Les autorités administratives, les tribunaux et les parties de procès civils demandent
régulièrement aux entreprises du secteur de la technologie et des communications
d'indiquer comment une personne utilise leurs services. Voici les réponses aux questions
fréquentes concernant la manière dont Google traite ces demandes. Veuillez ne pas
considérer ces réponses comme des conseils juridiques, car elles n'en sont pas.
Pourquoi une autorité administrative demanderait-elle mes données ?
Il existe différentes lois permettant aux autorités administratives d'enquêter sur des
activités illégales ou criminelles. Google reçoit des demandes d'autorités administratives
enquêtant sur des activités criminelles, d'administrations et de tribunaux, entre autres.
Comment les demandes judiciaires d'informations sur les utilisateurs sont-elles traitées
chez Google ?
Lorsque nous devons décider de produire des informations en réponse à des demandes
légales, nous veillons au respect de votre vie privée et à la sécurité des données que vous
enregistrez via les services Google. Lorsque nous recevons de telles demandes, notre équipe
les examine afin de déterminer si elles sont conformes aux obligations légales et au
règlement de Google. De manière générale, nous ne produisons les informations demandées que
si la demande est adressée par écrit, qu'elle est signée par un représentant officiel de
l'autorité demandeuse et qu'elle est formulée en vertu d'une loi appropriée. Si nous
estimons que la portée d'une demande est trop large, nous essayons de la restreindre.
À combien de ces demandes la société Google répond-elle en acceptant de communiquer des
informations ?
Les chiffres sont indiqués dans ce rapport, qui comprend un
tableau des demandes par
pays.
Pourquoi publiez-vous le rapport sur la transparence des informations ?
Nous publions ces données pour montrer l'impact que les actions des autorités peuvent
avoir sur nos utilisateurs et sur la libre circulation des informations en ligne.
Est-ce que Google a déjà réussi à restreindre des demandes par le passé ?
Oui. Nous parvenons souvent à restreindre la portée des demandes. Par exemple, en
2006, Google a été le seul moteur de recherche de premier plan à refuser une demande de
l'administration américaine visant à obtenir toutes les requêtes envoyées par un
utilisateur sur une période de plus de deux mois. Nous nous sommes opposés à la citation à
comparaître et la demande de l'administration a finalement été rejetée par un tribunal. Il
arrive parfois que la demande porte sur l'intégralité des informations associées à un
compte Google. Dans ce cas, nous pouvons demander à l'administration de restreindre sa
demande à un produit ou service spécifique.
Puis-je fournir de moi-même aux autorités judiciaires les informations associées à mon
compte Google ?
Oui. Vous pouvez télécharger votre contenu sur la plupart de nos services à l'aide de
Google Takeout. En revanche, et
sauf dans une situation d'urgence, la communication d'informations par la société Google en
réponse à une demande émanant d'une autorité administrative doit se faire dans le cadre
d'un acte de procédure valide, même si la demande est effectuée en votre nom.
Demandes des autorités aux États-Unis
Les organismes chargés de l'application des lois aux États-Unis doivent-ils utiliser la
procédure légale pour forcer Google à fournir des informations sur un utilisateur ou
peuvent-ils les obtenir par téléphone ?
Pour obliger Google à divulguer des informations relatives à un utilisateur,
l'administration doit passer par une procédure légale, telle qu'une citation à
comparaître, une ordonnance de tribunal ou un mandat de perquisition. Nous pouvons faire
exception à cette règle dans certains cas d'urgence, mais, même dans de telles
situations, l'administration ne peut pas contraindre Google à fournir des informations.
Quels sont les cas d'urgence ?
Il nous arrive parfois de divulguer volontairement les informations des utilisateurs
aux autorités lorsque nous estimons que cela peut prévenir des morts ou des blessures
graves. La loi nous y autorise exceptionnellement, notamment dans des cas d'enlèvement ou
d'attaque à la bombe. Les demandes de renseignements urgentes doivent être accompagnées
d'une description de l'urgence et d'une explication indiquant en quoi les informations
demandées pourraient prévenir les dommages. Lorsque nous répondons à de telles demandes,
nous fournissons uniquement les informations qui, selon nous, pourraient permettre de
prévenir les dommages.
