vocabulaire, orthographe, mais aussi récitation et rédaction) et les mathématiques (maîtrise des quatre opérations, règle de trois, calcul mental).

ÉDUCATION CIVIQUE ET MORALE

Le retour à ces fondamentaux se préparera dès la maternelle, dont la finalité "est de préparer les élèves à l'apprentissage de la lecture, de l'écriture et du calcul tout en conservant sa spécificité propre".

"Si vous ne maîtrisez pas la langue écrite et orale, vous ne maîtriserez pas non plus les autres disciplines", a fait valoir le ministre.

L'Histoire fera désormais l'objet "d'un véritable enseignement, introduisant chez l'enfant des repères chronologiques fondés sur la connaissance des grandes dates de l'Histoire de France et l'existence des personnages", a dit Xavier Darcos.

Une initiation à l'Histoire de l'Art est également prévue dès le cours préparatoire.

Autre changement, cher à Nicolas Sarkozy : l'introduction de "l'instruction civique et morale" en remplacement de la seule éducation civique.

Outre les règles de la vie sociale (politesse, hygiène, risques liés à internet, etc.), elle sera l'occasion d'enseigner aux enfants les symboles de la République française (drapeau, hymne national, Marianne) et de l'Union européenne.

"L'hymne national ne se siffle pas" et les enfants doivent se lever devant "le drapeau pour lequel nos anciens sont morts", avait déclaré le chef de l'Etat vendredi.

Le Snuipp-FSU, principal syndicat des enseignants du primaire, a fait part de son scepticisme.

"On a du mal à y voir clair", a déclaré sur LCI son secrétaire général, Gilles Moindrot.

"On nous dit d'un côté, 'on recentre sur les fondamentaux', et on s'aperçoit quand on lit le projet de programme qu'il y a des matières nouvelles comme l'Histoire des Arts. Donc plus de choses, mais avec moins de temps".

Pour le Parti socialiste, "il n'y pas de cohérence entre l'ambition affichée par le chef de l'Etat et les moyens octroyés au projet éducatif qu'il propose aux Français".

"Comment peut-on prétendre réformer l'école tout en réduisant drastiquement ses moyens ?", s'interroge dans un communiqué Claude Roiron, secrétaire national à l'Education..

"Il y a dans les annonces faites beaucoup de silence sur le 'comment faire', un flou sur la pédagogie induisant des interrogations légitimes des enseignants", déplore-t-il.

Le député UMP Yves Censi, rapporteur spécial du budget de l'enseignement scolaire, a au contraire salué ce "véritable projet pour l'école primaire" qui est "une grande chance pour les Français".

"Avec ce projet ambitieux, nous allons enfin pouvoir être fiers de notre école", ajoute, dans un communiqué, le député de l'Aveyron.

Elizabeth Pineau

Labels: éducation, réforme scolaire, xavier darcos, maths, école
Loi TEPA - Wikipédia
fr.wikipedia.org/wiki/Loi_TEPA

Loi TEPA

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

La Loi n° 2007-1223 du 21 août 2007 en faveur du travail, de l'emploi et du pouvoir d'achat (dite loi TEPA, ou "paquet fiscal" ) a été adoptée en France par le Parlement, sous le gouvernement Fillon, le 1er Août 2007.

Sommaire

[masquer]

Historique [modifier]

Le Gouvernement a déclaré l'urgence sur ce projet de loi le 29 juin 2007[1]. Le projet de loi en faveur du travail, de l'emploi et du pouvoir d'achat, a été adopté, dans les conditions prévues à l'article 45, alinéa 3, de la Constitution, par les deux chambres du Parlement français, le 1er août 2007. La saisine du Conseil constitutionnel a eu lieu le 2 août 2007, provoquée par plus de soixante députés, en application de l'article 61 alinéa 2 de la Constitution[1]. A la suite de l'examen de ce recours, dans une décision du 16 août 2007 [2], le Conseil Constitutionnel a déclaré le texte conforme à la constitution sauf en ce qui concerne le caractère rétroactif de la mesure mettant en place un crédit d'impôt institué pour favoriser l'acquisition de l'habitation principale (article 5). La loi est applicable depuis le 22 Aout 2007, date de sa promulgation par publication au Journal Officiel.

Les objectifs [modifier]

L'un des principaux objectifs de la loi TEPA est de stimuler la croissance économique avant tout par une relance de la demande. On peut noter aussi une forme de relance par l'offre par le biais de l'allègement des charges sociales sur les heures supplémentaires. Le gouvernement utilise ainsi l'outil fiscal afin de favoriser une augmentation du pouvoir d'achat des français. Selon le président Nicolas Sarkozy et la Ministre de l'Économie, des Finances et de l'Emploi, Christine Lagarde[3], il doit permettre de créer un choc de confiance. Un autre objectif du TEPA est de freiner le départ des capitaux et des grandes fortunes vers l'étranger en mettant en place un régime fiscal moins dissuasif.

Les mesures [modifier]

Défiscalisation des heures supplémentaires [modifier]

L'article premier du projet de loi TEPA prévoit d'exonérer de l'impôt sur le revenu (IR) les heures supplémentaires effectuées à partir du 1er octobre 2007 (Défiscalisation des heures supplémentaires), et allège les cotisations sociales pour les salariés et les employeurs ayant recours aux heures supplémentaires. Les employeurs pourront recourir, en cas de besoin, au volume d'heures supplémentaires qui leur semblera nécessaire, sans majoration du coût du travail.

Cette mesure a pour objectif d'augmenter le nombre d'heures travaillées afin de relancer la croissance et de redonner du pouvoir d'achat aux français. Elle répond au slogan de Nicolas Sarkozy, lancé lors de la campagne présidentielle, « travailler plus pour gagner plus ».

Cette mesure ne fait pas l'unanimité chez les observateurs. Les économistes tel Olivier Blanchard et Michel Godet, qui ont été à un moment proches du Président, contestent sa mise en œuvre[4] tandis que le premier président de la Cour des comptes, Philippe Seguin, s'inquiète de l'impact de la mesure sur les comptes sociaux[5]. Par ailleurs les observateurs soulignent un risque accru de fraude (des heures non défiscalisables pourraient le devenir par un changement du nombre d'heures de travail dans le contrat).

Dans un rapport du Conseil d'analyse économique rédigé par Patrick Artus, Pierre Cahuc et André Zylberberg, ceux-ci souligne qu'«un allègement des prélèvements obligatoires sur les heures supplémentaires accroît le pouvoir d’achat de ceux qui travaillent au-delà de la durée légale. Néanmoins, en contrepartie, le financement de cet allègement réduit le revenu des salariés qui ne font pas d’heures supplémentaires». Selon eux, « une diminution du taux de majoration des heures supplémentaires entraîne une augmentation de la demande d’heures supplémentaires de la part des entreprises et une substitution des heures de travail aux postes de travail défavorable à l’emploi et au revenu global. Cet effet défavorable est néanmoins contrebalancé par une diminution du coût global du travail. En théorie, l’impact sur l’emploi et le revenu d’une hausse du taux de majoration des heures supplémentaires est donc ambigu ». « Au total, l’impact sur l’emploi et l’ensemble des revenus d’un allègement des prélèvements obligatoires sur les heures supplémentaires est incertain lorsque son financement est pris en compte. Mais là n’est pas l’essentiel : un inconvénient majeur de ce type de mesure est qu’il risque de favoriser des comportements "opportunistes". Ainsi, un employeur et son salarié peuvent conjointement gagner à abaisser (ou à ne pas augmenter) le taux de salaire des heures normales et à déclarer fictivement des heures supplémentaires (ce qui est très difficilement contrôlable) afin de bénéficier des avantages fiscaux » [6].

Coût estimé: 5 à 6 milliards d'euros sur 3 ans [7] si le volume d'heure supplémentaire reste stable sachant que celui-ci doit augmenter.

Crédit d'impôt sur le revenu (IR) sur les intérêts d'emprunt immobilier [modifier]

Il est créé un crédit d'impôt sur le revenu équivalent à 20% du montant des intérêts payés retenus dans la limite annuelle de 3.750 € pour les personnes seules et 7.500 € pour les couples, majoré de 500 € par personne à charge durant les cinq premières années, pour l'achat d'une résidence principale. L’avantage fiscal ne concerne que les seuls intérêts d’emprunts contractés pour une opération de construction ou d’acquisition intervenant à compter du 22 août 2007. [source : http://www.fiscalonline.com/vl_loi_tepa.htm]

À l'origine, l'article concernait les ménages ayant acheté un bien immobilier dans les cinq dernières années. La décision du 16 août 2007 du Conseil Constitutionnel [8] empêche la rétroactivité du texte et la mesure ne sera applicable qu'à partir de la publication de la loi.

Coût estimé: 3,7 milliards d'euros par an selon la Ministre[9], 7,7 milliards d'euros selon le Conseil Constitutionnel[10] si la rétroactivité avait dû être validée.

L'aide sur 5 ans est donc plafonnée à 18 750 euros pour une personne seule et à 37 500 euros pour un couple, qui rembourserait respectivement 93 750 et 187 500 euros d'intérêt sur les 5 premières années sans la majoration pour personne à charge.

Allègement des droits de succession [modifier]

La réduction des droits de succession était une des grandes promesses de campagne de Nicolas Sarkozy ; Pour un coût évalué à 2,2 milliards d'euros, le nombre de successions exonérées de droits passerait de 60 % à 95 %, les héritages les plus élevés restant imposés.

La liste complète des nouveaux allégements est[11] :

  • Suppression des droits de succession pour le conjoint survivant, que le couple soit marié ou pacsé.
  • Abattement pour les enfants 150 000 €
  • Abattement pour les personnes handicapées quel que soit leur lien de parenté: 150 000€
  • Abattement pour les frères et soeurs l'abattement est en principe de 15 000€. Certaines successions entre frères et soeurs peuvent être exonérées de taxation à la triple condition :
  1. qu'il soit, au moment du l'ouverture de la succession, célibataire, veuf, divorcé ou séparé de corps ;
  2. qu'il soit, toujours au moment de l'ouverture de la succession, âgé de 50 ans ou atteint d'une infirmité le mettant dans l'impossibilité de subvenir par son travail aux nécessités de l'existence ;
  3. qu'il ait été constamment domicilié avec le défunt pendant les cinq années ayant précédé le décès.
  • l'abattement de 7 500 euros pour les neveux et nièces est augmenté et est étendu aux successions.

