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Himeji-jo

Himeji-jo est un chef-d'œuvre de la construction en bois, remontant à l'apogée de l'architecture du château en bois japonais, dont l'essentiel de la structure est préservé. Le château est aussi un symbole puissamment évocateur du régime féodal en vigueur au Japon au cours de la restauration Meiji de 1868.

C'est la position d'Himeji-jo, au carrefour de voies importantes, qui poussa le régent Toyotomi Hideyoshi à y construire un château à la fin du XVIe  siècle. Il faisait partie d'un réseau de forteresses que celui-ci créa dans tout le Japon pour assurer son unification. Le premier château a été détruit par Ikeda Terumas, qui devint le seigneur féodal de ce secteur sous le shogun Tokugawa en 1600, mais celui-ci rebâtit très vite une nouvelle forteresse dont la plus grande partie est conservée aujourd'hui. Elle comporte deux enceintes concentriques formées de murailles et de fossés, qui renferment des donjons, des tourelles ainsi que les résidences des guerriers samouraïs. Une partie du bastion occidental (Nishi-no-maru) a été remodelée par Honda Tadamasa, seigneur du château en 1617, comme quartiers pour sa femme, la fille du shogun Tokugawa Ieyasu. Le château demeura le centre de ce domaine féodal pendant 270 ans, et une ville se développa tout autour.

Avec la fin du shogunat et la restauration de la dynastie Meiji en 1868, Himeji-jo a été utilisé par le nouveau pouvoir comme une place forte ; une partie du bastion occidental et les maisons des samouraïs furent alors détruites et remplacées par les édifices militaires. Contrairement à de nombreux autres châteaux médiévaux du Japon, Himeji-jo s'est conservé dans son état d'origine grâce à l'intervention d'officiers de l'armée comme le colonel Nakamura Shigeto, et il bénéficia par la suite des mesures de protection des Monuments historiques.

En 1945, les édifices militaires construits à l'intérieur du château, et au-dehors, ont été démolis et remplacés par des constructions destinées à abriter des bureaux administratifs. Toutefois, les constructions internes n'ont pas été touchées, et ont conservé leur physionomie du XVIIe  siècle.

Himeji-jo est un complexe fortifié typique du XVIIe  siècle par son plan et par sa conception, et comporte un total de 83 édifices. Du château construit par Hideyoshi, seule la porte orientale d'une partie du second bastion a survécu, le reste datant des années 1601-1609 ; les tours de Nishi-no-maru ont été construites après 1617.

Le centre du complexe est le Tenshu-gun, formé d'un donjon principal et de trois donjons secondaires reliés par différentes structures. Il est entouré par un système de tours de guets, de portes et de murailles aux parements soigneusement enduits. Situé sur une colline basse, il est visible de toute la ville. Le donjon principal (Dai-Tenshu) possède six étages internes et un soubassement. Son accès principal se fait au sud-ouest, par une galerie couverte.

L'apparence frappante de ce grand édifice en bois, avec ses murs recouverts d'enduit blanc, est à l'origine du nom sous lequel on le désigne souvent, le château du Héron blanc (Shirasagi-jo).

Beaucoup de châteaux ont été construits au Japon au début du shogunat. La plupart d'entre eux ont été démolis par la suite, et d'autres ont été détruits au cours de la Seconde Guerre mondiale. Les travaux de conservation menés à Himeji-jo entre 1934 et 1964 ont été réalisés en recourant aux techniques avancées mises au point au Japon pour traiter les grandes structures en bois, en conformité avec des principes bien définis d'authenticité du plan, des matériaux, des techniques et de l'environnement.

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