Comment les organismes chargés de l'application des lois peuvent-ils soumettre des
demandes légales à Google ?
Les organismes chargés de l'application des lois peuvent soumettre des demandes de
renseignements à Google Inc. en personne, par télécopie, courrier ou e-mail, ou via
le système en ligne Law Enforcement Request System (LERS) de Google. L'acceptation de
l'acte de procédure par le biais de l'un de ces moyens ne signifie en aucun cas que nous
renonçons à notre droit d'objection.
Qu'est-ce que le système en ligne Law Enforcement Request System (LERS) de
Google ?
LERS est un système via lequel un représentant de la loi reconnu peut soumettre de
manière sécurisée une demande légale de renseignements sur les utilisateurs, consulter
l'état d'une demande envoyée et télécharger la réponse émise par Google.
Le système est-il sécurisé ?
Le système LERS fait appel au protocole
HTTPS, et est donc chiffré. Chaque
représentant de la loi y accède à l'aide d'un compte utilisateur unique fourni par Google
et se connecte au moyen de l'authentification en deux étapes.
Les autorités administratives ne peuvent-elles pas obtenir des informations sur les
utilisateurs beaucoup plus facilement de cette manière ?
Non. Le système LERS ne fournit pas aux autorités administratives d'accès direct à
nos systèmes ni aux renseignements sur les utilisateurs. LERS est une interface qui
permet aux autorités administratives reconnues d'envoyer des demandes légales. Google
analyse chacune de ces demandes et utilise LERS pour répondre de manière appropriée
conformément aux lois en vigueur. La réglementation qui s'applique aux actes de procédure
soumis via le système LERS est la même que celle qui régit les actes envoyés à Google par
le biais d'autres méthodes.
Quels types de demandes judiciaires les autorités américaines envoient-elles à
Google ?
Les plus communes sont de loin les citations à comparaître, suivies par les mandats
de perquisition. La loi fédérale sur la confidentialité des communications électroniques
(
Electronic
Communications Privacy Act, ou ECPA) encadre le recours des autorités administratives
à ces types de procédure judiciaire qui souhaitent obliger des sociétés comme Google à
divulguer des informations sur leurs utilisateurs. Cette loi date de 1986, c'est-à-dire
bien avant que le Web existe tel que nous le connaissons. Par conséquent, elle n'est plus
adaptée aux modes d'utilisation actuels d'Internet. C'est pourquoi nous nous battons avec
différentes associations, entreprises et autres entités, via la coalition
Digital Due Process pour un traitement numérique
juste, afin d'obtenir l'actualisation de cette loi importante de sorte qu'elle vous
garantisse le niveau de confidentialité dont vous devriez pouvoir bénéficier en utilisant
nos services.
Quelle est la différence entre une citation à comparaître, un mandat de perquisition et
une ordonnance du tribunal, en vertu de la loi ECPA ? Quelles informations ces
actes permettent-ils à une autorité administrative d'obtenir de la part de Google ?
Le sujet est complexe, mais voici un résumé des différentes formes de procédures
judiciaires couvertes par la loi ECPA (Electronic Communications Privacy Act) :
-
Citation à comparaître
-
Des trois types de procédures judiciaires, la citation à comparaître est associée au
niveau juridique le plus bas. Dans de nombreuses juridictions, y compris le système
fédéral, une autorité administrative peut délivrer une citation à comparaître sans
passer par un juge ou un magistrat. La citation à comparaître ne peut nous
contraindre à produire que des types d'informations bien spécifiques, prévus par la
loi. Par exemple, une citation à comparaître valide portant sur votre adresse Gmail
peut nous forcer à divulguer le nom que vous avez indiqué lors de la création du
compte et les adresses IP à partir desquelles vous avez créé le compte et vous vous
êtes connecté à ce dernier et déconnecté (avec les dates et les heures). Les
citations à comparaître sont utilisées par l'administration aussi bien dans le cadre
pénal que civil.