Une nouvelle disposition concerne les dons familiaux de sommes d'argent : Si le donateur a moins de 65 ans, il peut donner jusqu'à 30 000€ en pleine propriété à son enfant ou petit-enfant majeur, ou à défaut d'une telle descendance à son neveu ou sa nièce majeur. Ce plafond n'est pas renouvelable contrairement aux abattements.

Aménagement de l'impôt sur la fortune (ISF) [modifier]

Les députés ont porté de 20 à 30 % l'abattement d'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) sur la résidence principale.

A également été votée une réduction de 75 % d'ISF dans la limite de 50 000 euros pour les contribuables qui investissent dans des PME non cotées ou des holdings ISF ou font des dons aux établissements publics et privés de recherche, aux fondations reconnues d'utilité publique et aux entreprises, associations, ateliers et chantiers d'insertion. Une réduction 5 fois plus faible (dans la limite de 10 000 euros) est prévue lorsque l'investissement est effectué au travers d'un FIP (FIP ISF). Coût estimé: 500 millions d'euros

Abaissement du bouclier fiscal [modifier]

L'abaissement du bouclier fiscal de 60% à 50 % (contre 60 % actuellement) s'appliquera à partir de 2008. 234 397 personnes sont concernées. L'Assemblée a rejeté un amendement de Charles de Courson (NC) visant à exclure la CSG et la CRDS du bouclier fiscal. Coût évalué: 600 millions d'euros.

Défiscalisation des salaires des étudiants [modifier]

Les rémunérations perçues par les étudiants seront défiscalisées dans la limite de trois fois le smic. Actuellement limitée aux "jobs d'été" des jeunes de moins de 21 ans, cette exonération concernera désormais tous les salaires perçus par les élèves ou étudiants de moins de 26 ans. Cout estimé: 30 millions d'euros.

Encadrement des « parachutes dorés » [modifier]

Le texte encadre plus strictement les "parachutes dorés" versés aux dirigeants.

Le texte concerne aussi l'attribution de stock-options. Un amendement impose que l'attribution des indemnités de départ, dont les modalités seront fixées dès le départ, sera désormais soumise non seulement aux performances du bénéficiaire mais également de la société qu'il dirige.

Les engagements en cours dans les entreprises devront être mis en conformité avec la nouvelle loi dans un délai de 18 mois à compter de sa publication.

L'amendement dit "Bouvard" qui entendait rendre imposables pour les entreprises les indemnités de départ dépassant le million d'euros a été supprimé par les sénateurs.

Revenu de solidarité active [modifier]

Le texte prévoit la mise en place expérimentale dans 25 départements d'un revenu de solidarité active (RSA) destiné à inciter les bénéficiaires d'un minimum social à retrouver un emploi en leur garantissant leur revenu (revenu garanti).

Imposition minimale [modifier]

La ministre de l'économie devra présenter au Parlement avant le 15 octobre 2007 un rapport sur les modalités de mise en place d'une "imposition minimale", destinée à éviter que des contribuables, par le jeu des niches fiscales, puissent échapper à l'impôt.

Cette idée a été abandonnée à la suite de la remise du rapport, qui conclut que soit l'imposition serait trop compliquée pour ne pas risquer d'être rejetée par le Conseil Constitutionnel, soit elle serait trop large et toucherait des catégories ne relevant pas des niches fiscales.

Les coûts projetés [modifier]

Le montant projeté des mesures du "paquet fiscal" se monte à plus de 10 milliards d'euros pour l'année 2008 et 13 milliards d'euros par an à partir de 2009 [12].

La polémique autour du coût et de l'efficacité du TEPA [modifier]

Pour de nombreux observateurs (économistes, analystes financiers, politiques), l'efficacité du TEPA doit être relativisé[13],[14].
En effet, les mesures du TEPA favoriserait avant tout la relance de la demande alors que de nombreux économistes et analystes estiment que le redémarrage de la croissance passe par une politique de relance par l'offre (Voir Offre et demande). Selon eux une relance de la demande n'est pas synonyme de gain de point de croissance pour la France car la demande peut être orienté vers des produits fabriqués ou vendus à l'étranger.

D'ailleurs selon le rapporteur du budget UMP à l'Assemblée nationale, Gilles Carrez, le paquet fiscal pourrait accroître le déficit commercial de la France[15] .

L'OFCE dans un rapport intitulée « Le «choc» fiscal tiendra-t-il ses promesses ? » a un avis mitigé sur l'efficacité du paquet fiscal estimant que « les mesures ayant trait à l'ISF ou aux droits de succession devraient avoir un impact initial faible au niveau macroéconomique, alors qu'elles constituent un tiers de la dépense fiscale »[16],[17].

L'autre critique concerne le coût budgétaire élevé du paquet fiscal qui risque de ne pas être proportionné aux avantages économiques qu'il peut procurer.
C'est l'avis des présidents des commissions des Finances de l'Assemblée nationale et du Sénat, Didier Migaud et Jean Arthuis, considérant qu'il « est incontestablement coûteux puisqu'il entraînera des pertes de ressources fiscales évaluées à 1,5 milliard d'euros en 2007, 10 milliards en 2008, 13 milliards en 2009 et 15 milliards en 2010 », et mettant en doute « le principe qui voudrait qu'activer la consommation c'est doper la croissance. Cela permet sûrement de créer des emplois mais bien souvent des emplois hors de France »[18].

Le diagnostic est partagé chez Natexis, pour qui en l’absence de mesures prises pour en compenser (financer) le coût (estimé autour de 15 milliards d’euros en année pleine), « son impact sur la trajectoire des finances publiques sera relativement prononcé, en particulier si l’environnement international venait à se dégrader. Ceci illustre l’inadéquation d’une politique d’entretien de la croissance par le soutien de la demande dans une économie ouverte en déficit d’offre, et souligne ainsi l’intérêt d’une politique visant à accroître véritablement le potentiel de production de l’économie française. »[19]

Selon EcoWeek, mensuel d'analyse de BNP-Paribas, le paquet fiscal est un « pari risqué » et « Malgré la cohérence apparente de la stratégie d'ensemble, le budget 2008 représente un pari sur la croissance, assez risqué dans une économie ouverte à la compétitivité détériorée, notamment vis-à-vis de l'Allemagne - qui récolte aujourd'hui les fruits de son avance dans les réformes. [..] sans effet positif sur la croissance, le train fiscal (entre 12 et 15 milliards d'euros en année pleine) conduirait le gouvernement soit à une dégradation des ratios de déficit et dette publics - contrairement aux engagements européens de la France - soit à préserver les finances publiques au prix d'une politique plus restrictive par ailleurs, ce qui réduirait sa marge de manoeuvre pour mener à bien les réformes structurelles. »

Labels: loi tepa, loi en faveur du travail, pouvoir d'achat
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20-02-2008 15:46

Les nouveaux programmes du primaire

Xavier Darcos a présenté, le 20 février, son projet pour une nouvelle organisation du temps scolaire offrant plus d’heures pour l’apprentissage du français, des mathématiques et pour la pratique du sport à l’école primaire.

Dans un discours à Périgueux, le 15 février, Nicolas Sarkozy a présenté la nouvelle école primaire, "le creuset où se rassemblent tous les enfants de France" pour devenir "des citoyens épanouis". Avec, en matière de programmes, un mot d’ordre : le retour aux "fondamentaux" - français et mathématiques.

Lors d’une conférence de presse, le ministre a détaillé les nouveaux horaires de l’école primaire : 10 heures hebdomadaires de français en CP et CE1, huit heures en CE2, CM1, CM2, ainsi que 5 heures de mathématiques et 4 heures de sport du CP au CM2. Les horaires pour les autres disciplines (langues vivantes, histoire, géographie, pratique artistique, instruction civique et morale) seront soumis à la concertation.

Parallèlement, Xavier Darcos a présenté les nouveaux programmes qui consacrent, notamment, le principe selon lequel "la grammaire, le vocabulaire et l’orthographe" seront abordés de manière explicite et non plus à l’occasion d’un autre exercice. Ces programmes précisent également le contenu de l’instruction civique et morale.

Evaluation des résultats renforcée

"Je serai vigilant simplement à ce que ces nouveaux programmes, cette nouvelle organisation du temps scolaire contribuent à l’amélioration significative des résultats de chaque école", a insisté le ministre, rappelant que "ces résultats seront communiqués aux familles". Les élèves seront évalués deux fois, en CE1 et en CM2, a-t-il confirmé.

Les enseignants seront à terme évalués tous les deux ans, grâce, entre autres, à l’augmentation du nombre d’inspecteurs de l’Education nationale (premier degré). Aux concours 2008, l’Education nationale en recrutera 45 à 50 de plus que les 90 engagés l’année dernière.

Le projet sera soumis à concertation jusqu’à mi-avril pour publication d’une version définitive fin avril-début mai.
  Outre les syndicats et les fédérations de parents d’élèves, chaque enseignant sera sollicité au cours d’une demi-journée.
  Les programmes seront également soumis à des commissions de l’Assemblée nationale et du Sénat.
  Ils passeront devant le Haut Conseil de l’éducation.
  Enfin, le texte sera soumis à une large consultation publique via le site de l’Education nationale où, à partir du 3 mars, chacun pourra donner son avis sur les programmes.

Labels: réforme scolaire, école primaire, xavier darcos
L'exonération des heures sup' peine à relancer l'activité
www.lexpansion.com/economie/actualite-economique/l...

L’exonération des heures sup’ peine à relancer l’activité

Hugo Lattard -  21/02/2008 17:14  - L'Expansion.com 
 
 

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Salariés et employeurs se sont partagés 546 millions d’euros grâce à l’exonération des heures supplémentaires. Mais les entreprises ont bénéficié d’un effet d’aubaine plus que d’un effet d’entraînement.