En apparence, la loi ECPA semble donner la possibilité à une autorité
administrative d'obtenir auprès d'un opérateur le contenu de certains types
d'e-mails et autres si elle dispose d'une citation à comparaître ou d'une
ordonnance du tribunal (voir plus bas). Google procède cependant différemment.
Lorsqu'une autorité souhaite connaître le contenu d'un compte Gmail ou de tout
autre service, nous nous en tenons aux termes du quatrième amendement de la
Constitution des États-Unis, qui protège les citoyens contre les saisies et
perquisitions non motivées, et exigeons de l'autorité un mandat de perquisition.
-
Ordonnance de tribunal ECPA
-
Contrairement à une citation à comparaître, l'obtention d'une ordonnance du tribunal
dans le cadre de la loi ECPA exige le recours à un juge. Pour se voir délivrer ce
document, une autorité administrative doit présenter des faits spécifiques au juge ou
au magistrat afin de démontrer que les informations demandées sont liées de façon
substantielle à une enquête criminelle en cours.
Avec une ordonnance du tribunal, l'autorité peut obtenir les mêmes informations
qu'avec une citation à comparaître, ainsi que des informations plus détaillées sur
l'utilisation du compte : l'adresse IP à partir de laquelle un e-mail donné a
été envoyé depuis ce compte ou l'adresse IP utilisée pour modifier le mot de passe
du compte (accompagnée des dates et des heures), ainsi que les parties des en-têtes
d'e-mail (tels que les champs "De", "À" et "Date") autres que le contenu. Une
ordonnance du tribunal n'est délivrée que dans le cadre pénal.
-
Mandat de perquisition
-
Le niveau juridique du mandat de perquisition est encore plus élevé. Pour en obtenir
un, une autorité administrative doit obligatoirement en faire la demande auprès d'un
juge ou d'un magistrat en apportant la preuve du bien-fondé de ce mandat (par
exemple, en attestant qu'il pourrait permettre de trouver la preuve d'une activité
criminelle ou de contrebande). Un mandat de perquisition doit mentionner les
informations recherchées et l'emplacement où les rechercher. Il peut contraindre à
divulguer les mêmes informations qu'avec une citation à comparaître ou une ordonnance
du tribunal, mais aussi les requêtes de recherche d'un utilisateur et les contenus
privés stockés dans un compte Google, tels que les messages Gmail, les documents, les
photos et les vidéos YouTube. Un mandat de perquisition n'est délivrable que dans le
cadre pénal. La vidéo ci-dessous montre comment nous examinons les mandats de
perquisition et comment nous y répondons.
Que sont les ordonnances de mise sur écoute et les ordonnances d'enregistrement des
numéros entrants et sortants ? En quoi diffèrent-elles des autres procédures
légales ECPA ?
Certaines autorités administratives locales et fédérales américaines peuvent, par
voie judiciaire, exiger des entreprises qu'elles divulguent en temps réel des
informations sur leurs utilisateurs. À la différence des citations à comparaître ou des
mandats de perquisition, qui permettent d'obtenir des informations existantes, ces types
d'ordonnances de tribunal visent la collecte d'informations qui n'existent pas encore.
Ces ordonnances sont de deux types : mise sur écoute et enregistrement des
numéros entrants et sortants.
-
Mise sur écoute
-
Les ordonnances de mise sur écoute contraignent une entreprise à remettre des
informations portant sur le contenu de communications en temps réel. De toutes les
demandes gouvernementales accordées dans le cadre de la loi ECPA, ces ordonnances
sont les plus difficiles à obtenir. Pour satisfaire aux exigences légales, une
autorité administrative doit apporter la preuve que : a) quelqu'un est à
l'origine d'une activité criminelle telle que référencée dans la loi Wiretap
Act ; b) la mise sur écoute permettra de collecter des informations relatives à
cette activité ; c) l'activité criminelle est liée au numéro de téléphone ou au
compte mis sur écoute. L'ordonnance doit également établir que les moyens normaux
d'investigation ont échoué (ou seraient susceptibles d'échouer) ou qu'ils seraient
trop dangereux à mettre en œuvre dans un premier temps. Des limites existent quant à la
durée d'une mise sur écoute et aux conditions de notification des utilisateurs mis
sur écoute.
Les statistiques relatives aux demandes de mise sur écoute fédérales et étatiques
sont disponibles ici.
-
Enregistrement des numéros entrants et sortants
-
Les ordonnances d'enregistrement de numéros entrants et sortants contraignent les
entreprises à fournir des informations sur les communications d'un utilisateur en
temps réel (mais pas sur le contenu de ces communications). Ce type d'ordonnance
permet à une autorité administrative d'obtenir des données sur "les numéros composés,
le routage, l'adressage et la signalisation". Il peut s'agir aussi bien des numéros
qu'un utilisateur compose sur son téléphone que d'une adresse IP délivrée par un
FAI à un abonné.
Les ordonnances d'enregistrement des numéros entrants ou sortants sont plus faciles
à obtenir que les ordonnances de mise sur écoute ou les mandats de perquisition.
Pour en obtenir une, une autorité administrative doit certifier que les
informations susceptibles d'être recueillies seront "pertinentes dans le cadre
d'une enquête en cours". Google juge ces conditions insuffisantes et collabore avec
la coalition Digital Due Process afin de s'assurer que le tribunal joue un vrai
rôle dans la délivrance de ces ordonnances.
Notifiez-vous les utilisateurs lorsque vous recevez une demande judiciaire concernant
leur compte ?
Si Google reçoit une demande juridique ECPA (Electronic Communications Privacy Act)
en relation avec le compte d'un internaute, il nous incombe d'avertir l'utilisateur
concerné par e-mail avant que des informations ne soient divulguées. S'il s'agit d'un
compte utilisateur final hébergé Enterprise Apps, la notification peut être envoyée
soit à l'administrateur de domaine, soit à l'utilisateur final, ou aux deux. Cela permet
à l'utilisateur de déposer une opposition auprès d'un tribunal ou de la partie
requérante. S'il apparaît que la demande est valide, nous essayons de faire une copie des
informations demandées avant d'informer l'utilisateur.
Il existe quelques exceptions à cette règle :
- Une loi, une ordonnance de tribunal ou toute autre limitation juridique peut
interdire à Google de notifier à l'utilisateur ladite demande.
- Il est possible que nous n'informions pas l'internaute dans des circonstances
exceptionnelles qui posent un danger de mort ou un risque sérieux pour l'intégrité
corporelle d'une personne.
- Il est possible que nous n'informions pas l'internaute si nous avons des raisons de
croire que la notification ne serait pas reçue par le véritable détenteur du compte,
par exemple, en cas de piratage d'un compte.
Nous examinons chaque demande que nous recevons avant d'y répondre pour nous assurer
qu'elle satisfait aux exigences légales applicables et aux règles de Google. Dans
certains cas, nous rejetons la demande, que l'internaute décide ou non de la contester
légalement.
J'ai reçu un e-mail de Google indiquant que quelqu'un avait demandé des informations
associées à mon compte. Qu'est-ce que cela signifie ?
Cela signifie que nous avons reçu une demande judiciaire visant à obtenir des
informations qui sont enregistrées dans votre compte Google ou qui y sont associées. Le
fait que nous ayons reçu une demande ne signifie pas que nous avons divulgué les
informations demandées ou que nous allons le faire. Ce type de demande est soumis à un
examen rigoureux de notre part pour satisfaire aux exigences légales et aux règles de
Google.
Dans ces e-mails, Google ne vous demandera jamais de fournir des informations
confidentielles telles que votre mot de passe ou votre numéro de sécurité sociale. Ne
fournissez pas ce type d'informations, même si un e-mail semblant provenir de Google
vous les demande. Il s'agit probablement d'une escroquerie. Si vous êtes dans ce cas,
merci de
nous le signaler.