L’Acoss, l’organisme chargé de collecter les cotisations sociales vient de livrer ses secrets concernant les exonérations d’heures supplémentaires au titre de la loi Tepa. Le fameux « travailler plus pour gagner plus ».

En décembre 2007, trois mois après l’entrée en vigueur du dispositif, 55% des quelque 308.000 entreprises du secteur privé qui déclarent mensuellement leurs cotisations à l’Ursaff ont indiqué y avoir eu recours. En octobre, elles n’étaient que 38%, puis 49% en novembre. Ces chiffres attestent d’une montée en puissance du dispositif. En décembre, le montant des exonérations s’est élevé à 162 millions d’euros pour 46 millions d’heures supplémentaires exonérées. Ce montant était de 138 millions d’euros en novembre (39 millions d’heures supplémentaires exonérées), après 79 millions d’euros en octobre (21 millions d’heures supplémentaires exonérées).

Les quelque 1,13 million de TPE, quant à elles, déclarent leurs cotisations trimestriellement. Selon l’Acoss, 367.000 d’entre elles ont déclaré des heures supplémentaires au titre de la loi TEPA au cours du dernier trimestre 2007. Soit 32% du total. Le montant des exonérations s’est élevé à 166 millions d’euros, qui correspondent à 37 millions d’heures supplémentaires.

Au total, sur l’ensemble du trimestre et pour la totalité des entreprises, le montant des exonérations d’heures supplémentaires consenties au titre de la loi TEPA s’élève à 546 millions d’euros. Compte tenu des exonérations de cotisations salariales et patronales, 400 millions d’euros ont été dans la poche des salariés, 146 millions dans celle de leurs employeurs.

Les salariés ont donc gagné plus. Dans le détail, essentiellement ceux de l’industrie, de la construction, de l’hôtellerie restauration et des transports. En toute logique les secteurs d’activités gros utilisateurs d’heures supplémentaires. Contrairement aux salariés de la recherche, des services financiers, de l’immobilier ou de l’éducation qui y ont eu le moins recours, indique l’Acoss.

Ont-ils travaillé plus pour autant ? Rien n'est moins sûr. En moyenne, l’ensemble des salariés ont bénéficié de 8 heures supplémentaires exonérées. Les salariés des entreprises ayant déclaré des heures sup’ avec la loi Tepa, eux, en ont compté 13,3. Est-ce plus qu’au cours des trimestres précédents ? Moins ? « Nous n’avons aucun moyen de regarder en arrière », a concédé aux Echos Alain Gubian, directeur des statistiques à l’Acoss.

Ce que l’Acoss ne peut livrer, la Dares le permet, en partie du moins. Selon le dernier rapport d’activité de l’office statistique du ministère de l’emploi, la durée moyenne du travail au dernier trimestre 2007 est restée stable à 35,6 heures par semaine. Selon la Dares, il n’y a donc pas eu de surcroît d’activité tout court. Et donc aucune incidence de la loi Tepa.

En clair, les entreprises ont bénéficié d’un effet d’aubaine, pas d’un effet d’entraînement. Ce que confirme une étude réalisée par l’UPA. Elle révèle « qu’à ce stade, la réforme gouvernementale entrée en application le 1er octobre 2007 n’a quasiment pas modifié le comportement des chefs d’entreprises artisanales », observe leur syndicat. L’UPA rappelle ainsi « une évidence économique : le recours aux heures supplémentaires est avant tout une réponse à un surcroît temporaire d’activité ». Or avec le ralentissement de la croissance, ce gain d'activité tarde à venir.

Labels: acoss, dares, heures supplémentaires, emploi, entreprise, 2007
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Heures supplémentaires : premier bilan - 21/02/08
L'Acoss (Agence centrale des organismes de Sécurité sociale) vient de publier ses premiers résultats concernant l'application des heures supplémentaires (loi TEPA du 21 août 2007). Au 31 décembre 2007, 37,1 % des entreprises versant des cotisations Urssaf ont utilisé le dispositif des heures supplémentaires. Ainsi 144 millions d'heures supplémentaires ont été déclarées. Les secteurs les plus utilisateurs sont l'industrie (automobile, métallurgie, mécanique), les transports et l'hotellerie-restauration. La taille de l'entreprise influe également : plus l'entreprise est grande, plus elle a recours aux heures exonérées (81,3 % pour les entreprises de plus de 2 000 salariés, contre 31,8 % pour celles de moins de 10 salariés). En outre, les entreprises en milieu rural ont plus sollicité ce dispositif que celles des zones urbaines.
Labels: tepa, loi, heures supplémentaires, 2007
Les éco-comparateurs: L'hystérie du déficit commercial français
economistes.blogs.liberation.fr/chiffrage/2008/02/...

11/02/2008

L'hystérie du déficit commercial français

Ainsi donc, pour la quatrième année consécutive, la France est en déficit commercial. Apparemment, il faut s'en inquiéter : la France n'est-elle plus compétitive ? Jean-Paul Fitoussi indique que le déficit commercial de la France n'a aucune importance; si l'on en juge par les commentaires passablement énervés des lecteurs, il n'a pas convaincu. Il semble qu'il soit de bon ton de battre sa coulpe, de déplorer l'indécrottable incapacité des entrepreneurs français à conquérir le marché mondial, d'espérer un sursaut du politique qui prenne en main le problème. Voilà qui est bien étrange. Car s'il y a bien une statistique qui n'a aucune importance, c'est le solde commercial de la France.

Un petit exercice de fiction permettra peut-être de le comprendre. Supposons que la ville de Neuilly, trouvant que son ancien édile était plus à sa place lorsqu'il la dirigeait plutôt qu'aujourd'hui, décide de faire sécession du reste de la France et de devenir la Présipauté de Neuilly. Elle établirait alors des comptes nationaux, et notamment, une balance des paiements.

Et l'établissement de cette balance montrerait un paradoxe : Neuilly est peut-être la ville la plus riche de France, mais elle ne produit rien – du moins, rien qui soit exportable. Cela n'empêche pas ses habitants de consommer abondamment; mais la quasi-totalité de ce qu'ils consomment a été produit en dehors de la ville. En somme, la Présipauté de Neuilly aurait un déficit commercial abyssal. Comment cela s'explique-t-il? Très simplement. Les revenus des habitants de Neuilly ne proviennent que très marginalement de ce qu'ils produisent sur place et vendent en dehors; ils viennent d'une part du revenu qu'ils tirent du travail qu'ils exercent en dehors de la ville, revenu qu'ils rapatrient ensuite lorsqu'il s'agit d'aller acheter des marchandises à l'épicerie du coin; et d'autre part, des actifs que détiennent les habitants de la ville à l'extérieur de celle-ci, qui leur rapportent des revenus largement suffisants pour assurer leur consommation. En somme, la balance des paiements de Neuilly serait assez particulière : la ville importe massivement, et n'exporte rien (elle a un énorme déficit commercial); par contre, elle reçoit énormément de revenus de l'extérieur, qui permettent à ses habitants de connaître un niveau de vie enviable, du moins, m'a-t-on dit.

Supposons maintenant que le nouveau président (à vie) de la ville, recevant ces statistiques du commerce extérieur, s'inquiète. Cet énorme déficit commercial ne signifie-t-il pas que la ville de Neuilly n'est pas compétitive ? Il décide donc de relever le défi de la compétitivité, et de favoriser le développement d'industries nouvelles dans la ville, par exemple, des aciéries; il le confesse, il a toujours adoré les usines. Il va très vite rencontrer de gros problèmes.

C'est qu'il y a une raison assez simple pour qu'il n'y ait pas d'aciéries à Neuilly : ce n'est pas rentable. Un entrepreneur qui voudrait créer une aciérie dans la ville aurait bien du mal à réunir les facteurs de production nécessaires. Le foncier est hors de prix et les salariés sont rares : tous les gens en âge de travailler dans la ville gagnent de très confortables salaires hors de celle-ci, et il faudrait les payer des fortunes astronomiques pour qu'ils se décident à aller travailler dans un haut fourneau. Notre entrepreneur fait vite ses calculs, et se rend compte que s'il a envie de créer son affaire, il aurait meilleur compte à satisfaire le marché local, constitué de gens riches qui ont très envie de consommer; en somme, il aura intérêt à ouvrir une épicerie fine pour satisfaire les appétits du marché local, et à laisser son édile pérorer tout seul sur le chantier vide de l'aciérie.

Qu'est-ce que cet exemple fictif nous enseigne ? Il nous rappelle qu'observer les statistiques des échanges de biens et services avec le reste du monde et en déduire quelque chose sur la santé économique du pays est un exercice dépourvu de signification. La balance des paiements d'un pays, en effet, dépend tout autant des échanges extérieurs que des entrées et sorties de revenus; un pays qui, au départ, reçoit massivement des revenus de l'extérieur aura toujours une balance commerciale déficitaire; surtout, ces arrivées de revenus sont ce qui crée la balance commerciale déficitaire, en faisant qu'il est moins rentable pour un entrepreneur de satisfaire les marchés étrangers plutôt que son marché local.

D'accord, mais qu'est-ce que cela a à voir avec la situation française ? Tout. Si la France a un déficit, c'est tout simplement qu'elle reçoit beaucoup, et de plus en plus, de revenus en provenance de l'étranger (voir ce document de la Banque de France pour l'année 2006). Elle reçoit beaucoup plus d'investissements en provenance de l'étranger que, par exemple, l'Allemagne (pratiquement deux fois plus pour l'année 2006). Ses grandes entreprises, largement mondialisées, reçoivent de leurs activités hors de France des revenus très importants; de nombreux Français, qui travaillent à l'étranger rapatrient une partie de leurs revenus.

Surtout, les étrangers sont particulièrement avides d'actifs français. La part des non-résidents dans les entreprises du CAC 40 ne cesse d'augmenter; des particuliers, attirés par le boom immobilier national, achètent des maisons en France; des institutions financières, avides de placements sûrs, achètent à tour de bras les titres de la dette publique française. Comme dans l'exemple fictif ci-dessus, cela a une conséquence : il devient beaucoup plus intéressant pour une entreprise de servir le marché national que les marchés étrangers. Il n'y a dès lors aucune raison d'être surpris, ou de déplorer, le fait qu'il y ait aujourd'hui moins d'entreprises françaises exportatrices qu'il y a une dizaine d'années; Dans le contexte d'un pays qui reçoit beaucoup de revenus de l'extérieur, c'est parfaitement logique.

En somme, s'il y a un déficit commercial en France, c'est parce que les étrangers trouvent les entreprises françaises tellement attrayantes qu'ils n'ont de cesse d'acheter leurs actions; qu'ils trouvent la main d'œuvre française certes un peu pénible, mais tellement productive qu'ils sont disposés à investir sur le territoire national; qu'ils ont tellement confiance dans la capacité de l'Etat français à payer ses dettes rubis sur l'ongle qu'ils se ruent sur les titres du trésor public; qu'ils trouvent le patrimoine immobilier national tellement attrayant qu'ils paient fort cher pour l'acquérir. Car, si les étrangers sont nuls, ils ne sont pas complètement idiots : ils n'agiraient pas ainsi s'ils n'étaient pas convaincus que ces opérations sont rentables. Au passage, ces entrées de capitaux déplacent l'activité des entreprises de l'exportation vers le marché national. Il est bien difficile de voir en quoi cet attrait est un mauvais signe pour l'économie française.

Alors, bien entendu, ce mouvement pourrait s'inverser : peut-être que les étrangers finiront par croire un gouvernement français qui se déclare «en faillite», ou des ministres qui déplorent que l'économie nationale n'est «pas assez compétitive». Et que les entrées de capitaux en France seront un peu moins importantes. Ce jour-là, s'il arrive, il y aura des dirigeants d'entreprise pour constater que le marché français n'est plus si rentable que cela; on les verra alors un peu plus dans les salons commerciaux internationaux. Ce jour-là, les Français seront un peu moins riches, devront se serrer un peu plus la ceinture; mais on ne manquera pas de lire des éditoriaux triomphalistes pour dire qu'enfin, grâce à son président-qui-a-eu-le-courage-de-prendre-des-mesures-courageuses, la France est devenue "compétitive".

Alexandre Delaigue

Rédigé le 11/02/2008 à 11:39

Labels: déficit, commercial, france
Le Pr Montagnier à la peine dans le procès de l'hormone - 20Minutes.fr, information en continu.
www.20minutes.fr/article/213078/France-Le-Pr-Monta...

Le Pr Montagnier à la peine dans le procès de l'hormone

 

On attendait la sommité, on a eu l'embarrassé. Le Pr Luc Montagnier a témoigné hier au procès de l'hormone de croissance contaminé. Le virologue de l'Institut Pasteur, âgé de 75 ans et mondialement connu pour avoir isolé le virus du sida en 1983, s'est expliqué sur le rapport qu'il a rendu en janvier 1980 sur les conditions d'extraction des hypophyses servant à la fabrication des hormones.

Dans cette note, le spécialiste précise à l'époque qu'« une attention particulière doit être portée au risque de la maladie de Creutzfeldt-Jakob », et conseille d'éviter tout prélèvement d'hypophyses sur des cadavres suspects. Ses recommandations, actées par France Hypophyse - l'association qui avait le monopole de l'hormone - ne seront pas appliquées avant 1988, causant la mort de plus de cent jeunes patients, selon l'accusation.

Hier, Luc Montagnier a reconnu avoir fait le minimum. Il ne s'est pas penché sur les méthodes de collecte des hypophyses, extraites sur des cadavres malades par des laborantins inexpérimentés. « Rétros­pec­tivement, j'aurais pu faire davantage, mais je faisais confiance à mes collègues, qui d'ailleurs voulaient faire du bien aux enfants », explique-t-il, ajoutant que « personne ne pouvait imaginer que cette catastrophe prendrait une telle ampleur ». Mais au président du tribunal qui lui demande quelle aurait été son attitude si un membre de sa famille avait été concerné, le professeur répond, d'une voix blanche : « Je me serais sans doute davantage renseigné. »

 


Bastien Bonnefous - ©2008 20 minutes


20 Minutes, éditions du 15/02/2008 - 07h05

dernière mise à jour : 15/02/2008 - 07h05

Labels: hormone, croissance, creutzfeldt-Jakob, pr montagné, procés
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Véhicules peu polluants : fin du crédit d'impôt - 14/02/08
Une récente instruction fiscale rappelle que le dispositif de crédit d'impôt accordé au titre de l'acquisition, de la location de véhicules automobiles peu polluants (fonctionnant au GPL, au GNV ou à l'énergie électrique) est supprimé à compter du 01.01.2008. Il s'applique donc pour la dernière fois au titre de l'imposition des revenus de 2007. Ce dispositif ouvre droit à un crédit d'impôt de 2 000 €, porté à 3 000 € lorsque l'acquisition s'accompagne, sous certaines conditions, de la mise à la casse de l'ancien véhicule.
Labels: pollution, véhicules, automobile, crédit, impôt
Le Monde.fr : Sarkozy et Dieu - Politique
www.lemonde.fr/politique/article/2008/02/14/sarkoz...

Sarkozy et Dieu

LE MONDE | 14.02.08 | 15h32  •  Mis à jour le 14.02.08 | 20h40
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C'était écrit. Il suffit de relire La République, les religions, l'espérance (Ed. du Cerf, 2004). Dans sa "bible", écrite avec, entre autres, un père dominicain, Philippe Verdin, le président dévoilait sa volonté d'en finir avec ce qu'il appelle en privé la "laïcité de papa". Elu, il décline ses convictions à Rome, puis à Riyad : la religion est un fait de culture et d'identité. Elle fonde toute morale, et la laïcité n'est pas antireligieuse.

Henri Guaino, son présumé "gourou", lecteur de Georges Dumézil, Jacques Berque et Jean-Pierre Vernant, fait profession de foi laïque, mais interroge : "Qui peut nier l'évidence que la transcendance est une étape capitale de l'histoire humaine et l'immanence la mère de tous les totalitarismes ?"

Depuis deux mois, le camp laïque vit dans une transe qui ne ressemble pas aux guerres d'antan (l'école privée, le voile), mais traduit son désarroi face au "retour du refoulé" (Dieu).

Ses proches et ses biographes sont peu diserts sur l'éducation catholique ultraclassique de Nicolas Sarkozy. Il va au catéchisme et fait sa première communion à Paris. Depuis, il s'affiche comme "catholique", ajoutant avec humour qu'aucun catholique au monde, et chef d'un Etat laïque, n'a autant fréquenté de mosquées que lui !

Catholique "sociologique" donc, pratiquant très occasionnel. En vacances à Arcachon, il va à la messe dominicale avec Cécilia et leur fils, Louis. Comme président, il n'y va plus. On l'a vu marmonner une prière à la basilique du Latran, où le "chanoine" est venu chercher son titre, mais la rumeur selon laquelle il aurait communié aux obsèques de Mgr Lustiger était fausse. Aucun chef d'Etat, y compris de Gaulle, Giscard et Chirac, n'a jamais communié à Notre-Dame.

Tout sauf une grenouille de bénitier, donc. Philippe Verdin, qui passe pour son aumônier, s'esclaffe : "Je ne suis pas le Raspoutine de Sarkozy. Il ne m'a jamais demandé la confession, ni interrogé sur la situation des divorcés-remariés par rapport à l'Eglise." Le président se situerait, "comme tout le monde", dans une "zone de foi et de non-foi".

COMPÉTENCE INTUITIVE

Pour Emmanuelle Mignon, sa directrice de cabinet, ex-élève des jésuites, ancienne commissaire nationale des Scouts unitaires et major de l'ENA, Nicolas Sarkozy ressemble à tous ces gens qui passent par "des moments où on y croit et des moments où on n'y croit pas, où on y croit moins ou plus du tout." Il n'en dit jamais plus sur ce chapitre. C'est la part de mystère et d'ombre que cultive cet homme réputé exhibitionniste, par goût du paradoxe ou pour brouiller les pistes.

Il sent la question religieuse avec "un flair de chien de chasse", observe Denis Tillinac, fin connaisseur des milieux postgaullistes. Sarkozy n'a rien de commun avec la vieille démocratie chrétienne et joue à contre-emploi avec François Bayrou sur ce terrain de la laïcité.

Mais "plus que Mitterrand et Chirac, ce type est une éponge, assure Tillinac. Il n'était quasiment pas né en Mai 1968, mais a vite senti qu'il fallait le récuser. Vite senti que l'islamisme deviendrait la seule alternative au capitalisme mondialisé. Vite senti qu'il n'est plus possible de confiner la religion à la seule sphère de la vie privée. Si elle ne doit pas exister en public, alors rasons Notre-Dame de Paris".

Bref, Nicolas Sarkozy lève le tabou de la laïcité. Impulsif, provocateur, c'est aussi un "libéral" : en France, on a le droit de croire, mais aussi de le montrer. Et ce n'est pas de l'électoralisme, insiste Mme Mignon : "La politique, c'est le combat des idées, et un président a le droit, mais aussi le devoir, de parler de choses comme la vie, l'amour ou la religion."

Son cabinet reste frappé par la ténacité avec laquelle, ministre des cultes, il s'était saisi du dossier de l'islam, que ses prédécesseurs se refilaient comme un mistigri. Il se souvient de ses colères quand on lui présentait "deux ou trois notables musulmans", alors qu'il réclamait de recevoir tout ce qui compte dans la communauté, y compris Tariq Ramadan et les radicaux de l'Union des organisations islamiques (UOIF). Devant les manœuvres de Dalil Boubakeur, recteur de la Mosquée de Paris, il aurait eu maintes fois l'occasion de torpiller le projet de Conseil français du culte musulman (CFCM), mais il a imposé l'armistice à ses chefs.