Quels sont mes recours face à une telle demande ?
Vous pouvez consulter un avocat pour discuter des options qui s'offrent à vous. Dans
notre notification, nous vous fournissons les informations nécessaires pour que vous
puissiez contacter la partie requérante et lui faire part de vos questions sur la
procédure judiciaire. Nous pouvons également vous faire parvenir une copie de ladite
procédure, sur demande, bien qu'il soit possible que nous devions supprimer certaines
informations avant de vous l'envoyer. Nous ne pouvons pas vous donner de conseils d'ordre
juridique ni examiner le fond de la requête.
À moins que vous ne décidiez d'entreprendre une action, notamment en déposant une
plainte auprès d'un tribunal, il est possible que nous devions produire les
informations demandées. En général, vous disposez d'une période de sept jours
civils pour déposer une plainte, mais cela peut varier d'un cas à l'autre. Veillez à
nous envoyer une copie de la plainte que vous avez déposée auprès du tribunal afin que
nous en soyons informés, et assurez-vous que cette copie porte le cachet du tribunal
attestant du dépôt de la plainte. Il ne suffit pas de nous demander de ne pas divulguer
vos informations, dans la mesure où nous pourrions être tenus de les communiquer, sauf
décision contraire d'un tribunal.
Quels types de données divulguez-vous selon le produit concerné ?
Pour répondre à cette question, examinons quatre services qui font souvent l'objet
de demandes d'informations de la part des autorités administratives américaines : Gmail,
YouTube, Google Voice et Blogger. Vous trouverez ci-dessous des exemples d'informations
que nous pouvons être tenus de divulguer, en fonction de la procédure légale ECPA
invoquée, de la portée de la demande et des informations requises et disponibles. Lorsque
nous estimons que la demande est vraiment trop large, nous demandons à ce qu'elle soit
restreinte.
-
Gmail
-
Citation à comparaître
- Données d'inscription (à savoir, nom, informations fournies à la création du
compte, adresses e-mail associées et numéro de téléphone)
- Adresses IP, date et heure des connexions
Ordonnance du tribunal
- Métadonnées (telles que les en-têtes des e-mails, qui ne s'apparentent pas à du
contenu)
- Informations pouvant être obtenues via une citation à comparaître
Mandat de perquisition
- Contenu d'e-mails
- Informations pouvant être obtenues via une citation à comparaître ou une
ordonnance du tribunal
-
YouTube
-
Citation à comparaître
- Données d'inscription
- Adresses IP, date et heure des connexions
Ordonnance du tribunal
- Adresse IP, date et heure associées à l'importation de vidéos
- Informations pouvant être obtenues via une citation à comparaître
Mandat de perquisition
- Copie d'une vidéo privée et des informations associées
- Contenu de messages privés
- Informations pouvant être obtenues via une citation à comparaître ou une
ordonnance du tribunal
-
Google Voice
-
Citation à comparaître
- Données d'inscription
- Adresse IP, date et heure d'inscription
- Liste des communications téléphoniques
- Informations de facturation
Ordonnance du tribunal
- Numéro de transfert
- Informations pouvant être obtenues via une citation à comparaître
Mandat de perquisition
- Contenu des SMS enregistrés
- Contenu des messages vocaux enregistrés
- Informations pouvant être obtenues via une citation à comparaître ou une
ordonnance du tribunal
-
Blogger
-
Citation à comparaître
- Page d'enregistrement du blog
- Informations relatives à l'utilisateur propriétaire du blog
Ordonnance du tribunal
- Adresse IP, date et heure associées à un message de blog donné
- Adresse IP, date et heure associées à un commentaire de message de blog donné
- Informations pouvant être obtenues via une citation à comparaître
Mandat de perquisition
- Contenu de messages et de commentaires d'un blog privé
- Informations pouvant être obtenues via une citation à comparaître ou une
ordonnance du tribunal
Les informations enregistrées par Google sont-elles recevables devant un tribunal en
l'absence de témoignage ?