Sa compétence en la matière est intuitive. Avant d'aller voir Benoît XVI à Rome, il a parcouru sa dernière encyclique sur l'"espérance". Mais il n'est familier ni des méandres des institutions religieuses, ni des philosophes spécialisés, ni des Ecritures sacrées, même s'il n'est pas aussi inculte qu'il le dit dans cette sorte d'"autodérision" qu'il cultive parfois et qui amuse son entourage.

C'est par les "hommes de foi" les plus engagés et les plus fervents qu'il apprend le métier. Et là, il est intarissable. "Il est capable de parler des heures d'Amélie Mauresmo ou d'un grand chanteur, puis de passer à l'Abbé Pierre, à Guy Gilbert, au cardinal Barbarin ou à Sœur Emmanuelle", dit un proche.

Il est fasciné par les religieux, imams, rabbins ou prêtres, parce qu'ils ont en eux quelque chose de radical et de mystérieux. Il l'est par tous ceux qui aspirent à un dépassement d'eux-mêmes. Sa "candeur de gamin" devant les champions et les stars fait sourire, mais "avec Dieu, il a le top du top, le champion des champions", s'amuse Tillinac.

Quand Alexis II, patriarche de Russie, est reçu à l'Elysée, Sarkozy tombe dans les bras du cardinal Etchegaray, proche du pape, qui l'accompagne. En 2005, après l'assassinat de Frère Roger, il débarque à Taizé (Saône-et-Loire) après l'Evangile, mais tient sa promesse de le saluer à ses obsèques. L'année suivante, il est en Algérie sur la tombe des moines de Tibéhirine. En faisant l'aller-retour des Etats-Unis, en août 2007, pour les funérailles du cardinal Lustiger, il "bluffe" tout le clergé de Paris. Et il attend son tour, après 700 prêtres, pour aller bénir le cercueil.

Labels: sarkozy, religion, laicité, dieu
"Sarkozy remet radicalement en question la laïcité", DISCOURS DE SARKOZY DEVANT LE CRIF
tempsreel.nouvelobs.com/actualites/opinions/3_ques...
DISCOURS DE SARKOZY DEVANT LE CRIF

"Sarkozy remet radicalement en question la laïcité"

Au regard de ses différents discours, Nicolas Sarkozy défend-il, selon vous, la laïcité ?

- A mes yeux, il remet radicalement en question cette notion. Les trois grands fondements de la laïcité sont : la liberté de conscience, qui signifie qu'aucun credo n'est imposé ni interdit, l'égalité de droit, et le fait que la puissance publique doit se préoccuper de l'intérêt général et faire silence sur tout ce qui est particulier. Nicolas Sarkozy remet en cause les deux derniers principes, puisqu'au nom de la laïcité "positive", il pose une hiérarchie entre croyants et athées, qui fait que ceux qui ne sont pas croyants se sentent discriminés.De plus, la puissance doit se taire, c'est son rôle.
En envisageant de "toiletter" la loi de 1905, il brouille les frontières entre les domaines culturels et cultuels, dans le but de rendre possible le financement public des cultes. Mais ils n'ont pas à jouir d'une reconnaissance publique.

Nicolas Sarkozy affirme que la morale laïque et la morale religieuse sont "complémentaires". Partagez-vous son avis ?

- Je ne vois pas ce que cela ce que cela veut dire. C'est très confus. Je pense qu'il essaye de se racheter après ses propos sur l'instituteur qui ne pourra jamais, selon lui, "remplacer le curé ou le pasteur". On peut trouver qu'il y a des principes communs : le respect d'autrui par exemple, qui est peut être fondé sur la croyance en un dieu ou bien sur la solidarité entre les hommes. Mais même si l'on peut admettre qu'il existe un fondement religieux, je n'ai pas besoin de savoir sur quoi se fonde la morale. Elle est universelle. De plus, il ne faut pas confondre morale humaniste athée et laïcité. Il n'y a pas de morale laïque, mais un rapport laïque à la morale.

Que pensez-vous de l'idée du président, qui propose de confier à chaque élève de CM2 "la mémoire" d'un enfant français victime de la Shoah ? Est-ce un bon moyen de sensibiliser les enfants sur cette question ?

- C'est une fausse bonne idée. Le devoir de mémoire est fondé sur la connaissance historique. Or, Nicolas Sarkozy propose ici une action affective plutôt que rationnelle. Les victimes de la Shoah méritent de la pudeur et de la retenue plutôt qu'une instrumentalisation du fait historique.

Interview d' Henri Pena-Ruiz par Bérénice Rocfort-Giovanni
(le jeudi 14 février 2008)
Labels: discours, entretien, opinion, laicité, sarkozy, religion
Le Figaro - Politique : La vie privée, principal reproche fait à Sarkozy
www.lefigaro.fr/politique/2008/02/14/01002-2008021...

La vie privée, principal reproche fait à Sarkozy

N.B.
14/02/2008 | Mise à jour : 23:00 |
Commentaires 66
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Pour 82 % des personnes interrogées, le comportement privé de Nicolas Sarkozy «correspond mal» à l'idée qu'elles se font d'un chef de l'État.

Selon un sondage Opinionway pour Le Figaro, une très forte majorité de Français critique le comportement du chef de l'État dans ce domaine.

Problème de style. En plein trou d'air, à un mois des élections municipales, le président de la République Nicolas Sarkozy est confronté à une dégradation de son image dans tous les sondages d'opinion. Comme le confirme l'enquête OpinionWay pour Le Figaro et LCI, l'échantillon représentatif interrogé sur Internet par l'institut est partagé sur sa manière de présider. Deux semaines après son mariage avec la chanteuse Carla Bruni, c'est essentiellement la vie privée du président qui nuit à son image. Pour 82 % des personnes interrogées, son comportement privé «correspond mal» à l'idée qu'elles se font d'un chef de l'État. Même son propre électorat est sceptique : seulement 35 % des personnes interrogées approuvent son attitude.

«C'est un jugement quasi unanime de l'opinion, parce qu'on touche à l'imaginaire présidentiel», explique le directeur des études politiques d'OpinionWay Bruno Jeanbart. «Les Français ont le sentiment que Nicolas Sarkozy s'occupe moins d'eux que de sa vie privée.» À ce ressenti s'ajoute aussi «l'impatience» des Français qui attendent des résultats de la part du chef de l'État. D'où la dégringolade du président dans toutes les enquêtes de popularité.

Sur les autres aspects de son «mode de présidence», l'électorat de droite continue de soutenir Nicolas Sarkozy. Son style direct (sa «manière de s'exprimer» ) est toujours apprécié. Mais le chef de l'État perd des points dans plusieurs catégories de l'électorat. Si bien que pour 51 % des personnes interrogées par l'institut, «sa capacité à diriger son gouvernement correspond mal » à l'idée qu'ils se font d'un chef de l'État. Les Français sont à la recherche d'un «équilibre», estime Bruno Jeanbart : un président «dans l'action» mais qui sais aussi faire travailler une équipe.

La politique étrangère, domaine réservé du chef de l'État par excellence, permet à Nicolas Sarkozy de redresser la barre. Malgré la visite très controversée du dictateur libyen Kadhafi reçu avec les honneurs à Paris en décembre, 58 % des personnes sondées approuvent «la façon dont il reçoit ses homologues» . «Sur le moment il y a pu y avoir un trouble, analyse Bruno Jeanbart. Mais là, on était sans doute sur un effet conjoncturel».

Pour stabiliser et peut-être redresser son image, le président devra sans doute attendre le lendemain des municipales. Or, ces élections s'annoncent favorables au Parti socialiste. Questionnées sur leur pronostic de victoire, les personnes entendues misent à 34 % sur la gauche (+3) contre 31 % (-1) pour la droite. Bruno Jeanbart y voit peut-être un effet de l'imbroglio de Neuilly-sur-Seine, où «la droite a du mal à s'unir».

La distinction dans les pronostics de victoire est beaucoup plus nette suivant le type de communes. Les habitants des grandes villes s'attendent à une victoire de la gauche tandis que dans les villes de moins de 100 000 habitants, c'est la droite qui part favorite.

Mais à un mois environ du premier tour, l'intérêt pour les municipales des personnes interrogées par OpinionWay demeure faible. Pour 50 %, la campagne n'a pas encore commencé.

Labels: sarkozy, vie privée, reproche
Le Figaro - Economie : L'emploi des cadresne connaît pas la crise
www.lefigaro.fr/economie/2008/02/13/04001-20080213...

L'emploi des cadres
ne connaît pas la crise

Anne Jouan
13/02/2008 | Mise à jour : 16:58 |
Commentaires 12
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Après 2007, qui était déjà une très bonne année, un boom de l'emploi des cadres est attendu en 2008.

Bonne nouvelle. 2008 s'annonce exceptionnelle en matière d'emploi des cadres avec 5 % d'offres en plus qu'en 2007. Au total, de 200 000 à 219 000 cadres devraient être embauchés en 2008, avec deux fonctions locomotives, le commercial et le marketing. Une perspective qui s'inscrit dans un bilan 2007 plus qu'encourageant. «L'économie française n'a jamais autant créé d'emplois pour les cadres qu'en 2007 ! Contre toute attente, étant donné le contexte économique, les difficultés financières ou la crise du subprime, 2007 a été record en matière de recrutements cadres», se réjouit Pierre Lamblin, directeur des études à l'Association pour l'emploi des cadres (Apec).

Tous les indicateurs de mesure vont dans le bon sens. Le premier d'entre eux concerne le nombre de candidatures reçues par offre. Ce chiffre a baissé pour atteindre 38 candidatures en 2007 contre 43 en 2006. Ce que résume ainsi Pierre Lamblin : «Cela signifie qu'il y a moins de clients !» Autre critère, la part des recrutements jugés «très difficiles» a progressé de 2 % par rapport à 2006. Enfin, le nombre de postes pourvus 3 à 6 mois après la parution de l'offre augmente sensiblement puisqu'il est passé de 58 % à 65 %. «Il est normal que l'on assiste à un raccourcissement des délais de recrutement, observe Jacky Chatelain, le directeur général de l'Apec, les entreprises ont compris qu'il ne fallait pas laisser échapper les talents. Ces derniers deviennent rares et ils peuvent aller à la concurrence.»

Diversifier le recrutement

C'est dans la recherche et développement que la progression des embauches est la plus marquée avec une croissance se situant entre + 5 et + 15 %. En ce qui concerne les secteurs, c'est l'industrie qui a le plus augmenté ses recrutements. Avec de plus en plus de postes à haute valeur ajoutée, comme des ingénieurs et des cadres, l'industrie vit une transformation. «On recrute ainsi des bacheliers pour travailler sur les laminoirs», relève Pierre Lamblin. Et de citer le cas d'Arcelor qui va avoir besoin de recruter massivement, indépendamment de ce qui se passe à Gandrange avec la suppression de 600 postes.

L'Apec relève que l'impact des délocalisations sur l'emploi n'est pas perceptible et rappelle que la France est, avec l'Italie, le pays européen qui envisage le moins de délocalisations dans les cinq ans à venir. Face à ce contexte porteur, les entreprises diversifient leurs sources de recrutement et hésitent moins à faire appel aux universitaires. D'autres utilisent des procédés peu orthodoxes. C'est le cas de cette entreprise qui démarche des élèves d'une grande école d'ingénieur en leur disant qu'il n'est pas nécessaire de faire leur dernière année puisqu'elle leur propose de les recruter immédiatement. Un raisonnement à courte vue.

Labels: emploi, cadre, 2007, recrutement
Le Figaro - Economie : La croissance française plafonne à 1,9% pour 2007
www.lefigaro.fr/economie/2008/02/14/04001-20080214...

La croissance française plafonne à 1,9% en 2007

J.B. (lefigaro.fr) Avec AFP et Insee.fr
14/02/2008 | Mise à jour : 16:02 |
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Après une progression de 0,3% au quatrième trimestre, le taux de croissance du PIB est inférieur aux prévisions initiales du gouvernement. La ministre de l'Économie reste optimiste pour 2008.

La croissance de la France s'est établie à 1,9% sur l'ensemble de l'année 2007, contre 2,2% en 2006, selon les premiers résultats officiels publiés jeudi par l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). Ce chiffre reste inférieur aux prévisions longtemps affichées par le gouvernement. Après avoir affirmé durant plusieurs mois que la croissance atteindrait au moins 2,25%, hypothèse sur laquelle était bâti son budget 2007, le gouvernement avait reconnu ces dernières semaines qu'elle serait finalement «autour de 2%». (voir l'infographie des chiffres de la croissance en France depuis 1995)

Au dernier trimestre, la progression du Produit intérieur brut (PIB) n'a finalement été que de seulement 0,3%, un chiffre légèrement en-dessous de ce que prévoyait l'INSEE (0,5%).

Dans le détail, c'est surtout le commerce extérieur qui a pesé sur le chiffre de croissance 2007. Même si les importations ont diminué, les exportations ont encore plus nettement fléchi, notamment au dernier trimestre 2007 (-0,6%). La consommation des ménages, moteur principal de la croissance depuis plusieurs années a aussi ralenti au quatrième trimestre (+0,4% contre +0,8% au troisième trimestre).

 

D'après la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, «un mouvement de déstockage des entreprises a pesé sur la croissance» au quatrième trimestre 2007. «Ce mouvement de déstockage» est «par nature transitoire et ne devrait pas se prolonger en 2008», ajoute-t-elle. Il ne refléte pas «un ralentissement marqué et durable de l'activité».

Dans un entretien au Figaro publié lundi, la ministre avait dit compter en 2008 sur un taux de croissance situé autour de 2%, alors que le gouvernement a construit son budget sur un taux de 2,25%.

Labels: croissance, quatrième trimestre, 1.9%, déstockage, PIB
Ecrans - La France apprend l’e-learning
www.ecrans.fr/La-France-apprend-l-e-learning,3337....

La France apprend l’e-learning

L’enseignement à distance traditionnel tarde à se mettre aux nouvelles technologies.

par Véronique Soulé

tags : enfants , éducation , interview

Serge Ravet dirige l’European Institute for e-learning (EIFEL), une association européenne professionnelle créée en 2001 pour promouvoir l’utilisation des nouvelles technologies dans les apprentissages. Il est l’un des organisateurs du salon i-learning Forum qui s’est tenu les 4 et 5 février à Paris. Alors que le ministère de l’Education nationale met en place une commission « e-educ » chargée de rendre en avril un rapport sur l’emploi des nouvelles technologies, il analyse la situation française.

Où en est le développement du e-learning dans l’enseignement ?
Il faut d’abord s’entendre sur le mot : le e-learning est parfois compris, à tort, en France, comme l’enseignement numérique à distance. Or ceci n’en constitue qu’une petite partie. Il s’agit plus largement d’intégrer les nouvelles technologies dans la vie universitaire et scolaire. Pour ce qui est de l’enseignement à distance, il fonctionne depuis cent ans avec la poste. Avec les nouvelles technologies, il est heureux qu’il fonctionne au moins aussi bien. Alors que des pays ont créé des « universités ouvertes » [enseignant à distance et qui ont été peu à peu numérisées, ndlr], la France n’en a pas voulu. Elle voulait introduire les technologies dans toutes les universités et craignait que cela aille à leur encontre. Aujourd’hui, l’Open University du Royaume-Uni compte plus de 180 000 étudiants. Elle propose des enseignements académiques de haut niveau dont certains comme le general engineering degree sont jugés de qualité supérieure à ceux délivrés par Oxford, Cambridge ou l’Imperial College. En France, nous avons le Cned, le Centre national d’enseignement à distance. Mais c’est seulement un opérateur. Ce n’est pas une université avec des laboratoires comme les universités ouvertes du Royaume-Uni ou des Pays-Bas.

Où se situe la France par rapport à ses voisins européens ?
Elle est l’un des pays avancés où les enseignants utilisent le moins les technologies. Mais ces deux dernières années, elle a commencé à bouger. Elle a ainsi décidé d’installer dans les écoles et dans les universités des « Environnements numériques de travail » (tableaux blancs interactifs, visioconférence pour les langues, intranet, etc.). Les technologies évoluent très vite. Or l’institution a une politique institutionnelle. Elle ne peut pas toujours suivre.

Les Anglais restent-ils leaders ?
Au Royaume-Uni comme dans les pays nordiques ou aux Pays-Bas, des écoles entières sont équipées de tableaux interactifs. Nous en sommes loin. A Londres, un organisme chargé de mener la stratégie du gouvernement dispose de fonds considérables. En France, on fait une politique de saupoudrage. On crée des commissions mais il manque une vision stratégique d’ensemble.

Labels: e-learning, ntic, tic, open university, tableaux interectifs
Croissance française: 1,9% en 2007, inquiétudes pour l'économie en 2008
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AFP le 14/02/2008 18h32
Croissance française: 1,9% en 2007, inquiétudes pour l'économie en 2008

Evolution du PIB par trimestre depuis 2 ans, évolution annuelle 2005-2007
© AFP  

La croissance de la France n'a pas réussi à accrocher la barre symbolique des 2% en 2007, après un médiocre 0,3% au quatrième trimestre qui suscite des inquiétudes pour l'économie française cette année.

Selon les résultats publiés jeudi par l'Institut national de la statistique, le produit intérieur brut a progressé de 1,9% sur l'ensemble de l'année 2007 (+2,2% en 2006), un chiffre conforme à ses dernières prévisions.

L'Insee tablait toutefois sur une croissance de 0,5%, et non pas 0,3%, au dernier trimestre.

"2008 s'est engagée très poussivement ce qui hypothèque la performance à attendre", prévient ainsi Alexandre Mirlicourtois, économiste chez Xerfi.

Mais pour la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, le "reflux" de la croissance fin 2007 "ne reflète pas un ralentissement marqué et durable de l'activité en lien avec un contexte international devenu plus incertain".

Après avoir longtemps affirmé que la croissance atteindrait au moins 2,25%, le gouvernement a reconnu depuis quelques semaines qu'elle serait "autour de 2%", voire légèrement inférieure.

Avec 1,9%, "le pire a été évité et le gouvernement sauve l'honneur", estime Nicolas Bouzou, économiste au cabinet Asterès. Et il juge ce "chiffre relativement rassurant quant à la capacité de résilience de l'économie française" alors que de nombreuses incertitudes demeurent sur l'impact de la crise financière internationale.

"Sur 2007, on est de nouveau avec une croissance autour de 2%, c'est la tendance de l'économie française depuis quatre ans", indique Eric Dubois, chef de la conjoncture à l'Insee.

"Le commerce extérieur continue de tirer la croissance vers le bas, même si la contribution négative a été moins forte qu'en 2004 ou 2005", souligne-t-il.

Le déficit commercial de la France a pourtant battu un record historique l'an dernier avec plus de 39 milliards d'euros, amputant la croissance de 0,3 point de PIB, tandis que la consommation des ménages rapportait dans le même temps 1,2 point.

C'est précisément sur la tenue de la consommation, principal pilier de la croissance en France ces dernières années, que portent les principales interrogations pour 2008.

"Au cours du quatrième trimestre, la demande intérieure totale n'a progressé que de 0,1%", sa plus mauvaise performance depuis cinq ans, relève l'économiste Marc Touati (Global Equities), pour qui "la dynamique de croissance intérieure est bien en train de s'affaisser".

"L'effondrement de la confiance des ménages, et surtout de leurs intentions d'achat, avive notre inquiétude pour la consommation", qui devrait ralentir en 2008 sous l'effet "d'une inflation encore élevée au premier semestre et des créations d'emplois moins nombreuses", estime Mathieu Kaiser (BNP Paribas).

L'Insee s'attend certes à un pic d'inflation en début d'année 2008 qui va peser sur le revenu et pourrait avoir un impact sur la consommation des ménages. Mais "depuis deux ou trois ans, quelle que soit la fluctuation du revenu, la consommation des ménages reste sur un rythme annuel à peu près régulier de 2%", avec un taux d'épargne particulièrement élevé, relève Eric Dubois.