La société Google fournit un certificat écrit pour prouver l'authenticité des
informations communiquées en réponse à un acte de procédure. Ce certificat est
généralement suffisant pour que ces informations soient recevables devant un tribunal.
Nous ne fournissons pas de témoignage d'expert.
Demandes émanant de pays autres que les États-Unis
Comment Google répond-elle aux demandes d'autorités administratives extérieures aux
États-Unis ?
Grâce aux traités d'entraide judiciaire (TEJ), accords diplomatiques et autres
mécanismes de coopération, des autorités extérieures aux États-Unis peuvent demander au
Ministère de la justice américain de rassembler des preuves dans le cadre d'enquêtes
judiciaires. Dans certains cas, la Federal Trade Commission (commission fédérale du
commerce aux États-Unis) peut être en mesure d'apporter son assistance.
Lorsque l'enquête vise des faits illicites aux États-Unis, les autorités américaines
peuvent ouvrir leur propre enquête et fournir les preuves ainsi rassemblées aux
enquêteurs étrangers. Google peut également être amenée à fournir des données en
réponse à des demandes de divulgation d'urgence, lorsque nous estimons que cela est
nécessaire pour éviter des morts ou des blessures graves.
Sur une base volontaire, nous pouvons fournir des données relatives aux utilisateurs en
réponse aux demandes émanant d'autorités administratives extérieures aux États-Unis,
lorsque celles-ci sont valides et conformes aux normes internationales, à la
réglementation américaine, au règlement de Google et à la législation du pays
demandeur.
Lorsqu'une administration extérieure aux États-Unis utilise une voie diplomatique
telle que le TEJ pour obtenir une citation à comparaître, une ordonnance de tribunal ou
un mandat de perquisition aux États-Unis en vertu de l'ECPA, Google fournit les
informations comme si la demande émanait d'une autorité américaine. Si Google répond
favorablement à la demande d'une autorité extérieure aux États-Unis, les informations
divulguées peuvent inclure, par exemple, les données d'inscription à Google ou YouTube
(nom, données fournies à la création du compte et adresses e-mail associées), ainsi que
les adresses IP et la date et l'heure des connexions récentes.
Qu'est-ce qu'un traité d'entraide judiciaire (TEJ) ?
Un TEJ est un traité conclu entre les États-Unis et un autre pays qui définit les
modalités de l'entraide entre les deux pays dans le cadre d'affaires judiciaires, comme
des enquêtes criminelles. Le TEJ permet à un pays étranger de demander l'aide de
l'administration américaine pour obtenir des preuves de la part d'entités basées aux
États-Unis, y compris des sociétés telles que Google. Si l'administration américaine
approuve la demande, Google y répond.
Comment le traité d'entraide judiciaire (TEJ) fonctionne-t-il ?
Les modalités d'application du TEJ sont très simples. En voici un exemple
théorique : un officier de police londonien enquête sur une affaire d'usurpation
d'identité et possède la preuve que le coupable utilise un compte Gmail particulier. Pour
continuer ses investigations, l'officier a besoin de savoir qui utilise ce compte. Le
Royaume-Uni et les États-Unis ayant signé un traité d'entraide judiciaire, l'officier
peut demander au Ministère de l'intérieur britannique d'envoyer une requête
d'informations au bureau des affaires internationales rattaché au Ministère de la justice
des États-Unis. Ce dernier transmet la requête au cabinet d'avocats concerné, qui établit
la procédure légale et remet la demande de renseignements sur l'utilisateur à Google.
Lorsque la demande est conforme à la législation et au règlement de Google, nous
transmettons les informations au cabinet d'avocats américain. Celles-ci font alors le
trajet inverse jusqu'à l'officier britannique.
Le TEJ est-il le seul moyen dont disposent les administrations d'autres pays pour
obtenir des informations de sociétés basées aux États-Unis ?
Non. Les autres pays disposent de nombreux moyens pour obtenir des informations de
sociétés telles que Google, y compris les enquêtes communes et les demandes de
divulgation d'urgence, entre autres.