En 2007, le pouvoir d'achat des ménages aurait progressé d'environ 3,3% en moyenne tandis que la consommation a gagné 2,1%.

Troisième moteur de la croissance, l'investissement est resté dynamique, surtout du côté des entreprises (+4,9% en 2007), contribuant au total à un gain de 0,8 point de PIB.

Labels: croissance, 2007, 1.9%, PIB
A l'heure des résultats des entreprises, les salariés réclament leur dû
www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_ma...
A l'heure des résultats des entreprises, les salariés réclament leur dû

Des ouvriers travaillent sur la chaîne de montage d'une Citroën C6, le 28 avril 2006 à Rennes
© AFP/Archives  Andre Durand

A l'heure des résultats financiers des entreprises pour 2007, et alors que la rémunération des grands patrons augmente, nombre de négociations salariales piétinent, malgré les fortes attentes des salariés en la matière.

Bénéfice net record de 7,8 milliards d'euros pour BNP Paribas, de 12,20 milliards d'euros pour Total, chiffres d'affaires en nette hausse chez Axa, Areva, Suez: les résultats de sociétés tombent au moment même où se tiennent nombre de négociations salariales annuelles.

Et une étude vient de révéler que près de trois grands patrons français sur quatre ont gagné 40% de plus en 2007. Un chiffre contesté par la présidente du Medef Laurence Parisot, qui n'en juge pas moins "archinormal que des dirigeants de très grandes entreprises soient très bien payés", faute de quoi ils émigreraient, affirme-t-elle.

Mais pour les salariés, la distorsion avec les hausses qui leur sont accordées est énorme, de Renault à Alcatel en passant par Téléperformance.

Chez Sanofi-Aventis, le dividende par action devrait bondir de 18,3%, alors que la direction ne propose que 2,2% d'augmentation des salaires en 2008, a déploré la CGT.

PSA a annoncé un bénéfice net cinq fois supérieur en 2007 et le même syndicat a souligné le "contraste" avec la "modération salariale" et les suppressions d'emplois "imposés" aux salariés.

Dans plusieurs sociétés où les salaires ont été bloqués pendant les années difficiles, les employés se sentent floués. Chez Alstom, qui a fait l'objet d'un plan de sauvetage en 2004, la CFE-CGC revendique un "réajustement des salaires".

Chez Forclum, les syndicats menacent d'une journée d'action le 25 mars faute de "négociations sérieuses": le groupe de BTP Eiffage dont ils font partie a enregistré une progression à deux chiffres de toutes ses branches.

Des salariés de Snecma (groupe Safran) se sont rassemblés jeudi devant le siège du motoriste d'avions en Essonne, pour réclamer "une politique salariale ambitieuse" au moment où des efforts sont demandés à chacun pour honorer des carnets de commandes pleins jusqu'en 2010.

Chez L'Oréal, cinq syndicats appellent à des arrêts de travail le 18 février pour réclamer des augmentations au minimum du niveau de l'inflation.

La mobilisation a payé chez Air France où, après plusieurs grèves, les syndicats sont parvenus à un accord salarial pour 2008.

Dans la grande distribution, touchée aussi par une grève exceptionnelle le 1er février, trois syndicats ont fini par signer mercredi un accord de branche qui garantit une rémunération minimale au niveau du Smic, mais CFDT et CGT restent sur leur faim.

Après la journée de mobilisation du 24 janvier dans la fonction publique pour les salaires et l'emploi, les deux confédérations avaient appelé à des actions dans la première quinzaine de février pour "parvenir au déblocage des négociations salariales". Cette demande n'a toutefois pas rencontré de succès de masse, les expressions se faisant essentiellement par entreprise.

Le pouvoir d'achat n'en est pas moins le premier souci des Français, selon les sondages. Les salaires ont crû en moyenne de 0,5% par an entre 2000 et 2005 pour les salariés à temps complet du privé, hors inflation, mais le revenu de l'ensemble des salariés, dont ceux à temps partiel, a baissé de 0,1% par an, selon l'Insee.

Frustration et mécontentement concourent sans doute à la baisse de la cote du président Sarkozy, qui avait fait du pouvoir d'achat un de ses thèmes de campagne, mais dont les premières mesures en faveur des heures supplémentaires et du rachat de RTT n'ont pas convaincu tous les salariés.

Labels: salaire, mécontentement, 40%, patrons, employés, pouvoir d'achat
Le Figaro - Economie : Déficits : la France  sermonnée à Bruxelles 
www.lefigaro.fr/economie/2008/02/12/04001-20080212...

Déficits : la France 
sermonnée à Bruxelles

De notre correspondant à Bruxelles Pierre Avril
12/02/2008 | Mise à jour : 17:55 |
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Le discours français n'a pas plu aux autres ministres des Finances qui, chez eux, ont adopté des politiques de rigueur. Crédits photo : AP

L'Eurogroupe subordonne le respect des engagements budgétaires à la poursuite de la croissance.

Les treize ministres des Finances de l'Eurogroupe ont rappelé hier à la France son engagement pris en avril 2007, à Berlin, d'atteindre l'équilibre budgétaire en 2010, à condition toutefois que la conjoncture le permette. Dans un communiqué lu par le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, Paris est invité à «  une application très stricte» du pacte de stabilité, à «renforcer sa consolidation budgétaire, réduire sa dette et faire en sorte d'atteindre l'objectif de l'équilibre budgétaire en 2010 si les conditions cycliques le permettent». En clair, si la croissance reste au rendez-vous, ce qui ne sera probablement pas le cas.

Par ailleurs, le «train de réformes structurelles», engagé par la France, a été salué et le gouvernement Fillon est invité à poursuivre ses efforts. «L'accord de Berlin reste en vigueur et son application dépendra des conditions cycliques», a résumé Jean-Claude Juncker.

Christine Lagarde est donc à moitié satisfaite. «Il ne faut pas se raconter d'histoire, parvenir à l'équilibre en 2010, ce sera très difficile, indépendamment de notre volonté», commentait la ministre des Finances hier matin dans Le Figaro. Ce discours français n'a pas plu aux autres ministres des Finances, qui, chez eux, ont adopté des politiques de rigueur, y compris en période de faible croissance, souvent critiquées par les électeurs. Le fait que la France s'affranchisse des règles communes ruine nos efforts politiques, dénoncent notamment les détracteurs de Paris, à commencer par Berlin qui, au risque d'être impopulaire, a pris le chemin de la vertu budgétaire. «Les États membres se sont engagés à respecter des objectifs en 2010, il s'agit d'une ligne directrice valable pour tout le monde», a rappelé le ministre allemand, Peer Steinbrück. «La confiance de la population en Europe n'augmentera que si les règles sur lesquelles nous sommes tous tombés d'accord sont respectées par tous les pays, les petits comme les grands», a renchéri le ministre néerlandais des Finances, Wouter Bos, en prévenant qu'il n'accepterait aucune excuse des Français.

La crise laissera des traces

La discipline attendue de la part de la France est d'autant plus d'actualité que les Européens minimisent les conséquences de la crise financière, censée réduire les recettes fiscales et aggraver les déséquilibres budgétaires français. «Les fondamentaux économiques sont sains et nous pensons que nous avons une phase de croissance significative», a déclaré le président de la BCE, Jean-Claude Trichet. Mais, en privé, on reconnaît que la crise laissera des traces, réduisant ainsi les marges de manœuvre des gouvernements. La Commission européenne, elle, était soucieuse de ne pas braquer la France et de l'encourager plutôt à poursuivre le chemin des réformes. L'objectif final étant de rappeler Paris à l'ordre tout en y mettant les formes.
Labels: europe, déficit, france
Le Monde.fr : Les prisons pour mineurs vivent des débuts difficiles - Société
www.lemonde.fr/societe/article/2008/02/12/les-pris...

Les prisons pour mineurs vivent des débuts difficiles

LE MONDE | 12.02.08 | 14h18  •  Mis à jour le 12.02.08 | 14h18
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Le suicide d'un détenu de 16 ans dans l'établissement pénitentiaire pour mineurs (EPM) de Meyzieu (Rhône) et une double évasion à Marseille mettent en cause ces tout nouveaux lieux spécialisés. Pour la première fois depuis 2004, un mineur s'est suicidé en prison. L'administration pénitentiaire a compté 72 tentatives en 2007.

En visite à Meyzieu, samedi 9 février, la ministre de la justice, Rachida Dati, a réaffirmé que l'EPM était un "outil tout à fait adapté aux nouvelles formes de délinquance des mineurs". Sept EPM, accueillant chacun 60 adolescents répartis par unités de 10, avaient été programmés en 2002. Le concept, - "faire tourner la détention autour de la salle de classe" - a été mis au point en 2005.

"C'est une prison d'un genre nouveau. Elle s'organise autour d'espaces qui apparaissent libres, où les jeunes sont pris en charge de 7 h 30 au soir, dans un temps de détention court de quelques semaines ou de quelques mois, explique Laurent Ridel, sous-directeur à l'administration pénitentiaire. Cela multiplie les zones de friction, les risques d'incidents. Quand on laisse un jeune s'abrutir devant la télévision ou une console de jeu toute la journée, cela pose moins de problèmes." Selon M. Ridel, "il ne faut surtout pas tirer des conclusions définitives. Nous avons fait le choix de la difficulté".

Meyzieu est le premier établissement à avoir ouvert en juin 2007, pour un investissement de près de 13 millions d'euros. Cinq EPM sont ouverts, abritant 167 adolescents. Deux autres doivent être inaugurés d'ici à la fin de l'année, pour un total de 420 places. Parallèlement, une vingtaine de quartiers pour mineurs traditionnels ont été fermés. Au total, 751 délinquants de moins de 18 ans sont détenus.

Les détracteurs du projet critiquent le coût de ce choix carcéral. Des grèves d'éducateurs ont émaillé les débuts de plusieurs établissements. Les EPM entendent cependant placer l'éducation au coeur de la prise en charge avec l'objectif de préparer la sortie et la réinsertion. "Je n'ai jamais connu un tel niveau d'encadrement dans les prisons, c'est une vraie amélioration par rapport aux quartiers pour mineurs", commente Régis Lemierre, du syndicat UNSA des éducateurs. L'administration pénitentiaire travaille aux côtés de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ), de professeurs de l'éducation nationale et de personnel médical. Les EPM comptent en moyenne un éducateur pour deux surveillants.

Mais la collaboration n'est pas toujours évidente. Les syndicats de surveillants dénoncent un manque de personnel et un problème de formation. "C'était un beau projet sur le papier mais l'administration ne s'est pas donné les moyens, il fallait un personnel plus important", estime Paul Adjej, secrétaire général de la CGT pénitentiaire en région Paca-Corse. De leur côté, les éducateurs craignent la confusion des missions. "C'est une prison qui fonctionne comme un foyer, donc c'est compliqué, analyse un éducateur de Meyzieu. C'est difficile de jongler entre priorités sécuritaires de la pénitentiaire et nos impératifs éducatifs." Pour un autre membre de la PJJ, il demeure "un choc des cultures", qui s'exacerbe dans les situations de violence.

Les difficultés sont apparues dès le départ à Meyzieu. Huit jours après l'arrivée des premiers jeunes, un repas collectif a dégénéré en bagarre et les locaux ont été saccagés. "Les équipes régionales d'intervention et de sécurité (Eris) ont dû intervenir", explique Lionel Perrin, de l'Observatoire international des prisons. Pour Alain Dru, secrétaire général de la CGT-PJJ, "dans les quartiers pour mineurs, si ça dérape, on enferme chaque jeune dans sa cellule et les personnels peuvent intervenir vite. En EPM, les surveillants et les éducateurs sont en permanence avec leur unité de vie et il est plus difficile d'intervenir s'il y a un problème ailleurs".

"Ces établissements constituent un réel progrès", défend le directeur de la PJJ, Philippe-Pierre Cabourdin, en soulignant que les mineurs sortis de Meyzieu sont suivis par des éducateurs. "Pour autant, on ne peut pas dire que tout soit calé, reconnaît-il. L'emploi du temps est parfois trop important, pas adapté pour ceux qui ne peuvent consacrer autant de temps à la vie en collectivité. On les laisse plus de temps seuls dans leur cellule. Et la difficulté est de faire travailler ensemble cinq corps différents : administration pénitentiaire, PJJ, magistrats, éducation nationale, personnel soignant."

Labels: prison, mineur, rachida dati
Le Figaro - Patrimoine : Les grands patrons ont gagné 40% de plus
www.lefigaro.fr/patrimoine/2008/02/12/05001-200802...

Les grands patrons ont gagné 40% de plus en 2007

Rachida El Mokhtari (avec AFP)
12/02/2008 | Mise à jour : 18:15 |
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Les PDG de l'Hexagone sont les patrons les mieux payés d'Europe.

Des patrons en or ! En 2007, 77% des grands patrons d'entreprises françaises ont vu leur rémunération augmenter fortement. C'est ce qui ressort d'une étude de Hay Group publiée par le quotidien « La Tribune »ce matin (1). Ainsi, la rémunération annuelle des grands patrons du CAC 40 dépasse 6 millions d'euros (salaire de base, bonus et stock-options compris). Celle des dirigeants des sociétés les moins importantes du CAC 40 et des plus grosses de l'indice élargi SBF 120, atteint 2,6 millions d'euros. Quant aux patrons des plus petites entreprises du SBF 120, leur rémunération atteint 882.000 euros.

Bonus et stock-options dopent le salaire

L'augmentation importante des salaires des grands patrons en 2007 revient essentiellement à l'envolée des bonus et à la valorisation des stock-options. Selon l'étude, les stock-options ont augmenté de 48% pour 58% des 135 entreprises étudiées. Par ailleurs, un tiers des entreprises distribue ces actions quelle que soit la performance du dirigeant, et de plus en plus de PDG bénéficient d'un «parachute doré» qu'ils peuvent toucher en cas de départ : en 2007, ils n'étaient plus que 39% à ne pas en avoir contre 60% en 2006.

(1) L'étude analyse les comptes de 135 groupes (CAC 40, SBF 120 plus quinze entreprises telles que ASF, Colas, Latécoère, Sanef, Airbus, DCNS).

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Le Figaro - Immobilier : Immobilier : deux fois plus d'acheteurs que de vendeurs
www.lefigaro.fr/immobilier/2008/02/12/05002-200802...

Immobilier : deux fois plus d'acheteurs que de vendeurs

G.G (avec AFP)
12/02/2008 | Mise à jour : 18:03 |
Commentaires 5
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Selon le deuxième baromètre du réseau d'agences immobilières Orpi, les Français veulent toujours acheter un logement.

La nouvelle étude du réseau Orpi ne devrait pas laisser les propriétaires insensibles. Ni même les futurs acquéreurs, qui parient sur une baisse des prix de l'immobilier. Selon le président d'Orpi, Bernard Cadeau, le «déséquilibre important entre l'offre et la demande» de logements persiste. A la faveur des propriétaires vendeurs qui sont deux fois moins nombreux que les acheteurs. Pourtant, les Français attendent toujours une baisse des prix. En 2007, 53% d'entre eux estimaient que l'immobilier serait plus cher, contre 46% en 2008.

Moral en berne ou pas, «l'envie d'immobilier » demeure, insiste le baromètre Orpi. Près de 20% des sondés, sur un échantillon de 1 045 personnes, ont ainsi répondu avoir un projet immobilier en 2008. Parmi eux, 13% veulent acheter et seulement 6% louer, contre 22% en 2007. Une envie de propriété qui ne masque pas les difficultés des Français face au coût du logement, devenu «le premier poste budgétaire des dépenses.»

Logement trop cher

Ils seraient ainsi 39% à ne pas pouvoir «acheter aujourd'hui le logement» qu'ils occupent, selon Orpi, contre 32% en 2007. Un sentiment qui enfle dans les villes du sud. A Biarritz ou à Bayonne, 57% et 45% des personnes interrogées ne pourraient pas acheter leur logement actuel. D'ailleurs pour 13% des Français, le logement est devenu trop cher. Les jeunes (21%), les locataires (20%) et les ouvriers (20%) partagent principalement ce point de vue.

Face au coût de l'immobilier, les Français comptent alors sur les nouvelles dispositions fiscales sur les donations pour acheter. Près d'un quart d'entre eux attendent ce type d'aide contre seulement 8% en 2007.

Labels: logement, acheteur, vendeur, immobilier
Le Figaro - Impôts : De plus en plus de taxes
www.lefigaro.fr/impots/2008/02/12/05003-20080212AR...

Six nouvelles taxes
depuis janvier

Guirec Gombert
12/02/2008 | Mise à jour : 17:47 |
Commentaires 48
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Une note de la commission des Finances de l'Assemblée nationale souligne que la «création de nouvelles taxes s'accélère» depuis sept mois.

Depuis le début de l'année, six nouvelles taxes sont prélevées par l'Etat. Poissons, voitures, stock-options, compagnies pétrolières, entreprises de ventes de produits pharmaceutiques et huiles polluantes… tout semble bon pour renflouer le déficit. Comme le rapporte une note de la commission des Finances publiée fin janvier : «La vitesse de création de nouvelles taxes s'est accélérée au cours de la 12ème législature (2002-2007) et plus encore dans les premières lois de finances et de financement de la 13ème législature», soit depuis les sept derniers mois. Des taxes d'autant plus pesantes pour le contribuable que celles supprimées durant la même période sont «dans la quasi-totalité des cas en faveur des entreprises, en particulier du secteur financier.» Les taxes supprimées sur l'impôt de Bourse, ou sur certaines opérations de crédit ne font en effet pas le poids face à celles sur les poissons ou sur les voitures les plus polluantes, l'éco-pastille. «Pour un redevable, peu lui importe qu'une imposition soit entièrement nouvelle ou que son assiette ait simplement été élargie : il doit désormais la payer», poursuit la commission des Finances.

Rendre les taxes «plus consensuelles»

Face au niveau atteint par les prélèvements obligatoires en France, 44% du produit intérieur brut, «il n'apparaît plus possible de créer de nouvelles impositions dans l'unique objectif de d'augmenter les ressources de l'Etat. Il semble désormais nécessaire, afin de les rendre acceptables par le citoyen, de leur assigner un objectif populaire et consensuel», souligne la commission. Ces taxes prennent alors bien souvent une forme écologique. La taxe sur le poisson, «officiellement présentée comme une taxe pour la préservation de la ressource halieutique », selon la note de la commission, mais qui servira aux marins pêcheurs à faire face au coût croissant du pétrole, ainsi que la taxe sur les voitures concernent le domaine de l'environnement. Ces deux taxes doivent rapporter 550 millions d'euros à l'Etat cette année. La taxe sur les huiles et lubrifiants à usage perdu n'a pas été chiffrée par la commission.

Des impôts abandonnés

Quant aux taxes sans rapport avec l'écologie, «elles n'en présentent pas moins un profil vendeur», explique la commission des Finances. La taxe de solidarité sur les billets d'avion, instituée fin 2007, servira ainsi à la lutte contre les maladies infectieuses dans le tiers monde, en dégageant 160 millions d'euros. En plein débat sur les dérives du système financier, la contribution sociale sur les stock-options rapportera de son côté 250 millions au gouvernement. Enfin, pour financer la prime à la cuve, 150 millions d'euros proviendront directement de l'imposition exceptionnelle sur les compagnies pétrolières. Pourtant, ces nouvelles taxes ont été difficilement adoptées, notamment celle sur la taxe sur les poissons, «dont l'objectif environnemental était, il est vrai, douteux... », souligne la commission. Le contribuable peut cependant être rassuré, il a déjà évité une taxe sur les mobil homes ainsi qu'un impôt sur la bière, en raison de son incompatibilité avec le droit européen.»

Labels: écologie, pollution
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